Hollande: la dictature (molle), c’est maintenant?

Devant l’abjection du pouvoir en place, Cpolitic a décidé de reprendre le clavier, en sommeil depuis plusieurs années, faute de temps et d’envie. Nous espérons pour votre plus grand plaisir…si on peut dire.

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Il suffit de lire la définition d’une dictature pour s’interroger raisonnablement sur ce que notre pays vit en ce moment même. Ainsi, selon wikipédia:

« Dans le domaine de la politique, on appelle « dictature » un régime dans lequel une personne (dictateur), ou un groupe de personnes, disposant d’un pouvoir absolu, s’y maintient de manière autoritaire et l’exerce de façon arbitraire. […]

Le caractère arbitraire du pouvoir se traduit par le non-respect de l’État de droit (violation de la Constitution, établissement de lois d’exceptions). »

Et justement depuis la promulgation de l’état d’urgence, c’est le second paragraphe qui détonne: nous sommes bel et bien dans le non-respect de l’Etat de droit.

Faut-il s’en étonner?

Assurément, non. Depuis le début de son mandat, François Hollande et sa clique s’évertuent à ne pas respecter son programme électoral. Selon, luipresident.fr, nous en sommes à 27% de promesses tenues réellement. Il y a de quoi rire… jaune, si nous n’étions pas à un tel niveau de chômage et de pauvreté.

Un principe simple: prendre le pouvoir et se servir

Alors même que François Hollande prônait le changement c’est maintenant, nous avons connu plutôt la triste continuité de son funeste prédécesseur. Qu’il soit de Hollande ou de Hongrie, à partir du moment où le candidat nouvellement élu prend le pouvoir, il faut croire que plus rien ne compte. Oubliées les promesses lors des meetings, piétinées les professions de foi.
Preuve de cette stratégie de ce « garder la place à tout prix pour y faire n’importe quoi », les récents propos d’Emmanuel Macron:

Inutile de s’attarder sur les clowneries avec le syndicaliste de Goodyear, mettez simplement le curseur à 1min 10 et écoutez Macron dire:

On fait des lois parce qu’on a justement le mandat de réformer le pays

Dans une démocratie réelle, nous aurions dû entendre :

Nous faisons des lois pour appliquer le programme électoral de François Hollande

L’objectif n’est assurément pas d’appliquer un programme (il fallait bien écrire quelque chose dans les tracts), mais de réformer pour le bon plaisir des lobbys, les plus riches et/ou les plus violents. François Hollande s’avère être ainsi le digne héritier du monarque à l’écharpe rouge, oublié à Jarnac : un homme consensuel, stratège voire machiavélique et totalement étranger au socialisme.

Ce que l’UMP rêvait, le PS l’a fait

Le 26 janvier dernier, nous en sommes arrivés à un point tel que le groupuscule Anonymous, rarement engagé contre un parti politique, n’a pas eu d’autres choix que de paralyser le site web du Parti Socialiste (Socialiste que de nom évidemment).

L’état d’urgence dans lequel le pays a été mis par le gouvernement de François Hollande commet des abus, nous entendons par là des assignations à résidence, perquisitions et arrestations non fondées, et cela même quand ce sont des opposants écologistes au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, eux qui n’ont rien à voir avec les terroristes pour lesquels cet état d’urgence a été créé.

Anonymous ne fait finalement que youtuber ce que tous les démocrates de ce pays bloguent déjà. Ce terrorisme n’est qu’une excuse pour contrer par la force tous les opposants à ce pouvoir corrompu. La plus visible émanation reste sans nul doute Notre Dame des Landes:

  • D’un côté, les écologistes, même les plus pacifistes, demeurent assimilés à des terroristes de Daesh, assignés à résidence ou pire encore.
  • De l’autre, l’état voyou, acoquiné à des intérêts privés: Bernard Hagelsteen, ancien préfet de Loire-Atlantique et de la région Pays-de-la-Loire de 2007 à 2009, est devenu salarié du groupe… Vinci. Un conflit d’intérêt qui ne peut être que l’émanation même d’un système corrompu, jusqu’à la moelle.

Anonymous en a même rajouté une couche en précisant:

« Nous visons uniquement le site du Parti socialiste car il est le parti du dictateur Hollande. »

Une phrase parfaitement raccord avec l’idée générale de cet article: l’abus de pouvoir constitué par cet état d’urgence, prolongé ad vitam eternam, s’avère être la pierre angulaire d’un début de dictature. Ni plus, ni moins.

La vidéo de Manuel Valls interrogé par la BBC ne laisse pas de place au doute :

Jusqu’à ce qu’on puisse, évidemment, en finir avec Daech

D’où la mise en garde d’Anonymous, qui paradoxalement, nous replonge dans l’excellent film « V pour Vendetta ».

Comment alors ne pas nous demander si ce terrorisme n’a pas été organisé. Choquant, nous direz-vous? Ce n’est qu’une supposition. Mais l’actualité récente nous permet, malheureusement, d’étayer cette thèse abjecte. Ainsi, les récents échanges commerciaux avec l’Inde pour vendre des Rafales l’ont été dans le climat du terrorisme international. Ce climat est devenu un argument de vente pour tous les trafiquants d’armes, qu’ils soient illégaux ou étatiques.

Etat Collabo
Évidemment, il serait ridicule d’oser dire que l’Etat français a participé aux attaques de Charlie Hebdo ou du 13 novembre. Mais force est de constater qu’un certain laxisme collaborateur a bien été constaté.
Comment expliquer ainsi qu’une bande d’illuminés armés de AK47 ait pu tirer en pleine rue, en plein Paris en plein Plan vigipirate durant près de 20 minutes, sans rencontrer la moindre opposition?

Ce ne serait pas la première fois que l’Etat français collabore, de manière active ou passive, chacun tirant son épingle d’un jeu criminel, les véritables victimes étant nos libertés et la République.

 

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