Jeux en Lignes: Arjel, Lobbies et Mister Cash

Il en faut du courage voire de l’abnégation pour suivre la chaîne Public Sénat. Si certaines émissions sont littéralement insoutenables, notamment celle d’Elkabbach, la franchise impose de reconnaître que certains reportages constituent de vraies pépites nous éclairant sur les arcanes du pouvoir et notamment, le processus législatif.

Ainsi le documentaire rediffusé « Les yeux dans les Jeux » d’Elise Aicardi se concentrait sur la naissance de la loi régularisant les paris en ligne et autres jeux d’argent. Il était suivi d’un débat animé par Benoît Duquesne, entouré du créateur de Zeturf.com site de vente en ligne basé à Malte, d’un psychiatre spécialiste des addictions, du rapporteur de la loi François Trucy (UMP) et d’un joueur professionnel.

Voici résumées ici les quelques constatations faites à l’issue du visionnage:
D’emblée ce qui a été le plus choquant, demeure sans aucun doute possible, le rythme effréné auquel le gouvernement a soumis le rapporteur et les différents parlementaires.
Quoiqu’il puisse arriver, il fallait selon le pouvoir en place que tout soit bouclé d’ici la coupe du monde de football en Afrique du Sud.
Les mauvaises langues y voyaient la pression des lobbies souhaitant ne pas rater le coche avec, dans la ligne de mire l’incroyable marché français des jeux en ligne estimé à 40 milliards d’euros!
Les autres arguant qu’un tel événement imposait de créer des règles pour éviter toutes dérives sur le web. Ne pas nier la réalité et la réguler avant d’être débordé. Pourquoi pas après tout.
De plus, la loi européenne imposait l’ouverture du marché, avant de se rétracter dans une décision de justice proposant soit de libéraliser soit de conserver le monopole mais aux bénéfices d’opérations humanitaires. Le gouvernement a choisi de vendre aux plus offrants plutôt que la générosité qui aurait obligé la FDJ à cesser les jeux disponibles aux mineurs que sont les « petits cochons » ou le « rapido ». Le choix fut vite fait…

Autre point troublant: l’Arjel, Autorité de régulation des jeux en ligne, au cœur même de cette loi, qui avant même sa promulgation était déjà en pleine constitution. Une première dans l’histoire législative française. Ainsi Jean-François Vilotte, son directeur, « travaillait masqué » dixit le documentaire, et tout se faisait en coulisses, dans le dos du rapporteur UMP de la loi.
Preuve ultime de la précipitation prouvant, comme trop souvent, que les lobbyistes pilotaient la loi et non les parlementaires. Formidable parodie de démocratie.

Les lobbyistes sont les invités du Fouquet’s Le Parti Socialiste, via son représentant à l’Assemblée Nationale Jean-Marc Ayrault, n’y est pas allé de main morte en conviant une conférence de presse sur ce thème suivi de la réalisation d’une vidéo. Celle-ci présentait la liste des invités de Sarkozy lors de sa victoire présidentielle en incrustation avec les groupes de communication et de médias comme des milieux d’affaires liés au sport. Citons notamment Stéphane Courbit, fondateur d’Endemol, Martin Bouygues propriétaire de TF1, Mr Partouche, directeur général des casinos du même nom, Enrico Macias, actionnaire de Partouche.
Le reportage nous montrera aussi Marc Simonici, fondateur de Meetic et du site de paris en ligne Winamax, accompagné de sa tête de gondole Patrick Bruel, expliquant au rapporteur le bienfondé et l’utilité d’une telle loi dans les temps…pour leurs petites affaires.
Officiellement « le parlement ne regarde pas les amitiés des uns et des autres », selon Mr Trucy. La réalité, comme la gabegie de la grippe A, nous prouve tous les jours le contraire.

La démocratie réserve des surprises. Les deux lobbyistes précédemment cités, Bruel et Simonici, ont dû faire le déplacement pour convaincre de retirer un amendement d’un sénateur UMP de l’Aveyron. Celui-ci avait fait passer in extremis le texte précisant que les entreprises de jeux devaient vider (et le prouver) leur listing client lors du changement de statut lors de l’ouverture du marché, histoire de ne pas favoriser celles ayant eu pignon sur web en pleine illégalité.
Selon un responsable de Unibet basé à Londres, cet amendement entraînait une perte de 4 mois, avec les conséquences financières liées à la reconquête de la clientèle. La voix off du reportage estimait au contraire la perte à seulement un mois.

Préjugés à gogo Le reportage comme le débat ont été l’occasion de beaux échanges reflétant l’état d’esprit et l’honnêteté intellectuelle des participants.
Ainsi Emmanuel de Rohan Chabot, PDG de Zeturf.com, a osé un démesuré: « les gens ne sont pas là pour gagner de l’argent, on vend de la distraction, c’est pour jouer! »
Il faut l’avoir entendu pour le croire. L’intéressé aimerait nous faire croire que les jeux en ligne n’ont d’autres utilités que de faire passer le temps, sans aucun appât du gain. Il aurait expliqué qu’une marmotte mettait les gains des vainqueurs dans du papier d’alu, il eut été plus crédible. Un côté insolite et incroyable que n’a pas manqué de relever le journaliste-animateur du débat.

Véritable problème de morale. Parlons gros sous justement. Le débat a levé le lièvre: les intérêts financiers. Outre le marché de 40 milliards d’euros, l’Etat percevait avant la loi, environ 5 milliards 600 000 euros de taxes au profit de la sécurité sociale notamment.
Or avec la nouvelle loi, et l’abaissement de la taxe à 8,5% à l’ensemble des prestataires de jeux en ligne (notamment l’ancien monopole Française des Jeux (FDJ), PMU), l’Etat perd plus de 5 milliards d’euros virtuellement. Un manque à gagner dans lequel se sont engouffrés les opposants à la loi car suscitant un curieux paradoxe.
Alors que celle-ci avait pour but de réguler, l’Etat français en raison de ce manque de recettes, a désormais tout intérêt à ce que les français jouent! Car plus ils dépensent, plus il y a de taxes collectées. Un comble alors puisque le but de la loi est de protéger les consommateurs et leur santé, comble dénoncé par Aurélie Filipetti arguant que « la France ne doit pas faire concurrence à des choses illégales ». Sinon autant rendre « légal le cannabis »!
Le reportage précise même que la nouvelle réglementation va inciter des gens qui ne jouaient pas à jouer pour refinancer l’Etat, en ponctionnant un marché juteux.
Une conséquence évidemment volontairement oubliée de part le rythme effréné imposé aux législateurs.

Santé des français
Protéger les gens les plus modestes face à la déferlante publicitaire ne semble donc pas à l’ordre du jour…comme tout le monde a pu le constater une fois la loi promulguée.
Concernant les personnes interdites de jeux, les opérateurs devront se procurer et vérifier auprès du ministère de l’intérieur, le listing mis à leur disposition.
Pour l’identité et l’âge des utilisateurs, les clients doivent fournir la photocopie de leur carte d’identité. Certes l’opération doit être vérifiée par l’Arjel mais à chaque fois, on retrouve que l’opérateur est au cœur du processus de contrôle. Étrange procédé qui vise à rendre le contrôlé…contrôleur! Nul besoin d’être extralucide pour comprendre les futurs dérives. Le cas des « joueurs qui jouent trop » a également été soulevé: dans la mesure où tout est relatif, à quelle fréquence d’utilisation du service proposé, l’opérateur cataloguera un joueur « excessif »?
Fort heureusement, comme le précisait le psychiatre spécialiste de l’addiction, une telle loi possède l’avantage de prendre en compte l’addiction en tant que maladie. Même si la révolution ainsi créée prend clairement la santé des français – les plus fragiles – en otage. Auparavant, il n’y avait rien, aucune mesure depuis 1980, année de parution de la liste des jeux addictifs et pathologiques, aucune formation des soignants, aucun budget!

Hasard, vous avez dit hasard? Bien curieusement, le terme de hasard a été associé aux jeux. Il est vérifié dans le cas de jeux de cartes ou de dés, quand il n’y a aucune triche. Or en ligne, nous sommes par définition dans l’univers du web et donc de l’informatique.
Et il est bien connu que justement, en informatique, il ne peut y avoir de hasard parfait, comme dans le monde « réel ». Car tout programme repose sur des algorithmes mathématiques prédictifs.
D’autre part, le fait de jouer à distance implique qu’on ne peut contrôler efficacement les agissements côté serveur, dans les locaux de l’entreprise. La triche est toujours possible en informatique, l’affaire Clearstream, pas celle des listings mais celle des transactions frauduleuses, l’a bien montré, avec des scripts échangés lors des contrôles financiers puis replacés lors des traitements quotidiens. Dans le cas des jeux en ligne, quels peuvent être les arguments des opérateurs?

Étrange déroulement du processus législatif
Outre le rythme, confondant vitesse et précipitation, le téléspectateur a pu être étonné d’un fait troublant: au moment de voter la loi, celle-ci a été entretemps amendé en coulisse par le propre parti de son rapporteur, l’UMP. François Trucy déclare devant ses collègues qu’il est « atterré » de constater que les 136 auditions écoutées ont été faites « pour rien », ses propositions étant retoquées. Le même Trucy sortait étonnamment satisfait lors de la promulgation de sa loi et de la reconnaissance de son travail. Un flou (lié au montage?) qui entretient le doute quant à la manipulation de la loi. En outre, comme à l’accoutumée, tous les amendements du PS ont été rejetés en séance public, prouvant que le problème ne vient pas d’un manque d’idées.
Et qu’est devenu l’amendement du sénateur UMP de l’Aveyron réinitialisant les listings client?
Au final, pour voter dans les temps le texte, l’assemblée nationale s’est pliée à la version du sénat… une pratique très rare, jetant encore plus le trouble sur les pouvoirs des lobbies chez nos parlementaires.

Vilains petits canards
Pour les opérateurs de jeux en ligne qui n’auraient pas demandé une autorisation (et reçu) de l’Arjel, les sanctions sont prévues:
– 100 000 euros amende pour la publicité illégale
– blocage du site via les FAI, fournisseurs d’accès à internet
Un blocage qui relance le débat du contrôle de la toile mondiale, débat lancé par Hadopi. Car on imagine aisément que la liste des sites illégaux pourraient très bien à l’avenir s’étendre, pour d’autres réformes via d’autres ministères, à des sites d’actualités ou des blogs d’opposition politique.
Et les FAI, garants de la neutralité d’internet, ne souhaitent pas – pour le moment – mettre la souris dans l’engrenage de la censure.
De toute manière, le débat nous rappelle que le blocage IP si à 10% de chance de réussir de part les contraintes techniques. Pour les problèmes liés aux comptes bancaires, les mesures ont 20% de chance d’y parvenir, ceci dépendant du bon vouloir des banques.
A brèves échéances, si l’Etat n’arrivait pas à réguler le système ainsi mis en place, on imagine aisément que les opérateurs légaux pourraient porter plainte devant l’incapacité de celui-ci à tenir les portes fermées de ce vaste marché bien juteux. Et vu le succès de France.fr, la simple partie technique laisse présager du pire.
Quant au bâton d’empêcher la publicité aux opérateurs illégaux, selon son PDG, zeturf.com a réussi à survivre sans faire de la publicité sur le territoire français, rendant bien futile l’argument du rapporteur UMP.

Remarques annexes
Le débat permet d’approfondir voire de découvrir certains points du problème. On apprend pèle-mêle que le Québec, bien qu’avec un monopole de l’Etat, met à disposition des machines à sous dans les lieux publics, niant forcément les risques sanitaires et sociaux. Impliquant de fait une réelle volonté des pouvoirs publiques en plus du monopole pour contourner les risques.
Un joueur professionnel invité nous fait part le concernant de ses revenus 100 000 euros par an net d’impôts! Selon lui, dans un magnifique geste de solidarité, il ne demande pas en échange le RMI. Trop aimable! Seule contrariété pour lui avec cette libéralisation: la taxation des mises.
Concernant le retard dans la réforme, le rapporteur de l’UMP avoue que tout est lié à…la réforme constitutionnelle, qui, rappelons-le demeure une volonté présidentielle. Car en octroyant des nouveaux pouvoirs parlement, les ordres du jour sont bouleversés et le gouvernement ne peut plus passer ses propres textes en temps et en heure. Joli coup!
Autre information: la distinction des modèles de paris en ligne, les paris dits « mutuels » et avec « brokers »: les premiers étant plus sûrs dans la mesure où celui qui prend les partis réparti les mises entre les joueurs vainqueurs. La tentation d’influer sur le résultat devient très limitée.
Avec cette nouvelle réglementation, les opérateurs de jeux en ligne peuvent proposer du poker, des courses hippiques, des paris sportifs, mais pas de machines à sous réservées aux casinos (Partouche notamment) Le monopole actuel conserve les autres types de jeux.

Et le sport?
Curieusement le sujet du Sport, dans le cas de paris sur des courses de chevaux ou sur des matches de football, est resté très limité dans le débat, encore plus dans le documentaire. Certes il ne sera pas possible de parier sur des événements lié à un seul homme (nombre de cartons jaunes, coups de sifflet, chutes…), les échanges de paris seront impossibles, mais là encore la cellule de surveillance étant l’opérateur lui-même, on en revient au même problème: c’est le contrôlé qui contrôle!
Mais tout ce marché naissant va nécessairement injecter de l’argent, beaucoup d’argents dans le système et entraîner des appétits et des convoitises.
Inutile de faire de hautes études pour comprendre que les cas de dopages, de manipulation de matches vont certainement pulluler d’ici 5 à 10 ans.

Qu’en reste-t-il? Que cette loi est un pur produit du lobbying. Que la santé des français a été clairement ignorée. Que les futures victimes seront constituées par les milieux les plus modestes de la population (selon les statistiques 52% des ouvriers jouent aux jeux d’argent) Que notre système législatif est clairement corrompu et entrainera par ce type de loi, des conséquences sociales probablement désastreuses.
Que notre sécurité sociale va évidemment subir les impacts financiers des sacrifices fiscaux comme des prescriptions liées aux dépressions des futurs malades.
Et ce cas résume finalement bien le président Sarkozy: bien qu’élu au suffrage universel direct, son illégitimité provient du fait qu’il ne protège pas les plus démunis, les plus fragiles d’entre nous, mais qu’au contraire il vend aux financiers les biens du pays sacrifiant par là même les intérêts économiques et sociaux. Quant aux valeurs du Sport, elles seront bientôt à ranger aux vestiaires.
Mais le rapporteur souhaite nous rassurer: il a obtenu un suivi de la réforme avec un nouveau rapport dans 12 mois. Quand on connaît le devenir des rapports en Sarkozia…

Remercions finalement, pour le travail rendu aux lobbies, le ministre du budget de l’époque, grand fer de lance de la manœuvre, un homme au-dessus de tous soupçons, un certain Eric Woerth.

eric woerth mister cash

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Une réflexion sur “Jeux en Lignes: Arjel, Lobbies et Mister Cash

  1. Tout ceci est déconcertant, ignoble et inquiétant. Imaginons aujourd’hui les conséquences d’une généralisation du vote électronique aux élections nationales… La triche est assurée. Le problème est à surveiller, et si d’ici 2012 le droit (et la possibilité) de vote existe encore, il faudra lutter pour ne pas se voir imposer le vote électronique.

    Que n’avons-nous pas été plus convaincant avant. :’-(

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  2. A la fin du vingtième siècle il y avait le RPR, Pasqua et les affaires louches de casinos.
    Au début du vingt et unième siècle, il y a l’UMP, Woerth-Sarko et les affaires louches de jeu en ligne.
    Le parallèle est saisissant mais on est passé de l’artisanat à la grande cavalerie industrielle !!! …sans oublier qu’entre les deux il y a eu l’avènement de la spéculation fondée sur des modèles mathématiques et de l’économie casino dirigée par les banksters. Au secours, oh grands apôtres du vrai libéralisme économique des années 1900, au secours, ils sont devenus fous !!!!
    Ce blog du jour va encore donner la migraine à Geneviève, alors pour l’aider à décompresser, je l’invite à aller sur le site http://www.decroissance.org/ qui a mis en exergue la citation suivante :
    « Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. » Kenneth Boulding (1910-1993), président de l’American Economic Association.

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  3. CPolitic

    Un article où il ne manque rien pour une information parfaitement rédigée. Le problème des jeux était encore un thême qui n’avait pas été abordé, voilà qui est fait. J’ai joué deux fois à Las Vegas, très peu, juste pour essayer, quant aux jeux de grattage, j’ai dû faire un essai, mais je ne suis pas heureuse sur ce plan, je n’ai, jusqu’à ce jour, rien gagné à quoi que ce soit, mais on dit malheureuse aux jeux, heureuse en amour, enfin ce sont des…..on dit…. affaire à suivre, je parle de votre article bien sûr….

    Loudomyr

    Merci de me conseiller, je sais que vous avez de saines lectures…. une bien belle citation….Pasqua et les affaires louches ne sont pas tellement loin, question casinos….c’est une véritable mafia… je ne suis restée que 48 h à Las Vegas, mais j’ai pu me faire une idée de la façon dont on pouvait se faire plumer sans même s’en rendre compte.

    Bonne soirée
    genevieve

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  4. sans oublier que les ARJELIENS sont racistes puisqu’ils nous privent de jouer avec des joueurs d’autres pays …

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  5. cette loi n est pas faite puor les joueurs mais pour l etat et sutout les amis de l etat elle ne protege pas les joueurs mais les rackets en plus comme dit culdoignon dans le pays des droit de l homme on censure internet au profils des amis du gouvernement quand va t on privé la ligue 1 de coupe d europe et tous les sportifs de competitions internationale c est vraiment scandaleux

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    1. @cigare13
      Nous nous approchons dangereusement de la Russie et de l’Italie: un Etat mafieux, capable de sacrifier le peuple au profit d’intérêts privés.

      Cdt,
      Cpolitic

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  6. Et encore, ce reportage est loin d’être aussi objectif qu’il pourrait l’être. On voir bien qu’il a été fait par une journaliste qui n’a rien, de près ou de loin, à voir avec l’industrie des jeux en ligne. S’ils avait été fait par des personnes averties un peu plus contestataires du système il aurait pu être encore plus acerbe envers le milieu en place qui a joué de son pouvoir de manipulation et de manipulé pour édifier en urgence une loi qui n’en demandant pas tant.

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  7. Bonjour,

     » Alors que celle-ci avait pour but de réguler, l’Etat français en raison de ce manque de recettes, a désormais tout intérêt à ce que les français jouent ! Car plus ils dépensent, plus il y a de taxes collectées. Un comble alors puisque le but de la loi est de protéger les consommateurs et leur santé, comble dénoncé par Aurélie Filipetti arguant que « la France ne doit pas faire concurrence à des choses illégales ». Sinon autant rendre « légal le cannabis »!  » Jouer devient donc une œuvre humanitaire où chaque français est invité à renflouer la sécu. pendant le débat Hadopi, j’ai formulé ma réflexion dans cet article qui date de avril 2008 :http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/un-tapis-rouge-pour-la-mafia-du-54674 je n’étais pas loin du compte.

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    1. @LisaSion
      Oui, il était prévisible de s’attendre à ce boulevard offert à la mafia des jeux d’argent pour le plus grand mépris du peuple et des plus fragiles.
      Un peu de mal à comprendre, j’avoue, votre article sur « le tapis pour la mafia du sexe » et le lien avec hadopi dans la mesure où vous faites référence à bon nombre de législations et de mode. Si vous pouvez nous éclairer…

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  8. J’oubliais, les tranquillisants super chers auxquels sont abonnés plus ou moins réguliers vingt millions de français, c’est du cannabis interdit par la loi, mais reconditionné par l’industrie pharmaceutique…

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