Ces actualités qui vous donnent envie de gueuler…

Depuis la prise de pouvoir par notre « greco-hongrois national », solennel hommage Marleixien, notre si beau pays en pleine croissance et qui n’a même aucun risque de vivre une récession (contrairement à nos stupides voisins européens), peut s’enorgueillir d’un véritable festival de bonnes nouvelles.

En France, nous avons des transports épatants capables d’une réactivité hors du commun dès qu’il s’agit de transporter une certaine catégorie de personnes. Ceci afin d’aider nos courageuses et toujours dignes forces de l’ordre en lutte contre l’insécurité et la grande criminalité.

En France, nous avons des moyens techniques de pointe afin de garder précieusement des secrets d’Etat comme du parti en place. Grâce à ces « repérages », nous pouvons être sûr que les traitres et autres brebis galeuses de haut-fonctionnaires saurons s’arrêter d’alimenter en infos les fouilles-merdes crypto-communistes. D’ailleurs pour vous en convaincre, ce genre de technologie a connu un certain succès à l’export chez notre ancien ami, un colonel libyen renommé. A l’instar de nos cordiaux amis d’outre-manche.

En France, nous avons un premier ministre moteur pour la gestion en bon père de famille de notre pays. Un premier ministre qui a su écouter les élus du peuple y compris ses collègues de la majorité politique. Un premier ministre solide qui ne change pas d’avis comme de chemise, qui ne « lâchera rien » comme en témoignent les propos de notre Pécresse. Notre premier ministre? Un gars courageux, sérieux, viril et honnête.
Faisons fi des quelques détricotages sur la taxation des plus-values immobilières ou des querelles d’égo à propos de manèges pour les pauvres , une taxation qui s’est finalement tournée (injustement) vers les nuitées des palaces.
Ce gouvernement aura su faire preuve d’une résistance acharnée (7 jours quand même) face aux nombreux lobbys dépensiers et irresponsables.

En France, nous avons un pouvoir politique qui défend les grandes valeurs des humanistes, telles que les Libertés et les droits de l’Homme. Nous devons ardemment nous en féliciter, car ça, c’est bien!
Oubliez les empêcheurs de tourner en rond, les langues de vipères qui brandissent des documents prouvant par on-ne-sait-quel A+B des pourcentages de production de pétrole brut qui auraient été cyniquement négociés en échange d’une aide militaire et technique. Oubliez ça!
Regrettons simplement que les peuples certainement tout aussi indignés qu’affamés de Somalie ou d’Ethiopie ne disposent pas de ces mêmes ressources pour négocier un tel soutien de notre si beau pays des libertés.

En France, nous avons des organismes efficaces de contrôle des médicaments qui travaillent d’arrache-pied pour assurer notre sécurité, en toute indépendance évidemment
Ainsi 30 ans après, ils ont découvert que, pour obtenir l’autorisation sur le marché, les rapports des études scientifiques Servier avaient été caviardés en interne.
Preuve que, encore plus qu’auparavant, nous pouvons consommer et surconsommer des médicaments en toute tranquillité, alors même qu’aux USA, il y aurait des pénuries parfaitement organisées. Heureusement aucune pénurie de Médiator durant 30 ans chez nous.
De la même manière, Xavier Bertrand ose dire tout haut ce que les gens disent tout bas: le potentiel danger de l’aspartame semble réel et devrait éventuellement, sans certitude aucune, être pris en compte, si possible, si les industriels le permettent et s’ils sont prêts à préparer une alternative, enfin, si tout le monde est d’accord, mais sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augures, pas du tout même, mais attention aux femmes enceintes, on ne sait jamais.
Gloire à Mr Bertrand qui prouve, en toute modestie qu’il a su lire le chapitre entier dédié à l’aspartame dans l’excellent livre de Marie-Monique Robin, Notre Poison Quotidien. Le Servier de l’époque s’appelait Searle, et son nouveau patron fraichement nommé, un certain Donald Rumsfeld, a profité de l’investiture d’un autre certain (Ronald Reagan) pour imposer de force une substance au pouvoir aussi sucrant que cancérigène.

En France, nous ne nous indignons pas bêtement en faisant du « setting » sur des places populaires. Nous ne faisons pas non plus, en pleine crise économique, des gaspillages incommensurables comme en Espagne, avec ces 120 tonnes de tomates jetées à la figure du premier venu ou piétinées par le dernier abruti de gauchiste joyeux.
Nous ne gâcherons jamais nos importations de Hollande, élevées sous des serres, hors-sol, et protégées par les produits phytosanitaires. Car nous sommes rigoureux dans ces temps difficiles et solidaire des affamés de la corne africaine.

En France, on sait aussi se réformer, évoluer et mettre un terme aux mauvaises habitudes. Finies les grèves à répétition et cette réputation de feignants, de ronchons. Dorénavant nous avons su mettre en place un plan de prime pour les non-grévistes comme à la RATP, ou de salariés privés pour surveiller nos gentilles têtes blondes à l’heure de la cantine.
Et si au pire, cela ne suffisait pas, le National Sarkozism compte toujours sur son meilleur allié, la CFDT, pour désolidariser les tires aux flancs réunis.

En France, notre hospitalité entachée s’améliore d’année en année, grâce à n’en point douter, au travail exceptionnel de Frédéric Lefebvre en charge du tourisme. Ainsi un violeur patenté et son épouse ont même été accueillis puis protégés par une rangée de CRS à leur descente de l’avion. Il ne manquait plus que le tapis rouge et la garde républicaine pour fêter dignement leur retour.

Quel beau pays, n’est-ce pas?

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5 réflexions sur “Ces actualités qui vous donnent envie de gueuler…

  1. « (…) que la démocratie ne vaut que par l’excellence des destins qu’elle vise idéalement pour tous, et ne saurait rester les yeux rivés à la moyenne des égoïsmes et des lâchetés de chacun. »

    Gilles Châtelet, in « Vivre et penser comme des porcs », 1998

    Y’a du boulot dans ce beau pays de F rance !!!

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  2. CPolitic

    En France on s’use et se détériore pour arriver à comprendre comment on en est arrivé là…Comment on peut en sortir ? Comment on va avoir le courage de supporter l’insupportable ? Comment ne pas avoir envie de tout envoyer en l’air, et les uns et les autres, tous ceux qui ont de merveilleuses idées, après avoir groupé les avantages qu’ils se réservent à eux-mêmes, en oubliant qu’à côté, il y en a de plus en plus qui tirent la langue pour trouver à boire, mais pas seulement, pour aussi changer le plat principal qui reste des pâtes en réservant la viande pour les jours fastes, quand encore ils arrivent à se mettre à table…… et tout celà pour payer et repayer pour toutes les erreurs des gouvernants !… oui, je n’ai plus tellement le moral ! et je « fatigue » à écouter toutes les recettes de « notre bien vivre » !
    amicalement
    genevieve

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  3. La douce France, cher pays de mon enfance, c’était le pays du bien vivre. Puis les crises venant, il nous a fallu apprendre à se contenter de survivre. Depuis quatre ans, on n’en est même plus là : maintenant « on » voudrait nous résigner à mal vivre. Depuis deux ans on n’est même plus las : on devient de plus en plus fatigué de vivre !!!!!

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  4. Pour continuer dans le même style que celui de Cpol :
    En France, on sait aussi se réformer, évoluer et mettre un terme aux mauvaises habitudes. Comme notre bon gouvernement, garant d’une gestion exemplaire n’a pas été foutu de respecter les critères de Maastricht, qu’il avait applaudi, il veut maintenant inscrire la règle d’or dans la constitution !!!
    NB :C’est le plus grand foutage de gueule organisé par les communicants de Sarko, puisque dans un cas comme dans l’autre le thermomètre est le même, à savoir pas plus de 3% de déficit par an !!!!

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  5. Jeudi 8 septembre 2011 :

    Affreux à dire.

    La question ne se pose pas encore en France mais, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, on la trouve sous la plume d’éditorialistes vedettes de la presse conservatrice et libérale. Il y a deux mois, avant de les lire, je l’ai posée lors d’une rencontre avec des banquiers internationaux : et si nous, les conservateurs libéraux, nous nous étions trompés ?

    Et si ce à quoi nous avons cru, l’économie de marché, n’avait jamais été qu’un moyen pour le plus petit nombre de faire travailler le plus grand pour acquérir le maximum de capital et donc de liberté ?

    C’était au moment où il devenait clair que la crise grecque serait épongée non par les banques mais par l’argent public ; que le Congrès américain, après avoir ruiné l’essentiel de l’amendement Dodd-Frank, laisserait le système financier prêt à recommencer ; que Barack Obama allait passer un compromis qui réduirait les dépenses mais n’augmenterait pas les impôts ; et que la mondialisation consisterait plus que jamais à récupérer les bénéfices mondiaux en replaçant les pertes chez les contribuables.

    On a de plus en plus le sentiment que les gouvernements défendent des intérêts au lieu de répondre à la crise, ou encore répondent à la crise en défendant des intérêts. Et cela quelle que soit leur couleur politique. Aussi, la seule chose qui reste à se demander est la part d’autonomie dont ils jouissent ; à vrai dire elle consiste à mettre en scène des décisions qui donnent l’impression que les dirigeants politiques les ont ap­prises cinq minutes avant de s’y convertir. Tout se passe comme si une force supérieure leur disait : “Voilà comment seront les choses, à vous de vous débrouiller pour que les gens s’en accommodent ; ces détails ne sont pas notre affaire, faites votre métier et, si vous n’y par­venez pas, d’autres dirigeants vous remplaceront.”

    C’est affreux à dire, mais il est possible que nous ayons été aveuglés par la sottise, l’archaïsme et l’utopie de la gauche depuis trente ans, et que la ritournelle de ses vieilles recettes nous ait empêchés de voir qu’elle avait raison sur le fond : le système destiné à faire progresser le plus grand nombre a été récupéré de façon à enrichir sans limites le plus petit.

    On a commencé de s’en rendre compte en France quand le scandale des rémunérations est devenu patent et qu’il est apparu que le but du jeu était devenu de multiplier les revenus exonérés d’un côté en finançant par l’emprunt et les subventions la consommation de l’autre. On le vérifie aujourd’hui quand le sauvetage de la Grèce n’est pas le sauvetage de la Grèce incapable d’atteindre les objectifs qu’on lui as­signe mais celui des banques imprudemment et par appât du gain compromises dans sa faillite. Dans moins de deux mois, le nouveau président de la Banque cen­trale européenne prendra ses fonctions et, quelles que soient ses qualités indiscutables, je doute qu’il adopte une attitude plus sévère à leur égard : il s’agit de Mario Draghi, un ex de Goldman Sachs, précisément la banque qui a aidé les Grecs à maquiller leurs comptes pour entrer dans l’euro.

    Oui, c’est assez terrible pour un libéral d’admettre que la gauche avait « peut-être raison » même si c’est en dépit de la gauche et de ses solutions éternellement inappropriées. Surtout à un moment où elle frappe de nouveau à la porte du pouvoir et semble en passe de l’emporter. La voilà qui se représente avec sa confiance inébranlable dans l’État. La seule consolation, c’est qu’elle est aujourd’hui à peu près aussi révolutionnaire que la droite mais, si on se rappelle que la droite nous a menti pendant vingt-cinq ans avec son maniement du libéralisme, la seule perspective est que la gauche nous mentira tout autant avec son futur faux dirigisme, et c’est une assez maigre satisfaction.

    J’ai écrit « peut-être raison » parce qu’il reste une chance, très mince, pour que le nouveau conservatisme, celui du partage consenti du monde entre les riches et tous les autres, ne soit, malgré les scandales qu’il pro­voque, pas sauvé par le conservatisme de la gauche si elle gagne, ou le contentement de soi qu’éprouvera la droite si elle réussit à rester au pouvoir. Cette seule chance consisterait à reconnaître que nous nous sommes trompés et qu’il faudrait essayer autre chose. Je doute qu’elle survive à une présidentielle.

    Stéphane Denis, journaliste, écrivain.

    http://www.valeursactuelles.com/parlons-vrai/parlons-vrai/affreux-%C3%A0-dire20110908.html

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