Le 6 mai, votons CONTRE le Fascisme et la Mafia de Nicolas Sarkozy

A tous les ignares, aveugles et sourds, fanatiques de l’UMP, à tous les trolls et toutes les trollettes sarkozistes de passage, nous leur proposons un cours de rattrapage d’Histoire. Promis ce ne sera pas difficile, le niveau étant celui de la fin de collège. Cela leur évitera d’avoir la même culture historique qu’un certain M. Vendetta, membre du club très fermé des mous du bulbe rachidien et fiers de l’être.
Prenons alors, pour les convaincre, ou faire frétiller une dernière fois les rares neurones qui subsistent, une définition impartiale et générique trouvée au gré du web:

Etymologie : de l’italien fasci, faisceau (emblème de l’autorité de la Rome antique utilisé par les milices de Mussolini).
Au sens strict, le fascisme est le régime, né de la crise qui a suivi la Première Guerre Mondiale, mis en place par Benito Mussolini en Italie de 1922 à 1945. Celui-ci est fondé sur la dictature d’un parti unique, sur un pouvoir autoritaire, nationaliste et anticommuniste.
Le régime fasciste entend faire de la nation une communauté unique rassemblée derrière un seul homme (culte de la personnalité et importance de la hiérarchie), avec un individu qui doit s’effacer devant l’Etat. Rejetant les droits de l’homme, il s’accompagne d’un Etat policier fort et sécuritaire, d’une organisation verticale des métiers en corporation, d’une méfiance envers les étrangers et d’une politique réactionnaire.
Le fascisme est une des formes du totalitarisme. Au-delà du régime mussolinien, le terme « fasciste » sert souvent à qualifier des régimes autoritaires, totalitaires, proches dans leur forme du fascisme italien : nazisme, régime de Franco, régime de Vichy…

Relisons alors une définition du totalitarisme pour bien cerner le sujet:
« Le totalitarisme est le système politique des régimes à parti unique, n’admettant aucune opposition organisée, dans lequel l’État tend à confisquer la totalité des activités de la société. Concept forgé au XXe siècle, durant l’entre-deux-guerres, le totalitarisme signifie étymologiquement « système tendant à la totalité, à l’unité ».
L’expression totalitaire vient du fait qu’il ne s’agit pas seulement de contrôler l’activité des hommes, comme le ferait une dictature classique : un régime totalitaire tente de s’immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l’adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté.
Les caractéristiques habituellement retenues pour définir le totalitarisme sont : une idéologie imposée à tous, un parti unique contrôlant l’appareil d’État, dirigé idéalement par un chef charismatique, un appareil policier recourant à la terreur, une direction centrale de l’économie, un monopole des moyens de communication de masse et un monopole de la force armée. »

Puisque le régime de Vichy – toutes nos excuses pour leurs habitants de la ville thermale mais l’Histoire de France est ainsi – demeure par essence un régime fasciste, si nous souhaitons démontrer a minima que l’UMP et son chef forment un parti fasciste, il suffit de comparer le parti de Nicolas Sarkozy (les discours, les propositions de lois, les idées, les méthodes de communication…) avec le parti du Maréchal Philippe Pétain.

L’historien Jean-Pierre Azéma, l’un des meilleurs spécialistes de la Seconde Guerre mondiale, a ainsi pu retenir 6 caractéristiques de l’esprit qui anime le régime réactionnaire de Vichy :
– une pédagogie anti-intellectualiste
– la défiance à l’égard de l’industrialisme
– l’appel à un rassemblement national
– la condamnation sans appel du libéralisme
– l’affirmation d’un nationalisme fermé
– le refus du principe égalitaire

Et de retrouver alors dans le régime de Vichy, de Mussolini et Nazi de nombreux points communs:
– rejet de la démocratie
– personnalisation du pouvoir et appel au fondement charismatique de celui-ci ;
– « unanimisme » proche du « totalitarisme » et zèle épurateur avec appel à la dénonciation contre les « mauvais Français »
– aspect répressif et policier…

Le principe est simple: si nous retrouvons une majorité de ces 6 caractéristiques dans l’UMP ou dans la pratique du pouvoir de Nicolas Sarkozy alors nous aurons démontré le régime fascisant proposés par les fanatiques de l’UMP.

Reprenons les points un par un: une pédagogie anti-intellectualiste
« Ah mort les élites! » une belle phrase qu’on aurait pu dire pour synthétiser Nicolas Sarkozy, s’il en avait eu la témérité.
Les élites, les intellectuels, les vrais se souviendront de ce mandat infâme d’un individu prêt à falsifier son CV avec ou sans l’aide des médias. Sa nullité dans la langue de Shakespeare l’a en effet rendu aigri de Sciences-Po, l’empêchant d’obtenir le diplôme, comme de toutes les élites.
Mais curieusement, cela n’empêche pas de nommer une porte-parole polytechnicienne… Disons qu’il y a sûrement une grande différence entre les élites pro-Sarkozistes, et les autres…
Que dire de ses propos à l’encontre des médias, des « journalistes », qui font partie des « intellectuels »? Des propos aussi haineux que stupides qui ont d’ailleurs entrainé les pires dérives violentes dans les meetings de l’UMP: violence verbale à l’encontre de Marine Turchi envoyée spéciale de Mediapart au meeting du Trocadéro, violence physique à l’encontre d’une journaliste pourtant membre de l’UMP, violence verbale à l’encontre de Ruth Elkrief et son collègue de BMFTV lors du meeting de Toulon. De la violence aveugle pour le simple motif que ces personnes étaient « journalistes ».

– la défiance à l’égard de l’industrialisme
Il est nécessaire de redonner la définition d’industrialisme, « Système d’après lequel l’industrie est considérée comme le principal ressort de la société moderne ».
N’était-ce pas Nicolas Sarkozy qui se faisait le chantre du modèle anglo-saxon de la City à Londres, celui-là même qui voulait créer des subprimes en France? Et tout le monde a vu les promesses de Sarkozy à Gandrange ou à Florange, haut lieu de l’industrie métallurgique.
Privilégier la Finance et les services plutôt que l’industrie, littéralement abandonnée et vendue en pièces au plus offrant, constitue une marque de défiance contre l’industrialisme.

– l’appel à un rassemblement national
Difficile de faire plus limpide: Sarkozy pour un « grand rassemblement de l’unité nationale », en cas de réélection
Un rassemblement national autour de sa personne de son parti, sous la bannière bleu-blanc-rouge faisant des meetings UMP de vulgaires clones des meetings FN, question drapeaux tricolores. User et abuser de tels symboles provoque alors irrémédiablement des comparaisons choquantes mais compréhensibles avec le meeting du Trocadéro et ceux de Nuremberg.

– la condamnation sans appel du libéralisme (dont les concepts sont ceux de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen: l’égalité en droit, la liberté individuelle et la responsabilité qui en découle, la propriété privée, le droit de résistance à l’oppression, la recherche du bonheur et la sûreté.)
Impossible de trouver une preuve explicite contre ces concepts de la part de Nicolas Sarkozy, il est vrai. Pas de « Non aux droits de l’homme » Vérifions alors les actes et leurs conséquences.
Ainsi les différents classements liés à la liberté de la presse, à la corruption de notre si beau pays montrent une régression évidente sous le règne de Sarkozy 1er. (classement mondial RESF 2010, La France, « Pays des droits de l’homme » ou bien « Pays des droits des mafieux », proposition de loi visant à réduire les possibilités d’action en justice des associations)
Le, co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme, un certain Stéphane Hessel, dénonce la France comme un mauvaise élève des droits de l’homme: la France a ainsi été condamnée en 2007 pour ses méthodes de renvoi des immigrés, épinglée pour ses charters franco-britanniques d’Afghans, condamnée pour l’obliger à « protéger le droit à la vie d’un détenu », en cause la surpopulation carcérale.
Nicolas Sarkozy, les élus UMP comme les militants de ce parti peuvent cracher sur les communistes et oser la comparaison entre l’extrême-gauche et l’extrême-droite. Ils peuvent. Mais leur pensée se fige dès que nous aidons leur mémoire si fragile, si courte, si sélective en leur rappelant les accords politiques secrets (uniquement dans leur contenu) entre l’UMP et le Parti Communiste Chinois (dictature sanguinaire faisant plus de 10 000 morts par an) comme les déplacements officiels de Nicolas Sarkozy au Kazakhstan (dernière des rares dictatures totalitaires communistes comme la Corée du Nord) pour signer de juteux contrats pour ses amis de Bouygues et GDF Suez.

– l’affirmation d’un nationalisme fermé
Le thème récent des « frontières fermées » distillées après le 1er tour pour faire du charme à l’électorat du FN vient du conseiller du président, un certain Patrick Buisson, lié historiquement à l’extrême-droite.
Comme on peut le lire ici, Nicolas Sarkozy confond volontairement les frontières européennes et françaises pour se montrer en protecteur du reste du monde… à l’opposé même du concept de libre-échange défendu par l’Europe, par les multinationales.

– le refus du principe égalitaire, proclamé par la Révolution
« Selon Vichy, l’individu n’existe que par la famille, la société, la patrie dont il reçoit les moyens de vivre et de se développer. C’est un être socialisé et concret. En conséquence, il n’aura de droits qu’à la mesure du service qu’il peut rendre aux communautés dont il dépend. Cela exclut qu’on donne à chacun un droit à la liberté ; cela implique que la loi doit tenir compte de l’inégale capacité, de la diversité des hommes. La loi doit être non pas égalitaire mais hiérarchique. Conséquences en droit positif :
– Les droits sont donnés non pas aux hommes en général mais aux Français ; cela à condition qu’ils aient une attitude positive vis-à-vis de la communauté. Dans le cas contraire, ils peuvent être déchus de leur nationalité. « 

Cela ne vous rappelle rien? Le fameux RSA qu’il fallait mériter en travaillant 7h par semaine, ce mérite à prouver son utilité à la communauté et sa dette à payer: Ainsi pour l’UMP, afin de recevoir encore vos aides sociales, nous devrions travailler pour la communauté et prouver notre utilité.
De la même manière, se voir déchoir de sa nationalité française, a été un thème fort du débat puant et stérile de « l’identité nationale ».
Le principe égalitaire a valeur constitutionnelle repose sur le fait que la France doit assurer l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.
Les convois par tramways de Roms comme leur stigmatisation (ou de celles des étrangers dans leur ensemble), les contrôles policiers aux faciès encouragés et prouvés suffisent à démontrer ce refus officieux du principe d’égalité. Une xénophobie telle que cette réputation a traversé l’Atlantique comme le révèle cette couverture du réputé Time. Pas étonnant puique pour draguer l’électorat FN, Nicolas Sarkozy se permet même de dire qu’il y a « trop d’étrangers » (légaux)
Un comble pour un enfant d’immigré d’origine hongroise, mariée à une italienne! Une xénophobie qui malheureusement n’est pas l’apanage des têtes malfaisantes les plus connues de l’UMP comme en témoigne ce tweet de Malika Salim, conseillère municipale UMP de Choisy-le-Roi, membre du CD UMP du Val-de-Marne qui voit dans le vote pour François Hollande un danger pour les villes françaises.
« Si vous voulez que nos villes deviennent Bamako-sur-Seine et Ghaza-sur-Marne, votez pour #Hollande. Malika SALIM (@SALIMMalika) Mai 4, 2012 » Simplement abject.
Mais au-delà des origines, au-delà des religions, citons aussi l’inégalité de l’accès aux soins suivant que vous habitiez en ville ou à la campagne, que vous soyez riche ou pauvre.
Citons encore l’inégalité des chances à l’école avec la suppression des moyens scolaires aux enfants en difficulté ou handicapés, la suppression de postes par dizaines de milliers faisant de la France un des pires élèves des pays de l’OCDE en matière d’encadrement des élèves.
Citons enfin l’inégalité des personnes face à la justice, que Nicolas Sarkozy a mis aux ordres.

Malgré ces évidences, malgré ces critères du fascisme parfaitement remplis par l’UMP, malgré les promesses non tenues depuis 2007, malgré les scandales dénoncés et découverts par les officines à gauche ou d’ailleurs, des artistes et intellectuels font encore confiance en Nicolas Sarkozy au point de voter et d’appeler à voter pour lui:
– Éliette ABÉCASSIS, romancière
– Antoine ARJAKOVSKI, historien
– Charles AZNAVOUR, auteur-compositeur-interprète
– David BELUGOU, décorateur de théâtre
– Gérard DEPARDIEU, acteur
– Dominique FARRUGIA, producteur et réalisateur
– Bernard FIXOT, éditeur
– Stéphane FREISS, comédien et réalisateur
– Valérie-Anne GISCARD D’ESTAING, éditeur
– Anne GOSCINNY, écrivain et éditrice
– Thomas LANGMANN, producteur
– Claude LELOUCH, réalisateur
– Emmanuel LE ROY LADURIE, historien, membre de l’Institut
– Michel MAFFESOLI, sociologue
– Marie-José NAT, actrice
– Jean d’ORMESSON, écrivain, membre de l’académie française
– Jean-Robert PITTE, membre de l’Institut
– Serge REZVANI, peintre, auteur-compositeur
– Jean-Paul SCARPITTA, metteur en scène
– Jean-Luc SEIGLE, romancier
– Emmanuelle SEIGNER, actrice
– Malika SOREL, essayiste
– Denis TILLINAC, écrivain
– Alain TERZIAN, producteur
– Nadine TRINTIGNANT, écrivain et réalisatrice

Le 6 mai, nous ne voterons pas POUR cette gauche caviar qui revient au pouvoir.
Le 6 mai, nous ne voterons pas nul puisque seuls les votes exprimés comptent.
Le 6 mai, nous ne nous abstiendrons pas puisqu’il faut faire entendre notre voix et que nos aïeux se sont battus jusqu’à la mort pour cela.
Le 6 mai, votons CONTRE le Fascisme et la Mafia de Nicolas Sarkozy.

Sources:
Droit Constitutionnel , Wikiquote Sarkozy, Libéralisme, BS encyclo

sarkozy fascisme

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3 réflexions sur “Le 6 mai, votons CONTRE le Fascisme et la Mafia de Nicolas Sarkozy

  1. Excellent ! Voici bien le meilleur billet du mois ! ;o)
    A croire que le dernier en ligne est toujours le meilleur.

    Blague à part, voici une bien belle démonstration. Demain j’irai voter CONTRE Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa.

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  2. Vers 13 heures :

    Sur le site de LA TRIBUNE DE GENEVE :

    François Hollande obtiendrait 53% des suffrages devant Nicolas Sarkozy.

    Selon nos informations, François Hollande devancerait Nicolas Sarkozy à l’occasion du 2e tour de l’élection française. D’après plusieurs instituts de sondages, le candidat socialiste obtiendrait entre 52.5 et 53% des voix. Le président sortant plafonnerait lui à 47 ou 47.5%.

    Les bureaux de vote, ouverts depuis 8 heures, devaient fermer à 20 heures pour les derniers d’entre eux. 46 millions d’électeurs français sont appelés aux urnes pour élire le septième président de la Vème République. Arrivé en tête au premier tour (28,63% des suffrages contre 27,18%), François Hollande, 57 ans, est depuis des mois donné grand favori du scrutin.

    http://www.tdg.ch/monde/francois-hollande-obtiendrait-53-suffrages-nicolas-sarkozy/story/15086944

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