Scandale Sanitaire: Les aliments irradiés ou ionisés sont-ils cancérigènes?

Charmant petit reportage de 52 min de l’agence CAPA diffusé sur France 5 cette semaine et intitulé « Aliments irradiés, mauvaises ondes dans nos assiettes? » de Aude Rouaux qui pose une simple question:

  l’irradiation des aliments est-elle dangereuse pour la santé?

aliments irradiés
De quoi parle-t-on?
D’une découverte miracle réalisée par les militaires américains durant la guerre de Corée. L’objectif était d’augmenter la durée de conservation des aliments et d’éviter du même coup des maladies liées à la nutrition. Ce qui optimise la logistique sur le champ de bataille du même coup: un intérêt capital!

Comment ça marche?
Il suffit d’exposer les aliments avec une source radioactive (du cobalt 60) Et hop! Finies les bactéries et autres salmonelles. Et en prime, la durée de conservation explose. Pourquoi se priver?

En France
On découvre ainsi dans le documentaire que 3% des aliments consommés en France sont irradiés, et ce, légalement depuis les années 70. Crustacés, Fruits, Fruits secs et beaucoup de produits d’importation comme ces « cuisses de grenouilles » d’indonésie.
Un gentil restaurateur savoyard propose à ses clients des cuisses charnues (et pas chères) de batracien. Et vu la fréquentation, ça marche!
Sauf que si on affichait sur la carte « Cuisse irradiée de grenouille d’Asie », le club du 7ème âge, majeure partie de sa clientèle, partirait en courant.

La Science a réponse à tout? Pourvu qu’elle ait le budget….
Une des rares études sur le sujet est française. Cocorico! Un certain Professeur Eric Marchioni, scientifique de renom travaillant à l’université de Strasbourg, responsable du laboratoire de « Chimie Analytique des Molécules BioActives (CAMBA) ». Et cet empêcheur de tourner en rond a voulu vérifier sur des rats cancéreux si la molécule Alkylcyclobutanone (à vos souhaits!) – produite uniquement lors d’irradiation des aliments – a une propriété pro-cancérigène (favorisant le développement d’un cancer)
Sa petite étude – qui vaut ce qu’elle vaut, vu le budget et la population de rats étudiés – prouve effectivement que cette molécule est bien pro-cancérigène!
De quoi inquiéter son petit monde forcément.

En toute logique, il souhaite maintenant vérifier sa théorie sur un plus grand nombre de rats, et surtout si la molécule engendrée par toute irradiation d’aliment provoque le cancer, c’est à dire, si la molécule Alkylcyclobutanone est cancérigène.
Car avant de crier au loup, et interdire ou réguler drastiquement la pratique, il faut faire des études complémentaires. Les enjeux sont trop importants.

Omerta et Politique de l’Autruche
On (un lobby?) empêcherait de prouver une éventuelle toxicité à l’ionisation des aliments qu’on ne s’y prendrait pas autrement:

  • Blocage des budgets par le commissaire européen de la sécurité alimentaire (0.004% du budget européen dédié à la sécurité alimentaire, soit 1 million d’euros.)
  • Refus du ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll de faire une interview sur le sujet (et oui cela ne dépend pas du ministère de l’écologie de Ségolène Royal, un vrai problème de conflits d’intérêts !)
  • Même refus de la DGCCRF (répression des fraudes qui dépend du ministère de l’économie, encore conflits d’intérêts!) de toute interview
  • Incompétence crasse du directeur général de l’alimentation au ministère de l’agriculture, le mollasson Paul Mennecier, ne connaissant pas la seule étude sur le sujet, celle de Eric Marchioni (sic!)
  • Impossibilité de visiter une usine d’ionisation des aliments en France (5 usines dont 4 du même industriel), la journaliste a dû se rendre à 8000Km de là, aux USA (sic!)

Une volonté politique de ne pas savoir

La journaliste interroge les parlementaires dans la salle des pas perdus de l’Assemblée Nationale. Aucun ne connait le procédé. Aucun ne veut manger des aliments irradiés… même quand ils apprennent que c’est parfaitement légal.
Un comble pour des personnes censées protéger la santé des citoyens!
Pour faire des polémiques et s’occuper de la religion des gens, il y a du monde. Pour faire son travail de légiférer, protéger les populations en empêchant les lobbies de faire n’importe quoi, il y en a beaucoup moins…

Circulez, y’a rien à voir

A cet obscurantisme criminel s’ajoute un manque de moyens humain, financier et législatif:

  • 1 seul laboratoire français capable de détecter l’irradiation (sans connaitre l’intensité et donc le respect de la réglementation)
  • 1 campagne par an de la DGCCRF (répression des fraudes) avec 1 prélèvement par département
  • le logo des aliments irradiés reste facultatif sur les emballages alimentaires et s’avère trop souvent remplacé par la mention peu compréhensible et lisible « traités par des rayonnements ionisants »

 

logo aliments irradiés

L’ombre du doute
Le documentaire nous apprend qu’en Nouvelle-Zélande, des aliments pour chat irradiés à des niveaux trop élevés, des aliments bio haut de gamme pourtant, ont provoqué une paralysie des membres postérieurs des félins. Seuls l’amour, le courage et l’argent des propriétaires ont eu raison de ce mal mais les animaux conservent de graves séquelles.
Un scandale qui a provoqué l’arrêt de l’irradiation des aliments pour chat…mais pas l’arrêt de cette pratique sur les aliments des autres animaux et… des humains!
Un comble.

Au final
Nous sommes dans le flou le plus total. Et comme disait la grand-mère de Martine Aubry (comme nos aïeux) :

Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup!

L’intérêt du documentaire a été de nous prévenir de cette pratique et de mettre en relation le scientifique Eric Marchioni avec la député EELV Michèle Rivasi, afin d’obtenir enfin les budgets européens. Ceci afin de faire toute la lumière sur cette affaire d’intérêt public international.
Parce que la santé de milliards d’êtres humains vaut bien 1 million d’euros…


Petit cadeau offert par Wikipédia
Vous serez heureuse et heureux d’apprendre que:

Actuellement, cinq pays de l’Union européenne autorisent l’irradiation d’aliments : la Belgique, la France, les Pays-Bas, l’Italie et le Royaume-Uni.

Les autres pays de l’Union européenne n’importent pas d’aliments irradiés.

Certains pays de l’Union européenne autorisent l’irradiation pour d’autres produits alimentaires que ceux qui sont traités par la France. Ainsi, le Royaume-Uni pratique l’irradiation pour les légumes, les fruits, les céréales et les poissons. Ces produits peuvent ensuite circuler librement dans l’UE ou bien être incorporés dans des plats cuisinés ou dans d’autres produits agro-alimentaire de pays n’autorisant pas l’irradiation de ces aliments.

 

Source: Documentaire à voir encore pour 4 jours « Aliments irradiés, mauvaises ondes dans nos assiettes? »

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