Sarkozy, l'Associé du Diable Mafieux Poutine

Alors que notre parodie de président de la République Bananière va récupérer politiquement et à bon compte le très populaire Tour de France – en invitant à 19h ce soir les français vainqueurs d’étape – force est de constater que la situation politique dans ce pays empire…
Car non content d’avoir du sang sur le main (scandale Karachigate) et de l’argent plein les poches (affaire de la Fondation Hamon, affaire Woerth/BettencourtGate, affaire Wauqiez…), le National Sarkozisme fricote avec ce qui se fait de pire sur la planète, question relation politique sulfureuse.

Si vous suivez régulièrement l’actualité, vous vous souvenez de l’entente plus qu’amicale entre un Nicolas et son gourou Outre-Atlantique, George Walker Bush. De la même manière, vous vous rappelez sans doute de l’accord politique et secret (sic!) entre le Parti Communiste Chinois et la droite dure française, l’UMP, relatée ici même.
Continuant dans l’ignoble, les magouilles crapuleuses et autres trafics en tout genre, la bande à Sarko a ainsi montré depuis plusieurs mois l’étendue et les conséquences de ses tractations avec la mafia russe du couple Poutine/Medvedev, tout cela au nom de la France et avec l’argent bien public, pour des intérêts financiers bien privés.

poutine sarkozy associé du diable

1ère exemple concret: les 2 futures tours jumelles de La Défense qui seront construites pour la filiale française Hermitage du groupe russe Stroïmontage par le groupe de BTP français Bouygues. Une construction en lieu et place de HLM, en expropriant manu-militari si besoin, les habitants défavorisés.
Rien n’est trop beau pour le National Sarkozisme auquel les russes mafieux ont dû vanter avec le cynisme le plus profond, les remplaçantes des twin towers new yorkaises, symbole du rayonnement Sarkozien et de l’amitié (financière) franco-russe. Car tout cela se fera évidemment avec tous les bakchichs imaginables ou non, à l’attention de chacune des parties prenantes.
La collusion entre l’empire du BTP Bouygues et le bras long de l’UMP sur le quartier d’affaires de la Défense semble être le terrain propice à tous les scandales politico-économico-financiers.
Vous avez aimé l’affaire Bettencourt/Woerth/Sarkozy/Pécresse? Vous allez adorer le prochain Défensegate, d’autant que nous retrouvons en guest star, le parrain des Hauts de Seine, André Santini, promu président du Grand Paris et le pistonné Jean Sarkozy, administrateur de l’EPAD.
Un établissement qui a signé une lettre d’intention avec le patron d’Hermitage, un certain Emin Iskenderov – déjà soupçonné de corruption dans d’autres affaires, mais proche d’un certain Poutine.
Tous les pions semblent bien en place pour la plus formidable arnaque du Sarkozisme pactisant avec les industriels et banquiers russes véreux, des banquiers qu’évitent nos banques françaises de part leurs relations sulfureuses avec la Mafia. L’UMP, elle, ne s’embarrasse visiblement d’aucune morale et prend le risque de participer à des opérations d’envergures de blanchiment d’argent sale.
« On ne savait pas » oseront-ils dire dans quelques années?

Mais le plus grave dans cette histoire – outre l’expropriation des habitants, outre les financements occultes de parti politique ou à titre personnel – ce sont les conséquences politiques pour la France.
Car même si le Parti Socialiste (ou un autre) parvenait au pouvoir en 2012, pourra-t-il pour autant, sans risque, sans contrepartie crapuleuse, démanteler cet imbroglio mafieux?
Rien n’est moins sûr si nous prenons à titre de comparaison le scandale Eurodif: depuis 1956, l’Iran et la France débutent leur collaboration dans la recherche scientifique nucléaire. En 1974, sous la présidence française de Valéry Giscard d’Estaing, l’Iran entre dans le capital d’Eurodif, le consortium européen d’enrichissement de l’uranium, qui doit lui permettre à terme d’obtenir 10% de la production. L’Iran investit parallèlement 1 milliard de dollars à la France via le CEA.
Sauf qu’avant la construction de l’usine à Pierrelatte d’Eurodif, bornant le remboursement de ce prêt, le Shah d’Iran est renversé et le mollah Khomeiny prend le pouvoir pour imposer un état islamique.
En 1981, l’usine est construite, et en vertu du contrat signé par son prédécesseur, Khomeiny demande le remboursement du prêt et la production d’uranium enrichi prévue.
La France refusant, elle se trouve alors en contravention avec la législation du commerce internationale, et à la merci de prochaines actions violentes.
Contrat cassé dit effectivement pressions diplomatiques officielles, mesures de rétorsions visibles ou invisibles allant jusqu’à des menaces de mort à l’encontre de population civile pour faire plier les pouvoirs politiques adverses, avec son cortège de prises d’otages.
D’où la vague d’attentat sanglant de 1986: des représailles ignobles pour faire plier Mitterrand et le forcer à appliquer les contrats signés avec les fanatiques religieux.
L’affaire Eurodif entre l’Iran et la France ne prendra fin qu’avec les 2 versements de 330 millions de dollars de la France à l’Iran de Khomeiny, en novembre 1986 et décembre 1987. Entre temps, Georges Besse, président du directoire et fondateur d’Eurodif en 1974, puis DG de la Cogema jusqu’en 1982, fut par hasard tué par les terroristes d’Action Directe, soi-disant en raison de ses fonctions de simple PDG de Renault.
Ainsi donc, notre Petit Nicolas semble bien parti pour allumer une mèche impossible à éteindre même après son départ, d’un poste à jamais inadapté pour lui. Son père spirituel en politique Jacques Chirac, lui, a mis plus de 15 ans à éteindre la mèche Eurodif, quant à celle de Karachi

2ème exemple concret: En plus du contrat de ces twin towers, les récents accords franco-russes ont vu se concrétiser un partenariat entre les deux géants GDF Suez et Gazprom.
GDF Suez n’est autre que l’ancien fleuron privatisé GDF, bijou de famille de l’État français vendu par des politiciens corrompus au profit unique de leurs amis financiers, allant au détriment de l’intérêt industriel, économique et social de la France comme de leurs propres promesses.
Petit retour en arrière, où un certain Nicolas Sarkozy martelait aux salariés inquiets qu’« Il n’y aura pas de privatisation d’EDF et GDF »

Pourquoi « corrompu »? Un terme osé certes mais comment déduire autre chose quand on sait que l’entreprise fusionnée avec GDF n’est autre que Suez, dont le second principal actionnaire est qu’Albert Frère (via Groupe Bruxelles Lambert), soutien financier d’un certain…Nicolas Sarkozy, alors Ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, qui conclura le changement de statut EDF/GDF.
Gazprom, elle, cumule depuis 1954 le statut de premier exploitant et le premier exportateur de gaz au monde.
Et paradoxalement, alors qu’en France, les politiciens néoconservateurs (de droite comme déguisés de gauche) nous obligent à privatiser nos joyaux industriels à tour de bras pour rester en conformité avec l’OMC et l’économie de marché européenne, Gazprom reste sous un contrôle étroit de la sainte mère Russie, à hauteur de 50% du capital de cette société anonyme. Subtil tour de passe pour transformer un colosse industriel en véritable outil stratégique aux bénéfices de la Mafia Russe.
N’oublions pas le statut privilégié de GDF Suez, qui toute privée qu’elle est, peut dorénavant se permettre d’imposer l’augmentation de tarif qu’elle désire. La commission dénommée pompeusement « Commission de régulation de l’énergie » chargée de la validation dépendant d’un libéral convaincu proche de Sarkozy, Alain Madelin.
Ou comment conserver le monopole du gaz en France, au profit non plus de l’Etat, mais d’intérêts privés proche du pouvoir.

poutine ossétie du sud

3ème exemple concret: L’homme de réseau Yazid Sabeg, cumulant la présidence de sa société Communication et Systèmes et le poste de Commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances, a proposé une offre ferme pour reprendre la société Altis Semiconductor.
Parvenant par on-ne-sait quel miracle, à ne pas rentrer en conflits d’intérêts entre ses deux postes, privé et public, l’homme fort de la discrimination positive s’est trouvé des partenaires financiers d’envergure pour maintenir 900 emplois dans le bastion d’un certain Serge Dassault à Corbeil-Essonnes (et donc lui sauver son fauteuil déjà bien menacé). (A lire Serge Dassault: Magouilles en Rafale pour Le Parrain de Corbeil-Essonne)
Qui sont ces partenaires? Le conglomérat industriel russe Sistema.
Curieusement une simple recherche, sur le moteur de recherche le plus célèbre du web, nous permet d’obtenir plus d’informations sur ce conglomérat, et quelles informations! « Sistema est l’assise financière du maire de Moscou et entretient des contacts avec des membres du gouvernement russe actuel » d’après Vladimir Ivanidze, spécialiste de la criminalité économique russe.
Ainsi on comprend évidemment que Yazid Sabeg et l’UMP en général profitent de leurs positions politiques pour financer des projets industriels et financiers à l’éthique douteuse, tout cela avec l’argent du contribuable.
Le journal Les échos précisait ainsi que l’offre ferme d’Altis se composait en plus « des 40 millions en provenance de Yazid Sabeg, de 30 millions auprès du Fonds stratégique d’Investissement (FSI) et des prêts bancaires garanties par Oseo (30 millions d’euros) ».
Comment ne pas alors s’interroger: le dossier Heuliez demeure dans l’incertitude la plus totale, faute d’investisseurs crédibles français et de l’absence d’un net soutien de l’Etat via le FSI.
Il faut dire qu’Heuliez cumule les inconvénients:
– concurrente directe des projets technologiques de voiture électrique de l’ami Bolloré
– bassin d’emplois sur le territoire d’une rivale politique, en la personne de Ségolène Royale
En revanche, dès que des mafieux russes semblent intéressés pour acquérir des technologies françaises, les financements de l’État français restent bien plus aisés à obtenir et surtout bien plus généreux.
Terminons pour illustrer ce système, par un plan picro-nanoélectroniques avec des investissements publics/privés située entre 1 et 2 milliards d’euros annoncé par Christian Estrosi, Ministre de l’Industrie.
On imagine aisément que l’investissement de Mr Sabeg sera pleinement concerné par ce nouveau coup de pouce sonnant et trébuchant.

poutine ossétie du sud

4ème exemple concret: souvenez-vous de l’Ossétie du Sud, la Géorgie attaquant de nuit en août 2008, le géant russe, celui-ci ripostant à la mesure de son arsenal militaire, issu des vestiges de l’union soviétiques. Massacres perpétrés par des milices pro-russes, épurations ethniques, annexions illégales. Profitant de son amitié factice avec Nicolas Sarkozy, Vlad l’Empaleur Poutine a pu user et abuser de la crédulité du plus lamentable homme politique français.
N’ayant pas hésité à le faire picoler lors de rencontres officielles, le Parrain Russe a même pu négocier un très bon accord pour enraciner ses troupes sur le long terme mais aussi pour s’équiper à bon compte en armements modernes et flambant neufs.

A Poutine, les porte-hélicoptères type Mistral et sa présence militaire assurée dans les régions stratégiques de l’Ossétie (Nord et Sud)
A Sarkozy, l’image sur la scène diplomatique internationale du médiateur avec l’obtention de l’indépendance reconnue par la Russie de l’Ossétie du Sud (26 août 2008), mais aussi des contrats juteux, sources d’emplois pour les chantiers navals de Saint Nazaire, histoire de remonter sa côte de popularité.
Et si en plus, les deux nationalistes convaincus peuvent financer leurs partis politiques sur l’autel d’accord commerciaux et militaires…pourquoi se priver?
Malheureusement, à l’instar du contrat Eurodif, les ennuis n’ont pas tardé à commencer. 2 ans après la signature, l’appétit de l’ours russe commence déjà à se grossir. On apprenait ainsi cette semaine que Poutine exigeait un transfert de technologie complet .
Ainsi Sarkozy et ses sbires s’apprêtent au nom de l’emploi, de l’amitié franco-russe à prendre deux risques majeurs:
– permettre à la dictature fasciste de Poutine-Medvedev d’obtenir à peu de frais un armement ultra-modernes. Quid de son utilisation à l’encontre d’anciennes nations du bloc soviétique souhaitant leur indépendance?
– permettre à la Russie, une fédération de pays non-membre de l’OTAN, de profiter du savoir-faire technologique français à des fins militaires.
Les irresponsables de l’UMP ont-ils bien conscience de ce pacte avec le diable?

Qui peut dire dans 2, 5 ou 10ans, ce que sera la Russie et ce qu’elle fera avec des armes aussi puissantes et stratégiques, fleuron de notre Marine Nationale ou de notre micro-électronique?
Personne.
Qui peut assurer qu’il n’y aura aucun massacre de populations civiles avec des armes 100% françaises comme ceux perpétrés par l’armée de Poutine en Tchétchènie?
Personne.
Qui peut empêcher Nicolas Sarkozy de continuer à brader son pays d’accueil, à piétiner les valeurs de la République Française, à sacrifier les emplois sur l’autel de ses ambitions politiques et bancaires?
Personne.

A moins que…

Sources utilisées:
Vente des Mistral – Moscou exige un transfert de technologie complet
En side-car, Poutine se rend à un rassemblement de Harley-Davidson
Wikipédia Ossétie du Sud
La Défense aura ses Twin Towers
Accords pour 5 milliards d’euros entre France et Russie
Mafia russe : l’Europe du crime
Yazid Sabeg vient au chevet d’Altis Semiconductor
Iran Resist.org
Wikipédia Georges Besse

Une réflexion sur “Sarkozy, l'Associé du Diable Mafieux Poutine

    1. @Castronovo
      Non cela ne m’a pas échappé, et cela fera l’objet d’une mise à jour déjà prévue ;-)
      Car il faut aussi reparler du torchon…France Soir!

      Disons: partie 1 bientôt la partie 2

      Cdt,
      Cpolitic

      J'aime

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