Un Indic nommé Merah, Mohamed Merah

Depuis plusieurs jours, les soupçons vont bon train quant aux relations entre Mohamed Merah et les services de renseignement français.
Car après coup, les zones d’ombres du massacre de Toulouse ne cessent de tracasser les esprits d’autant que nous sommes en pleine période électorale.
Prenons l’hypothèse (de moins en moins farfelue) que Mohamed Merah était un indic. Ceci permet de justifier beaucoup de faits insolites vus ou connus, avant ou pendant son arrestation.

Respect de la procédure
Lors de l’arrestation du terroriste, tout le monde a pu constater l’omniprésence de Claude Guéant, transformé en 24h de ministre de l’intérieur en vulgaire reporter. Une anomalie totale, et même une violation du code de procédure pénale, puisque c’est au procureur de la république ou au juge suivant l’enquête d’informer les médias. Le ministre n’étant pas un officier judiciaire, en plus de ne pas faire son travail, commet une faute grave.
Sauf que cette présence de Claude Guéant peut s’expliquer par sa nécessité d’être sur les lieux même pour communiquer avec l’indic devenu fou. Restant à Paris, la communication n’aurait été que plus compliquée.
L’hyper-médiatisation du ministre n’aurait été alors qu’un paravent pour justifier sa présence.

Mise en scène ou réelle utilité
Au total, le quartier de Mohamed Merah était cerné par près de 300 policiers. Cela ne fait-il pas un peu beaucoup pour un seul homme…sans otage?
Si Merah est un indic, voire plus, il connait les us et coutumes du RAID. Ce déploiement de force trouve donc ici toute sa justification.
Pour rappel: l’individu s’était retranché dans sa salle de bains, à l’abri des explosions détonantes comme des éventuels gaz.

Négociation
Vous en avez vus beaucoup des fugitifs sans otage auquel on donne plus de 24h pour se rendre? Il n’y a qu’en France!
Si Merah était un indic, soit l’intéressé avait d’autres choses à mettre dans la balance (des informations gênantes?), soit les autorités avaient encore un espoir de le raisonner.
Ce n’est pas pour rien qu’une source proche de l’enquête à l’AFP a expliqué que les négociations s’avéraient «longues et difficiles» car le jeune homme a un «caractère bien trempé». Plus insolite, des pourparlers ont été interrompus parce que Mohamed Merah « était fatigué, qu’il voulait se reposer et qu’il voulait lire » selon cette même source.
Faire partie de « la maison » permet d’expliquer ce traitement de faveur, puisque la fatigue reste d’habitude un excellent atout pour tenter un assaut.

Un pedigree hors norme
Vendredi 23 mars: François Fillon, premier ministre français, déclare « Aucun élément permettant d’appréhender Mohamed Merah » n’existait avant ses attentats.
Jeudi 22 mars: Alain Juppé déclare qu’il n’a «personnellement aucune raison de penser qu’il y ait eu une faille» puis à 9h52 «Je comprends qu’on puisse se poser la question de savoir s’il y a eu une faille ou pas. Comme je ne sais pas s’il y a eu une faille, je ne peux pas vous dire quel genre de faille mais il faut faire la clarté là-dessus»
Mercredi 21 mars: Le ministre de la Défense a assuré sur RTL que le suspect «ne s’était en rien signalé, d’une façon ou d’une autre», a précisé Gérard Longuet.
1 mensonge et 3 menteurs, ni plus, ni moins.
L’individu tué avait voyagé dans divers pays sensibles comme le Pakistan et l’Afghanistan. En raison de ces « voyages », il avait été interrogé à plusieurs reprises par la DCRI, lui le jeune de banlieue, délinquant multi-récidiviste, caricature de la racaille de banlieue au chômage, tête brulée, embrigadée pour devenir un dangereux terroriste comme le précise Claude Guéant:
«C’était quelqu’un qui était suivi, il avait même été convoqué en novembre 2011 par un service régional de renseignement intérieur, afin qu’il explique de façon plus précise ce qu’il était allé faire en Afghanistan et au Pakistan»
Pire, dès le mercredi 21 mars, Le Télégramme a recueilli le témoignage d’une voisine qui ne décolère pas: «Je suis sidérée. Il a fallu que tous ces gens soient tués pour que Mohamed Merah soit enfin arrêté. C’est un énorme gâchis.» Elle affirme avoir «porté plainte contre Mohamed Merah deux fois» et «relancé à de très nombreuses reprises» les policiers de la «radicalité» de Merah, qui avait tenté «d’embrigader» son fils, il y a deux ans.
Le frère du tueur présumé avait été surveillé par la DST – Abdelkader Merah, grand-frère du tueur présumé – était relié à la «Filière de Toulouse», une filière de recrutement et d’acheminement de volontaires à la guerre sainte en Irak.
Plus qu’un simple touriste, Mohamed Merah aurait été détenu en Afghanistan pour avoir posé des bombes à Kandahar. Arrêté en décembre 2007 et condamné à 3 ans de prison, il a pu s’évader grâce à une intervention commando menée en juin 2008 par des talibans qui avait permis l’évasion d’un millier de détenus, selon Ghulam Faruq, directeur des prisons de Kandahar.
Il n’y a pas 50 manières de rester en liberté malgré un tel pedigree: fournir des informations à la DCRI, voire jouer les taupes occasionnelles, pour justifier une impunité totale.

Une mort étrange
Officiellement, l’individu est mort d’une balle dans la tête en tentant de s’échapper de son appartement.
Officiellement toujours, le corps de la victime a été criblé de balle.
Deux versions officielles… contradictoires. Alors messieurs du RAID, du ministère, pourquoi mentir?

Une source sûre
Curieusement l’hypothèse de l’indic, aussi fumeuse que celles d’un complot, trouve son meilleur argument dans les propos tenus par Mr Squarcini, le directeur central du renseignement intérieur, en personne! Celui-ci explique aux journalistes du journal Le Monde que Mohamed Merah avait un contact à la DCRI et qu’il aurait dit à ce policier: « De toute façon, je devais t’appeler pour te dire que j’avais des tuyaux à te donner, mais en fait, j’allais te fumer. »
Mr Squarcini confirme également tous les voyages précédemment cités de Merah, en rajoutant même la Turquie, la Syrie, la Jordanie, et même Israël!
Ce qui n’empêche pas Mr Squarcini d’oser dire, pour rassurer l’auditoire, que Merah n’était « ni un indic de la DCRI ni d’autres services français ou étrangers ».
Récapitulons: L’individu donne des informations à la DCRI à ses retours de « voyage », possède un (voire plusieurs?) numéros de téléphone d’agents de la DCRI, peut passer en touriste dans plusieurs pays du Moyen-Orient, et dans des pays foyers de l’islamisme le plus radical, le tout sans aucun souci.
Mais il n’est pas un indic.

Ce doute légitime est partagé par un certain Yves Bonnet, ex-patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST) dans les colonnes de La Dépêche du Midi:
« Ce qui interpelle, quand même, c’est qu’il était connu de la DCRI non pas spécialement parce qu’il était islamiste, mais parce qu’il avait un correspondant au renseignement intérieur » […] « Or, ajoute-t-il, avoir un correspondant, ce n’est pas tout à fait innocent. »

De deux choses, l’une:
– Soit Mohamed Merah n’a pas de lien avec la DCRI, et la pierre angulaire du Sarkozism, la sécurité et la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme, s’écroule d’un bloc! Fiasco des services de renseignements, Fiasco du RAID.
– Soit Mohamed Merah s’avère effectivement être un indic de la DCRI (ce qui permet d’expliquer l’absence d’arrestation, la longue négociation) et nous sommes alors en présence d’un scandale d’Etat.
Dans les deux cas, Mr Guéant, Mr Squarcini et Mr Péchenard aurait dû présenter leur démission sur le champ.

En tout état de cause, quelle que soit la thèse soutenue, nous avons pu constater plusieurs faits incontestables.
Un karcher oublié
Dans son propre appartement toulousain de 28m², Mohamed Merah possédait un véritable arsenal: kalachnikov, pistolets et ses deux véhicules loués renfermaient plusieurs pistolets-mitrailleurs et plusieurs pistolets automatiques.
Mohamed Merah a pu tenir tête aux assauts répétés du RAID.
Nicolas Sarkozy avait pourtant promis de passer le « kärcher » dans les villes et banlieues de « non-droit ». On se souvient toutes et tous du célèbre « Vous voulez qu’on vous débarrasse de cette racaille, madame ? » proféré en octobre 2005, à Argenteuil (Val-d’Oise)
Force est de constater, que tout ceci n’a été que promesse, provocation et pure fumisterie puisque 5 ans plus tard, un tel drame et une telle résistance n’auraient jamais pu se produire.

Le fiasco du plan vigipirate
Lors de la tuerie dans l’école juive, les autorités avaient activé le plan « vigipirate rouge ».
Malheureusement pour les victimes et leurs proches, ce plan au nom aussi pompeux soit-il ne comprend pas la mise en place d’un policier – même municipal – en face des écoles.
De la même manière, ce plan ne prévoit pas non plus de renfort de police (un poste non-remplacé sur deux pour rappel, économies!) puisque le terroriste a pu perpétrer ses actes, poursuivre une élève, la tuer, sortir de l’école tranquillement et traverser Toulouse pour rejoindre son domicile.

vigipirate
source image rtl

Une récupération politique immonde
Dès le Jeudi 22 mars, à 16h26 pour être exact, le «cover» de la page Facebook du chef de l’Etat a été modifiée par un slogan: «Face à la froide sauvagerie d’un homme, la France rassemblée a donné ces derniers jours une magnifique image de dignité.»
Ou comment donner l’illusion d’un peuple uni derrière son président…
Dès le Mercredi 21 mars, à 9h19, Jean-François Copé rendait hommage mercredi à l’action de Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant dans la gestion des tueries de Toulouse et Montauban, saluant «une opération conduite de manière très remarquable».
L’expert langue de bois UMP, parfaitement amoral, a même récidivé pendant que les membres du RAID tentait de raisonner, au péril de leur vie, le forcené (ou l’indic?). D’où la question de Mr Bourdin: « Vous faisiez quoi à 11h37 hier? »
http://www.dailymotion.com/embed/video/xpmro5
Bourdin 2012 : Jean-François Copé par BFMTV
Quant à Frédéric Lefebvre, notre expert Tourisme, docteur-ès rabattage de vote d’expatriés français, après les meurtres des enfants juifs, a cru bon d’écrire sur son blog: « aujourd’hui je suis juif »
On imagine aisément que les électrices et électeurs de cette confession ne seront pas dupes de ces si basses intentions purement électoralistes.

Des propositions de réformes aussi liberticides qu’émotionnelles
Jeudi 22 mars, dès le début d’après midi, Nicolas Sarkozy promet des mesures législatives, en forme d’aveu d’échec. Encore des mesures dans l’urgence, sous le coup de l’émotion, un classique en Sarkozia. Un drame, une loi, une de plus.
Ici, justement, contre le terrorisme, l’ancienne juge Eva Joly confirme même que l’arsenal législatif actuel est amplement suffisant et très adapté. Encore faut-il se donner les moyens humains, matériels et financiers de les mettre en application!
La parodie de président annonce pourtant de « nouveaux » délits comme «l’apologie du terrorisme» ou «l’appel à la haine et à la violence».
Nouveaux? Pas du tout car selon le Midi Libre, ces délits s’avèrent «déjà condamnés par un grand nombre de loi, parmi lesquelles la loi de 1881 (art. 23 et 24 al. 8), les lois de 1986, 1996 et, peu après les attentats de Madrid et Londres la loi n° 2006-64 du 23 janvier 2006, et enfin la loi n° 2011-267 du 14 mars 2011, dite « Loppsi II »». Le plan com’ UMP ne suffit pas à masquer l’incompétence.
Pire, le p’tit nerveux propose que « Toute personne qui consultera de manière habituelle des sites internet qui font l’apologie du terrorisme, ou véhiculant des appels à la haine ou à la violence, sera puni pénalement ».
Si cette réforme passait, elle créerait alors un « big brother » de l’internet français, qui ferait basculer notre république, déjà bien mal lotie, dans une dictature pure et simple à l’instar du modèle chinois.
D’où la levée de boucliers immédiate des internautes (à lire sur Numerama)

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Des caméras de surveillance inutiles (ou presque) contre le terrorisme
Mettons-nous à la place des enquêteurs. Ils disposent de plusieurs milliers d’heures de vidéos, avec au maximum 1 semaine d’archives (faute de moyens techniques suffisants). Tout doit être décortiqué dans un minimum de temps, en parallèle des autres investigations en cours.
Dans le cas Merah, les caméras n’auront été utiles qu’à échafauder des déductions pour déterminer le parcours le probable du tueur. Rien d’exploitable finalement ce qu’a même osé confirmer un certain Claude Guéant. Dommage pour la politique sarkozienne prônant la télésurveillance tout azimut.

Récupération médiatique abjecte
Jeudi 21 mars, en début d’après-midi, BFM TV puis le site web du journal « Le Point » puis Reuters ont annoncé l’arrestation de Mohamed Merah, grâce – à cause plutôt – d’une source policière, qui n’était pas directement en charge de l’enquête. Mais L’Elysée comme la DCRI ont démenti.
Inutile ensuite de s’étonner de la vision médiocre des français (y compris des politiques) à l’égard du métier de journaliste. Indépendance et investigation!

Emotion et horreur verbale
Si Marine Le Pen n’a pas hésité à dire que «L’homme qui a tué se considérait musulman avant d’être français» tout en affirmant refuser tout «amalgame» entre les Français musulmans et les fondamentalistes, Nicolas Sarkozy s’est enfoncé bien plus loin dans le racisme le plus immonde.
Lundi 26 mars, le président d’honneur officieux du FN déclare en matinée aux micros de France Info que « Les amalgames n’ont aucun sens, je rappelle que deux de nos soldats étaient… comment dire… musulmans, en tout cas d’apparence, puisque l’un était catholique, mais d’apparence. Comme l’on dit : la diversité visible. Et ce serait particulièrement odieux cet amalgame ». Ces propos scandaleux provoquent la polémique, propos qui seront curieusement peu relayés dans les JT de 20h du soir.

http://www.dailymotion.com/embed/video/xpot9p_nicolas-sarkozy-invite-de-france-info_news
Nicolas Sarkozy invité de France Info par FranceInfo

Colonna et Merah: 2 affaires d’Etat
Dernièrement pour justifier le fiasco du RAID et de la DCRI, ne reculant devant rien, Nicolas Sarkozy s’est cru bon de comparer le temps mis par la police sous Lionel Jospin pour arrêter un certain Yvan Colonna et la relative rapidité de l’investigation pour Mohamed Merah.
Nicolas Sarkozy oublie au passage son piétinement de la présomption d’innocence à l’époque des faits…comme des troublantes relations de la famille Culioli – Sarkozy avec la famille… Colonna (à lire également Quand Jean Sarkozy jouait au foot avec Yvan Colonna)!
Les familles des victimes du préfet Erignac, des militaires comme des enfants juifs apprécieront certainement le tact de la comparaison.
Quant aux français, ils pourront se demander au moment de voter, si la sécurité des biens et des personnes s’est vraiment améliorée sous l’ère Sarkozienne? Si le fameux karcher – tant promis – a été passé dans les banlieues? Si le non-remplacement d’un fonctionnaire de police sur deux est un atout pour combattre la criminalité? Si la droite dure et implacable avec les racailles a fait mieux que la gauche?
Certainement pas.

Sources:
Les caméras myopes contre le terrorisme
Merah était-il un indic des renseignements français ?
Merah était-il un informateur des services de renseignements ?
Suivis en direct par 20minutes.fr: ici, et
Sarkozy évoque des musulmans d’apparence
Affaire Merah : Joly pense que Squarcini et Péchenard devraient démissionner
Merah était-il un indic des renseignements ?
Les images de l’appartement dévasté de Mohamed Merah
Bernard Squarcini : « Nous ne pouvions pas aller plus vite »
L’autopsie de Mohamed Merah révèle qu’il a été criblé de balles
Ce que la DCRI savait de Mohamed Merah
Terrorisme : Sarkozy précise le calendrier
Joly : la législation anti-terroriste française, « très pointue », suffit

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18 réflexions sur “Un Indic nommé Merah, Mohamed Merah

  1. Oui, bravo ! J’avais travaillé sur une masse d’articles mais je n’avais pas dépouillé celui du Monde au sujet de Squarcini non plus que la Depêche et la déclaration d’Yves Bonnet qui s’y connaît… J’avais vu des titres parlant de Mohamed Merah comme un indic mais sans avoir eu le temps de les ouvrir…

    A cette aune, tout s’éclaire. Fillon qui reprend tout bêtement les déclarations de Squarcini… J’étais déjà on ne peut plus intriguée de le voir prendre pour argent comptant les affirmations de Merah sur son séjour, disant qu’il avait fait du « tourisme », son interlocuteur se contentant des photos ! Je n’y voyais qu’une stupidité sans borne et une faillite du renseignement. D’autant que nous apprenions quasi en même temps qu’il était interdit de vol au USA – placé sur la liste des terroristes – et qu’un article du Télégramme faisait état de la plainte d’une mère de famille à son encontre. Non seulement, il était violent et se réclamait du djihad, mais qui plus est, il avait cherché à endoctriner son fils.

    De fait, c’est toute la famille Merah qui est coupable. Le frère, Abselkader, certainement encore plus impliqué et le beau-père, salafiste. La mère, sans doute complice.

    A part Eva Joly, personne n’a remis en cause la présence de Guéant et son opération de communication. Evidemment contraire à la séparation des pouvoirs entre exécutif et judiciaire – mais en Sarkozie, nul respect pour les principes juridiques et institutionnels les mieux établis. Mais l’on comprend encore mieux le pourquoi de son omniprésence…

    Finalement, Merah qui se croyait sans doute intouchable a commis la bourde qui l’aura fait retrouver en contactant sur Internet (le site « Le bon coin ») sa première victime et ensuite en cherchant auprès des revendeurs le moyen de désactiver le mouchard de sa moto volée (petite ironie de l’histoire : le propriétaire ne l’avait pas activé !). Sinon, il y a fort à parier qu’il courrait encore et continuerait à semer la désolation. J’ai également lu qu’il s’était attaqué à l’école juive car il n’avait pu atteindre ce jour-là une autre cible prévue parmi les militaires, ce qui était sans doute son seul objectif à l’origine : faire payer à des maghrébins engagés dans l’armée française leur participation à la guerre en Afghanistan.

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    1. @Kamizole @Autopsy
      La prochaine fois, Squarcini et consors, devront éviter de prendre un jeune paumé psychiatriquement atteint comme indic d’opérette.

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  2. Kamizole
    T’as loupé quelques détails .:
    -le témoignage de la dame ayant croisé l’assassin face à face , elle dit « il était de taille moyenne et de couleur blanche , il porte un tatouage sur le visage en dessous de l’oeil droite  »
    – l’autopsie des 3 trois filles et celui dû rabbin n’ont pas été faits , et c’est contraire à la procédure , qui a donné l’ordre de ne pas la faire , les 3 filles et le rabbin ont été rapatriés le soir même …
    – pourquoi une telle négociation – comme l’a fait remarqué CPolitic- alors que l’assassin est tout seul …
    – pour le capturer vivant , n’était il pas plus judicieux d’utiliser des bombes à gaz incapacitant , sachant que la salle de bain disposait d’une fenêtre …

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  3. Monsieur Sarkozy l’a dit : les terroristes seront privés d’allocations chômage. C’est ainsi que la France retrouvera sa dignité, et un taux de flexibilité honorables, pour que la France soit forte.

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  4. Ce qui est dommage c’est que vous prenez des choses pour les retourner à l’avantage de votre papier. Vous confondez avoir le corps criblé de balles, et être mort de celle qui a atteint la tête.
    Vous notez l’intervention de guéant en oubliant qu’il s’est TOUJOURS mêlé des sujets sensibles.
    Et vous oubliez un détail important: Marine Le Pen venait de parler de rétablir la peine de mort, depuis plusieurs jours. Donner l’assaut rapidement et le tuer serait aller dans ce sens et en ce moment Sarkozy fait l’impossible pour sonner différent du FN sur certains plans.
    Vous oublier aussi que le RAID, contrairement au GIGN par exemple, est un groupe dont les initiales veulent dire : recherche, assistance, intervention, dissuasion.
    Vous oubliez aussi que si Mohamed Merah était un indic sur le point de se faire supprimer, il avait tout le temps de faire fuiter cette info à la presse, or il ne l’a pas fait. J’ai du mal à imaginer qu’un indic sur le point de se faire supprimer ne cherche pas à faire tomber les responsables. Il n’y a que les « soldats » qui acceptent leur sort, les types avec un code d’honneur (exemple certains espions que les gouverments ont du lâcher pour x raisons et qui ne se sont pas retournés contre ces gouvermenets parce qu’ils savaient que ce risque existait en s’engageant dans une opération). or Merah n’était pas un soldat de la république, donc pas de code d’honneur.
    Ce n’était pas non plus un vrai soldat djihad sinon il n’aurait pas larmoyé comme une petite fille en disant qu’il allait se rendre, puis non, puis si, puis non, et ainsi de suite. Il se serait suicidé ou serait mort sous les balles tout de suite.
    Pour finir, vous oubliez que pour être un indic, il faut avoir quelque chose à vendre, or Merah n’avait visiblement pas de contacts importants qui pouvaient lui faire découvrir des positions de missiles etc. Donc on ne voit pas bien ce qu’il aurait pu apporter au renseignement français.
    Et enfin, publier un papier non signé laisse penser que votre démarche relève plus de l’analyse sauvage et orientée que du journalisme de terrain, d’autant que pour vous une « source » est un line qui mène au papier qui a dit une chose en premier, alors que non, dans le journalisme d’investigation, la source est ailleurs, là où justement certains médias n’ont pas accès. Donc tout ça est très intéressant mais vous devez être très jeunes derrière votre écran parce que vous manquez de recul sur beaucoup de points dans ce papier…

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    1. @franck
      Nous ne prenons pas les choses « pour les retourner à l’avantage » mais en prenant l’hypothèse que Merah était effectivement un indic.
      Nuance! On ne peut que regretter votre non-compréhension de ce principe, pourtant écrit noir sur blanc.
      – « ‘Marine Le Pen venait de parler de rétablir la peine de mort, depuis plusieurs jours. » Si Marine Le Pen a dit quelque chose alors…cela change la vie.
      Totalement hors sujet! En quoi les propos de cette fasciste influencent les ordres ou les missions du RAID. Aberrant!
      Seriez vous un aficionados du FN par hasard?
      – Quant au RAID, nous n’avons pas oublié encore moins ignoré leur mission…mais avouez qu’imposer un tel ordre alors même qu’il n’y a pas d’otages et, que la personne est très dangereuse car équipée, est un détail assez inédit.
      – « Mohamed Merah était un indic sur le point de se faire supprimer, il avait tout le temps de faire fuiter cette info à la presse, or il ne l’a pas fait. »
      Merah n’est qu’un jeune de banlieue et que sa parole, surtout après ses actes odieux, n’a aucune valeur. Sans preuve matérielle, personne ne peut le croire.
      – « vous oubliez que pour être un indic, il faut avoir quelque chose à vendre »
      Au gré de ses déplacements à l’étranger, dans des zones sensibles ils pouvaient noyauter des groupuscules islamistes pour le compte de nos services de renseignement, difficiles pour des agents plus « classiques ».
      – « publier un papier non signé » avec un minimum de connaissances vous devriez savoir qu’il est très facile de connaitre le ou les auteurs d’un tel article.
      Mais visiblement votre arrogance semble proportionnelle à l’étendue de vos compétences.
      – « vous devez être très jeunes derrière votre écran parce que vous manquez de recul sur beaucoup de points dans ce papier… »
      Magnifique préjugé totalement erroné qui rend votre commentaire encore moins crédible.
      Faisons dans le préjugé alors: et vous, troll UMP ou FN?

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  5. @cpolitic ni UMP ni FN, de gauche, tout bêtement.
    c’est vrai que l’absence de point d’interrogation dans le titre du papier montre une volonté de développer une hypothèse et non de poser une question. mais les hypothèses se font au conditionnel habituellement…
    Je ne trouve pas que songer à M Le Pen qui appelle à rétablir la peine de mort soit hyper hors sujet.
    On se pose une seule question quand il y a zones d’ombres : à qui ça profite et pourquoi ?
    Vous êtes d’accord avec ça, je pense ?
    Et pour trouver la réponse à cette question, on creuse comme on peut et on liste le nombre de possibilités. Dans le désordre : Merah était un indic et a été supprimé parce que vu comment il a merdé, on ne voulait plus être lié à lui d’une manière ou d’une autre. Ou Sarkozy voulait gagner des points en faisant plaisir aux familles des victimes en donnant au pays un procès, d’où la nécessité de le prendre vivant, jusqu’à ce que ça foire lamentablement et qu’ils finissent par être obligés de le descendre. Ou Sarkozy, en le faisant descendre d’emblée, aurait été trop proche de l(‘envie de peine de mort de M Le Pen et ne voulait pas agacer plus encore son électorat de droite qui lui tourne le dos (bop de gens de droite qui ont voté NS il y a 5 ans ne vont pas revoter pour lui).
    Donc imaginons ces 3 possibilités. Sauf qu’une erreur des services de renseignements n’aurait pas forcément incriminé Sarkozy parce qu’il aurait tout à fait pu se désolidariser de ça comme l’ont fait d’autres présidents avant lui. Donc l’intervention de Guéant laisse supposer que l’enjeu pouvait éclabousser Sarkozy, ce qui donne plus de poids aux possibilités 2 et 3 que je viens de décrire, qu’à la 1ère. Tout simplement.
    J’ai trouvé votre papier un peu immature, il n’y a rien de méchant à dire ça. Votre réponse en revanche à vous demander si je suis de droite ou carrément du front national, est déplacée. On peut lire un papier et le trouver un peu amateur et le dire sans devoir en échange se faire traiter de troll et de membre du fn, vous ne croyez pas ?
    Je n’ai aucune idée de l’âge que vous avez (moi 46), mais c’est vrai, je pense que vous devez être jeune pour réagir comme ça, parce que je n’ai jamais vu un journaliste sérieux traiter un commentateur d’un de ses papiers de membre du fn.
    Voilà quoi.. mais bon on s’en fout au final, vous écrivez ce que vous voulez, on lit ce qu’on veut ou pas, y’a pas mort d’hommes.
    Votre papier soulève un tas de points intéressants mais il est hyper orienté, le ton est très parlant, donc pour moi c’est pas du journalisme…

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  6. PS : mon erreur vient sans doute du fait que j’ai lu le papier en ayant cliqué sur un lien, sans regarder sur quel site j’ai atterri. si j’avais pris le temps de lire votre rubrique « à propos de », j’aurais compris le sens de votre démarche et je n’aurais pas commenté, ou pas dit les choses de la même façon. il y a donc malentendu. ça ne retire rien au fait que pour moi ce n’est pas du journalisme, mais ma façon d’intervenir reste un malentendu. donc désolé.

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  7. @Cpolitic

    quand on est trop habitué à regarder BFM et Co, un tel billet nous secoue, et on s’y voit mal

    pour la peine de mort, aprés ce spéctacle toulousain, le pire est à craindre, maintenant on est capable d’appliquer « la peine de mort tant souhaitée » à tout moment sur toute personne hostile à la politique sionisée de ce pays, car toute personne hostile au gouv est un Mohammed Merah au fond-elle …

    Amicalement

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  8. @ Franck

    Bonsoir,

    Jusqu’à preuve du contraire, et parce que fidèle lecteur des analyses de CPolitic et aussi amateur des photomontages de qualités qui les illustrent, jamais je n’ai constaté un parti-pris sinon celui de l’objectivité (en recoupant efficacement ses sources et en les citant) qui permets selon moi une mise à plat des plus raisonnables et pose au final finement de bonnes questions qui permettent justement d’avoir un peu plus de recul.

    Pour ma part, et pour finir, j’attendais avec impatience de lire les commentaires (lors de ma première lecture du présent article, le 28 de ce mois, il n’y avait aucun commentaire) n’étant pas capable de commenter parce que toujours dans l’émotion, de prendre le recul nécessaire qui fait qu’il s’agit de résumer et d’apporter une certaine analyse via des faits reportés/relayés par les médias.

    Rien de journalistique donc,… Juste un très bon site qui jusqu’à preuve du contraire a toujours démontré son impartialité dans le traitement de l’information.

    Cordialement,

    Ervé

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  9. Bonsoir Ervé,
    je manque de temps pour relire le papier en entier et vous recopier toutes les phrases où le ton porte un jugement de valeur définitif (c’est ça que j’appelle orienté) car en gros c’est à toutes les lignes. M « faire partie de la maison permet », non, il aurait fallu écrire « permettrait ». et ainsi de suite… Mais bref, là je m’interroge plutôt sur le pourquoi des problèmes autour des obsèques de M. Merah alors que celles de Kelkal n’avaient posé aucun problème…
    Donc je me demande de qui émanait la demande qu’il n’y ait rien d’écrit sur sa tombe, et effectivement pourquoi tout ce qui touche à Merah contient des zones d’ombre. Mais de là à titrer Merah indic sans point d’interrogation à la fin de la phrase, je trouve juste ça un peu facile, un peu comme le reste de la presse qui y va de son analyse sans rien savoir de plus que le voisin, et pour être tout à fait honnête, même si des journalistes qui n’ont pas de contacts particuliers peuvent faire des analyses toutes aussi bonnes que ceux qui en ont, je préfère éviter de lire des papiers qui ne vont pas plus loin que le genre de constatations que je fais déjà tout seul chez moi en prenant la peine de tout lire et de tout recouper. Mais sur le côté impartial je ne suis pas du tout d’accord avec vous! Etre soupçonné d’être UMP ou FN parce qu’on trouve un article pas terrible est tout sauf impartial! « cette fasciste » pour parler de MLP est aussi tout sauf impartial et sidérant dans la bouche d’un journaliste!

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  10. CPolitic

    Dans tout ce que je viens de lire sur ce problème, et peut-être parce que je suis une femme, l’essen tiel est que cet homme a tué trois enfants et un adulte et auparavant trois militaires et qu’il aurait continué, au nom de quoi ? alors, finalement pour moi, le sort qui lui a été réservé c’est secondaire…..
    Amicalement
    genevieve

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  11. un autre article qui concorde avec celui-ci :

    Mohamed Merah : comment a-t-il financé ses armes ?

    alqaiida-qaeda-terrorism-fiannce.jpgRevenons quelques instants sur l’aspect financier de l’affaire dite de Toulouse et de Mohamed Merah.

    Certes si le sujet pourrait surprendre, voire même pourrait être considéré comme déplacé compte-tenu de la souffrance des familles endeuillées et de l’impact de l’évènement sur les consciences, il n’en demeure pas moins que c’est un élément fondamental du dossier.

    Car si on nous affirme à corps et à cris que « l’individu » a agi seul, on voit mal comment il a pu se constituer un véritable arsenal de guerre à son domicile.

    Alors que le frère de Mohamed Merah et sa compagne sont en route pour le siège de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) dans la banlieue de Paris, prouvant ainsi que les policiers toulousains peuvent être prompts à faire appel aux spécialistes de l’anti-terrorisme en fonction des circonstances, se pose en effet l’épineux problème du financement de ses armes.

    pistolet-mitrailleur-px-Uzi_1.jpgLa réponse pourrait permettre de déterminer quel est le niveau du soutien que Al Qaïda aurait pu lui « offrir » …. tout en donnant des éléments sur l’existence d’une forte mouvance islamiste radicale à Toulouse. Pensée qui effleure voire qui effraie toutes les pensées ce matin à Toulouse et ailleurs.

    Le fait que Mohammed Merah habitait la « Côte Pavée », l’un des quartiers les plus bourgeois et feutrés de la vile n’arrangeant rien à l’affaire.

    A noter que les policiers pourront interroger Abdelkader Merah et son épouse jusqu’à dimanche matin, lorsqu’expirera la durée maximale de la garde à vue, laquelle est de 96 heures.

    Ils devraient ensuite être déférés devant un juge qui décidera s’il y a suffisamment d’éléments pour les mettre en examen.

    Rappelons que les gardes à vue des trois proches de Mohammed Merah, l’auteur des tueries qui a ensanglanté Montauban et Toulouse ont été prolongées jeudi, en vue de déterminer s’il a bénéficié de complicités.

    Certes, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, a affirmé dans « Le Monde » ne pas croire à l’existence d’un réseau. Mais il ne convainc pas tout le monde …

    Si à l’heure actuelle, la justice a la conviction que le jeune homme a participé seul aux tueries, l’enquête devra déterminer s’il a agi pour le compte d’une organisation et s’il a bénéficié d’un soutien logistique.

    « Le parcours de Mohamed Merah, était le fruit d’une dérive solitaire » affirment aujourd’hui formellement la justice et la police françaises. Son « profil d’autoradicalisation salafiste atypique » en faisait un individu indépendant de toute « organisation structurée connue », déclarait ainsi François Molins, le procureur de Paris, lors d’une conférence de presse, à Toulouse, mercredi 21 mars.

    uzi10-pistolet-mitrailleur.jpgMais les enquêteurs se demandent néanmoins comment le jeune homme, supposé vivre de l’aide de l’Etat, a pu se constituer un arsenal, dont un pistolet mitrailleur Sten et un pistolet mitrailleur Uzi (fabriqué en Israël … par IMI…), puis louer une Renault Mégane et se procurer un second véhicule, une Clio.

    Mais également financer les nombreux voyages à l’étranger qu’il a effectués ces dernières années.

    Le Monde précise notamment que le 22 novembre 2010, lors d’un séjour à Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan, région à forte activité insurrectionnelle, Mohamed Merah avait attiré l’attention de la police afghane qui l’interpellait.

    Un officier supérieur américain, en poste à Kandahar, a assuré au Monde, mercredi, que sur le passeport de l’intéressé figurait un certain nombre de tampons révélant ses derniers déplacements. Le plus ancien mentionnait sa présence en Israël, puis en Syrie, en Irak et en Jordanie. Avant d’être arrêté, il se serait rendu au consulat d’Inde à Kandahar en vue d’obtenir un visa pour pouvoir rentrer sur territoire indien.

    Le même officier américain évoque par ailleurs des éléments issus de son audition à Kandahar, permettant d’affirmer que Mohamed Merah « aurait pu ou tenté » de se rendre dans les territoires palestiniens. Des repérages pour commettre d’éventuelles attaques n’ont pas été non plus exclus, toujours selon Le Monde.

    Son voyage en Irak aurait été facilité par son frère Abdelkader connu des services de police français pour avoir participé à l’organisation d’une filière islamiste basée dans la région toulousaine et à destination de ce pays.

    Ce frère et sa sœur, considérés comme les « religieux de la famille Merah », selon un policier de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), auraient séjourné au Caire (Egypte) dans des milieux proches de réseaux salafistes régionaux, ce qui aurait permis de mettre en place cette filière.

    Sous la houlette d’un chef religieux autoproclamé, surnomme l’émir blanc, Olivier Corel, ce Français d’origine syrienne naturalisé en 1983 vivant au cœur de l’Ariège dans le petit village d’Artigat, des jeunes partaient en Syrie avant de tenter le passage en Irak.

    Une source militaire française en Afghanistan affirme quant à elle la présence en Iran « à deux reprises » de Mohamed Merah. Information démentie par la DCRI, chargée du contre-espionnage et de la lutte antiterroriste, dans Le Monde, mercredi.

    Précisons également que les services de police français ont également mis en évidence, au moins à partir de 2008, des liens forts entre les frères Merah et le groupe d’apprentis-djihadistes issu de l’Ariège (village d’Artigat) et de la ville de Toulouse.

    Rappelons que les membres de ce groupe ont été interpellés, le 15 février 2007, puis condamnés, pour la plupart, en juin 2009, pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».
    Ainsi, en février 2007, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur , « se félicitait » « de l’arrestation de neuf personnes soupçonnées d’être en liaison avec l’organisation terroriste Al Qaïda », lors d’un coup de filet à Toulouse et en région parisienne .

    Dans les premiers jours suivant le « coup de filet », le ministère indiquait que « ces individus originaires du Sud-Ouest de la France » étaient « mis en cause dans l’organisation d’une filière d’acheminement de djihadistes vers l’Irak « .

    Le ministre de la Défense avait alors adressé ses fèlicitations à tous les services qui ont permis l’arrestation des des 11 personnes sur le territoire national dont neuf en Midi-Pyrénées.
    Six d’entre elles avaient été arrêtées dans la banlieue toulousaine (quartiers du Mirail et de la Reynerie), trois en banlieue parisienne (Seine-et-Marne) et deux dans le département de l’Ariège (à Artigat). Le coup de filet avait débuté à l’aéroport d’Orly par l’interpellation de deux hommes âgés de 23 et 27 ans, expulsés de Syrie, où ils avaient été arrêtés en décembre en se rendant en Irak, avait précisé l’Intérieur.

    Si la Dépêche du midi (propriété de Jean-Michel Baylet … PRG) avait pu titrer « Al-Quaïda recrute à Toulouse », précisant que la «filière toulousaine» avait été démantelée suite à l’arrestation de différentes personnes dans la Ville Rose mais également en Ariège, il semblait depuis plus politiquement correct de parler d’islamistes … la Ville Rose n’ayant pas refermé toutes ses plaies suite à la catastrophe AZF et les morts n’ayant pas encore livrés tous leurs secrets.

    Elément pour le moins troublant, la fameuse « note blanche » des RG mise en cause par Maître Casero en première instance du procès AZF et qui avait circulé dans toutes les rédactions à l’époque de la catastrophe en 2001 – mentionnait d’ores et déjà la ville d’Artigat, petite bourgade de l’Ariège, et ce, en ces termes : « la mouvance afghane s’articule à Toulouse autour de 2 groupes dont celui de la communauté islamite d’Artigat composé essentiellement de français convertis à l’Islam. Cette communauté regroupe quelques militants islamistes qui vivent en autarcie en lisière de la petite commune ariégeoise d’Artigat, située en zone rurale au pied des Pyrénées et à mi-distance entre Toulouse et la frontière franco-espagnole ».

    Qu’à cela ne tienne, selon le procureur de Paris François Molins, Mohamed Merah aurait déclaré que ses nombreuses armes et ses munitions étaient financés via l’argent des cambriolages.

    Des larcins qui pourraient permettre de blanchir Al Qaïda … mais un argumentaire qui pourrait tout de même sembler bien plus que léger à certains …

    A moins que les armes ne viennent elles-mêmes des dits cambriolages et qu’une filière toulousaine de remilitarisation des armes démilitarisées – volées aux membres de clubs de tirs et aux collectionneurs – ne « sévisse » à Toulouse et dans sa région, précise un confrère journaliste proche du dossier.

    L’existence d’une telle filière pour le moins « artisanale » n’ayant rien de rassurant …

    http://www.leblogfinance.com/2012/03/mohamed-merah-comment-a-t-il-finance-ses-armes.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+typepad%2Fclabedan%2Ffinance+%28Le+Blog+Finance%29

    Sources : AFP, France 3, Le Monde, Le Parisien, DDM, Charlie Hebdo, L’Express, Le Figaro

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    1. @So-Bee
      Merci pour ces informations supplémentaires et complémentaires.
      Une seule chose est sûre: tout ceci pue le scandale d’Etat.

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