MalBouffe, FunEmployement, Lobby Pharma: Quand votre Soirée TV rattrape la Réalité

Mercredi soir, zapping d’Envoyé Spécial sur France 2, un reportage sympathique sur les restaurants micro-ondes, suivi du « funemployment », ces gens qui arrivent à vivre « heureux » sans travail pour finir sur le cultissime film « Le Fugitif » sur France 3. Curieusement, docu ou film, l’actualité politique et économique nous rattrape même dans nos divertissements!

Qui n’a pas dégusté dans un restaurant ayant pignon sur rue, dans la Capitale ou dans une ville de province, une entrée, un plat ou un dessert, peu gouteux, difficile à digérer voire franchement immangeable?
Dites-vous que vous avez peut être été victime du fléau des restaurateurs adeptes du micro-onde.
Car malheureusement, la crise n’aidant pas, les entrepreneurs de la restauration se voient de plus en plus tentés de recourir à la technologie et à la facilité plutôt qu’au travail bien fait et des plats « faits maisons ».
2 conséquences:
– Il y a tromperie sur la marchandise puisque si vous allez au restaurant en payant un certain prix, ce n’est pas pour se voir refiler du « réchauffé »
– Quid de la qualité et des ingrédients notamment les matières grasses hydrogénées, les conservateurs, et des impacts sur notre santé?

Et les journalistes de nous présenter un filou tenancier d’un restaurant dit « basque » achetant tout chez Metro. En arrière salle, la brigade et son chef cuisinier ont été remplacés par 6 sri-lankais uniquement là pour vider les poches en plastique, les boites de conserve, camoufler la supercherie en personnalisant le plat (ajout de fromage rapé, amandes effilées…), puis réchauffer le tout au micro-onde. Ah la belle cuisine française!
Cas isolé? Que nenni puisqu’on retrouve le même délire gustatif dans les brasseries parisiennes, piège à touriste, qui pratiquent grosso-modo de la même manière. Les poubelles du soir sont là pour confirmer l’escroquerie.

Point culminant: le marché des plats à réchauffer pour les professionnels de l’arnaque à la restauration.
De grands groupes comme Davigel (groupe Nestlé) ou l’anglais Brake fournissent de plus en plus de plats à des escrocs patentés.
Le plus incroyable, comme on peut le voir dans le reportage, c’est l’accord de grands chefs français pour avaliser de telles pratiques. Lors d’un concours avec un chèque de 5000 euros offert par la firme Blake au meilleur jeune cuisinier du moment, on peut ainsi voir le chef cuisto de l’Elysée en personne vendre son éthique à l’antenne.
Dans la lignée de son employeur…
Et d’apprendre que les chefs français sont là parce qu’ils « se retrouvent dans la qualité des produits bruts de Blake »…alors que juste avant on apprenait que bon nombre de ces produits sous-vides ou en conserve sont fabriqués dans les pays de l’Est. On ose imaginer la qualité de ces produits.

Ainsi on découvre en quelques dizaines de minutes, un monde ignoble, jouant avec notre santé, mettant sur la touche toute une profession et un savoir faire culinaire, encourageant au besoin l’immigration clandestine, dans un seul et unique but: la rentabilité!

Suivait un reportage sur le « funemployment », un état d’esprit, un art de vivre venu des Etats-Unis en Crise dont le principe est de se déculpabiliser d’être chômeur ou chômeuse tout en vivant heureux(se).
Comparaison en France avec plusieurs cas: d’abord une agent de maitrise dans le domaine de la musique qui arrive malgré tout à vivre avec à peine 700 euros par mois. Mais l’autre exemple demeure plus choquant.
Certes « Céline », trentenaire ne s’inscrit plus à Pole Emploi et ne touche plus son indemnisation chômage, histoire d’avoir bonne conscience. Sauf qu’elle habite un…logement étudiant. Et là ni elle, ni ses proches et encore moins le journaliste ne s’offusque de la situation. Assumer le chômage est une chose, user et abuser des avantages offerts aux étudiants en est une autre! C’en est même plus choquant que d’encaisser une indemnisation chômage à laquelle elle aurait pourtant droit.
Tellement facile d’avoir cette bonne conscience quand on ne réfléchit pas plus loin que le bout de son nez!
Dernier cas français, le changement de vie, où ce presque retraité a choisi de s’exiler dans une grande tente dans le « trou du cul de la France ». Pourquoi pas, voilà un magnifique hymne au mot « Liberté »!

Zappons…France 3 rediffusait « Le fugitif » le fameux docteur Kimble (Harrison Ford) pourchassé par la police et le Marshal (Tommy Lee Jones), une histoire vraie devenue culte au cinéma. On se dit que là enfin, voilà un véritable moment de divertissement, pas comme ces reportages.
Sauf que pour rappel, le synopsis se base, en plus de la chasse à l’homme la plus célèbre du cinéma, sur la découverte par un éminent médecin des effets secondaires d’un nouveau produit phare du grand laboratoire pharmaceutique. Ses prélèvements ont été échangés pour truquer l’étude et faire croire que les fils de suture magiques n’avaient que des avantages et aucun effet secondaire notable.
Et de repenser alors à un labo français, actuellement dans l’oeil du cyclone médiatique, s’amusant à jouer aux apprentis sorciers, avec la vie des patients, finançant tantôt le RPR puis l’UMP, tantôt le FN, bidouillant ses études tout en faisant croire à des médicaments miracles…
Sans oublier que ce même laboratoire a dans le milieu des années 90 été le client d’un cabinet d’avocats dont le plus célèbre membre s’appelle…Nicolas Sarkozy.

Ah même en regardant la TV, reportage ou film, pas moyen vraiment de se déconnecter l’esprit de notre triste réalité!

L'aile ou la Cuisse Sarkozy Le Pen

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7 réflexions sur “MalBouffe, FunEmployement, Lobby Pharma: Quand votre Soirée TV rattrape la Réalité

  1. Excellent billet.

    Concernant l’arnaque des restos, je peux en parler car j’ai envoyé chier (et le mot est faible) deux employeurs qui usaient et abusaient du ‘cro-onde tout en se targuant côté clientèle (affichages à l’appui dans le resto et en vitrine) de la qualité naturelle de ses matières premières et de son savoir-faire digne selon lui de la bonne tradition de la cuisine traditionnelle franchouillarde.
    J’ai rendu mon tablier au bout d’une heure, estimant ne pas être payé pour déballer du sous-vide ou décongeler du surgelés à claquer dans le ‘cro-onde ! Nan mais ! J’ai un savoir faire que je compte bien exploiter parce que le plus important pour un cuisto digne de ce nom, c’est de voir le plaisir que prennent les clients à savourer 4 ou 5 heures de labeur en coulisse.

    une astuce simple : quanfd vous êtes servi, attendez 5 minutes, si votre plat est tiède, voire carrément froid, il s’agit de surgelé. Le lat étant cuit ou pré-cuit avant congélation ou conditionnement sous-vide, le ‘cro-onde se contente de l e réchauffer.

    Un plat cuisiner de manière traditionnelle reste, lui chaud parce qu’il a subit préparation, pré-cuisson et cuisson ce qui lui confère une tenue correcte dans l’assiette.

    La première que j’ai appris en étant arpète, c’est l’amour du métier, le plaisir à travailler le produit, le connaïtre et surtout, le savoir faire, le savoir transformer.

    Bonne Yes Week-end et… bonne appétit bien sur !

    ;-)

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  2. Quand Louis de Sarkozy nous propose un choix, c’est plutôt entre la peste et le choléra qu’entre l’aile et la cuisse !!!!! A propos de maladie, j’avais préparé un billet sur la maladie des chefs d’état et bien que cela n’est aucun rapport avec le sujet traité aujourd’hui, je vous l’envoie quand même :

    Dans un ouvrage qui avait fait sensation dans la fin des années 70, « Ces malades qui nous gouvernent », Pierre Rentchnick et Pierre Accoce analysaient dans le détail les pathologies qui ont miné la vie des grands dirigeants contemporains. Tous ces dirigeants politiques ont subi des pathologies qui ont eu des répercussions plus ou moins grandes sur la marche du monde ou du moins sur la marche de leur pays et des pays voisins. Le rapport entre les maladies des chefs d’état et les événements politiques nous éclaire sur les changements et les métamorphoses politiques durant le vingtième siècle,
    Par contre ce livre n’évoquait pas le cas suivant : La maladie de Gilles de la Tourette, connu aussi sous le nom de Danse de Saint-Guy C’est une grave affection neurologique qu’on devrait nommer syndrome puisqu’elle se traduit par les diverses manifestations suivantes, à des degrés variables :
    1/ Troubles obsessionnels-compulsifs (TOC) ; (tels que la collectionnite aigue de stylos de luxe ou de montres de grand prix).
    2/ Tics verbaux et sonores : la coprolalie, symptôme touchant entre 10 et 15 % des cas recensés ( du grec ancien copros Κόπρος , « excréments» et λαλέω / laleô, « parler » : tic de langage qui consiste à dire de façon inusuelle des mots grossiers ou vulgaires. Même si le préfixe copro- dénote les excréments, il indique ici une grossièreté plus générale) et l’écholalie, (tendance spontanée à répéter systématiquement tout ou une partie des phrases, en guise de réponse verbale. Le mot a une origine grecque : Écho (εχο) (nymphe qui a donné son nom au phénomène de l’écho) et Lalie (λαλο) (langage).plus fréquente.) L’écholalie peut parfois se confondre avec une technique de communication : la reformulation :
    Exemples de coprolalie : « Casse toi eh pauv’con », « Descends ici, si tu veux t’battre », « Messieurs les pédophiles, au r’voir » ….
    Exemple de reformulation tournant à l’écholalie du fait de son usage immodéré dans les pseudo interviews : « Vous voulez savoir ce que m’a dit tel grand de ce monde, eh bien j’vais vous l’dire » ….
    3/ Tics moteurs (spasmes musculaires) affectant le cou, les membres supérieurs, le tronc et aussi, dans plusieurs cas, le visage avec grimaces et crispations incontrôlées.

    Généralement, le syndrome de la Tourette est diagnostiqué vers l’âge de 16 ans. Cependant, la maladie apparaît en général entre 3 et 8 ans, et on lui connait une prédominance masculine (3 garçons pour 1 fille). Il fut décrit en 1885 par le neuropsychiatre français Gilles de La Tourette.
    Il est possible de la traiter par des neuroleptiques tels que la risperidone, des antidépresseurs (associés à la neurosécrétion de sérotonine) ou encore des anxiolytiques (benzodiazépines).
    À ce jour, l’étiologie est inconnue, mais on suppose qu’il serait causé par une dysfonction de certains récepteurs cérébraux aux neuro-médiateurs. Une de ces substances neuro-médiatrices est la dopamine, et l’hypothèse simplificatrice serait que le syndrome de Gilles de la Tourette est l’opposé de la maladie de Parkinson. Le syndrome de Gilles de la Tourette n’évolue jamais vers la démence.(On est rassurés !!!!!)

    NB 1 : la non réception aux médiateurs peut aussi se traduire par « Je reçois les syndicats, je fais semblant d’écouter leurs conneries et je fais voter par les godillots ce que j’avais promis à mon frère qui fait du fric dans les assurances sociales ».
    NB 2 : Un axe de travail intéressant pour les neuropsychologues : Etudier les liens entre l’évolution du syndrome de Gilles de la Tourette vers la maladie du pouvoir. Piste de recherche : la dichotomie entre la démonstration décomplexée, affichée et réitérée du fric bling bling et la pratique honteuse et cachée de la corruption et des rétro commissions.

    Les maximes du jour :
    Ce n’est pas parce que l’on a pratiqué les rétro commissions pour financer une élection qu’on doit pratiquer des rétro réformes en guise d’œuvre majeure d’un mandat électif.
    Le rétroviseur en politique sociale est la plus grande invention de la droite depuis la suppression malheureuse du travail des enfants dans les mines.

    Malgré tout, bon week-end à toutes et tous !!!!

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  3. Et dire que dans un mois le summum de la débauche de malbouffe et d’arnaques aura atteint le pays tout entier grâce aux grandes surfaces ! Ca va au moins creuser deux sortes de trous : celui de la sécu par les consultations pré-mortem qui s’ensuivent et celui du cimetière pour les fossoyés de l’estomac. Je vous épargne tout détail pour le troisième trou par lequel on soulage les excès qui est le même que celui par lequel les clients se sont fait truander juste avant.
    L’article est excellent et les commentaires non moins. Un régal en forme d’antidote qui illustre bien que l’esprit peut encore résister aux truands de toutes sortes.
    Un petit billet encore frais accompagné d’un article du Canard contre les laquais de la malbouffe : http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/11/26/19706288.html

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  4. Petite filmographie sur la malbouffe (merci à Wikipédia) :

    « La Grande Bouffe », film franco-italien réalisé par Marco Ferreri en 1973, montre les rapports complexes de l’Homme à la nourriture. Quatre amis, Marcello le pilote de ligne, Ugo le restaurateur, Michel le réalisateur de télévision et Philippe le juge vivant avec sa nourrice, se réunissent lors d’un week-end pour se livrer à un suicide collectif gastronomique. Ugo se charge de la confection des plats tandis que Marcello fait venir des prostituées. Toutefois, effrayées par la tournure que prennent les événements, celles-ci s’enfuient au petit matin et seule reste l’institutrice Andréa, fascinée par l’entreprise suicidaire des protagonistes, et qui fera office de substitut maternel. Le film fut très controversé lors de sa sortie. Se posant comme une critique de la société de consommation, il fit scandale au Festival de Cannes en 1973. Hué à Cannes lors de la présentation du film, Philippe Noiret répondit aux critiques : « Nous tendions un miroir aux gens et ils n’ont pas aimé se voir dedans. C’est révélateur d’une grande connerie ».

    « L’Aile ou la Cuisse » est un film français de Claude Zidi sorti en 1976. Le personnage de Tricatel interprété par Julien Guiomar est librement inspiré de l’industriel français Jacques Borel, le « Napoléon du prêt-à-manger » incarnant la malbouffe des années 1970 et à l’instar de Jacques Borel, Jacques Tricatel est une personnalité pragmatique et relativement rustre. Ce film voit le face à face entre deux monstres sacrés : Coluche alors en pleine ascension et Louis de Funès de retour après un double infarctus. Une équipe de réanimation était présente sur le plateau, prête à toute éventualité, ainsi qu’une ambulance, toujours prête à partir. Le producteur Christian Fechner eut d’ailleurs énormément de mal à conclure un contrat d’assurance pour le tournage. La forme, les couleurs, la typographie et le nom du Guide Duchemin ne sont pas sans rappeler ceux du toujours très célèbre Guide Michelin, il en est de même pour les « fameuses étoiles ».

    « Grosse fatigue » est un film français par Michel Blanc, sorti en mai 1994. Il contient une tirade sur la « bouffe préchiée » déclamée par l’acteur Philippe Noiret. Ce film est né d’une mésaventure de l’acteur Gérard Jugnot, grand ami de Michel Blanc. Celui-ci a effectivement été victime d’une usurpation d’identité de la part d’un sosie qui effectuait des animations dans des grandes surfaces de la région parisienne. Ce désagrément a été rapidement réglé devant la justice mais Bertrand Blier et Michel Blanc y ont trouvé la base d’un nouveau scénario.

    « Super Size Me » est un film documentaire américain réalisé par Morgan Spurlock et sorti en juin 2004. Le journaliste décide de se nourrir exclusivement chez McDonald’s pendant un mois et enquête à travers les États-Unis sur les effets néfastes du fast-food et de la célèbre chaîne spécialiste du hamburger, qui entraînent l’accroissement de l’obésité. Fin 2004, soit six semaines après la sortie du film au festival de Sundance, la société McDonald’s a retiré de la vente le format Super Size, menu géant sans équivalent hors des États-Unis, tout en niant que les deux événements soient liés. Une série de salades et de sauces allégées a également été commercialisée par la société après la sortie du film. Le film, documentaire de cinéma sorti en salle, profite de la dynamique et s’inscrit dans la mouvance de documentaires militants lancée par Michael Moore avec ses films Roger and Me, Bowling for Columbine et surtout Fahrenheit 9/11.

    « Fast Food Nation » de Richard Linklater, adapté du livre éponyme sur la restauration rapide et sorti en novembre 2006 est basé sur le livre Fast Food Nation, écrit par Éric Schlosser. Ce dernier a aussi participé à la création du film : il en est le co-scénariste et le producteur délégué. Ce film reprend les idées développées par Schlosser dans son livre d’enquête sur l’industrie de la restauration rapide. Richard Linklater et Éric Schlosser ont repris le documentaire pour en faire une fiction. Fast Food Nation a eu un fort succès dès sa sortie, puisqu’il a provoqué de nombreux débats quant au fonctionnement de l’industrie du fast-food. Le quotidien américain The New York Times a décrit ce film comme « le film politique américain le plus important depuis Fahrenheit 9/11 de Michael Moore ».

    « Nos enfants nous accuseront » est un film documentaire français produit par la société J+B Séquences, écrit et réalisé par Jean-Paul Jaud, présenté à la presse à Cannes le 22 mai 2008 et sorti sur les écrans le 5 novembre 2008, dont le thème central est l’empoisonnement des aliments par les toxines (pesticides, fongicides, engrais, etc.) de la chimie agricole. Le DVD du film est sorti le 26 octobre 2009. Ce film raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, conscient du danger sanitaire qui menace une jeune génération exposée aux 76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays. Enfants, parents, enseignants, paysans, élus, scientifiques et chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leurs travaux. Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposent des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités.

    « Danger dans nos assiettes », film documentaire réalisé par Philippe Borrel en 2008.

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    1. @Castronovo @Loubomyr
      C’est bien triste: nous en sommes arrivés à consomme du Bio, non pour manger BIO réellement, mais plutôt pour limiter les produits néfastes consommés.
      Car évidemment ne soyons pas dupes, suivant les labels, suivant les pays de production, les produits dits « bio » présentent certainement des traces de produits tels que pesticides, insecticides. La seule différence étant la quantité.
      Et oui ce n’est pas 3 ou 5 ans que les sols gorgés de saloperies peuvent passer d’une agriculture intensive à du bio.

      Cdt,
      Cpolitic

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  5. Bonsoir !

    Sans doute hors-sujet mais je tiens à pondre ce qui suit afin d’aaporter un peu de réconfort à celles et ceux qui, fêtes de fin d’année oblige, mangeront sans doute un peu de foie gras, spécialité culinaire qui fait débat à nouveau concernant le gavage des oies.

    Certes, la façon industrielle lourde parce que mercantile est à proscrire. Mais pour les biens-pensants qui s’offusquent entre deux toasts j’aimerai faire part de ce détail qui trouve sa foi, justement, dans le gavage naturel de l’oie et qui donna ensuite ce précieux mets festifs.

    Il y a 4 siècles de celà, changement climatique oblige (et oui, déjà !) une partie de la faune dû migrer d’Asie pour venir en contrée d’europe de l’ouest plus clémente. Une partie de cette faune, des Oies, durent migrer de long vol. Avant l’envolée, ces oies se gavaient de figues, jusqu’à s’en faire exploser la panse et donc le foie. Quelques Hommes avisées de ce foie repus en firent par moult savantes cuisines une terrine qui, à ce jour encore régale les papilles de qui peut apprécier.

    Je suis contre le gavage absurde. Il existe encore des élevages qui préconisent le gavage naturel. Mais trop peu.

    Je vais cuisiner quelques foie gras pour offrir à des amis et les lobes que je travaillerai seront issus de ces exploitations naturelles. Ça a un prix : celui de savoir mais aussi celui du savoir faire.

    A bientôt !

    Ervé

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