ACTA: La Censure sur le Web se démocratise

ACTA pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement que l’on pourrait traduire par traité international « anti-contrefaçon »
Comme à l’accoutumée, les ennemis des libertés utilisent le subterfuge de la protection des personnes et des intérêts financiers (et donc des emplois) voire de la sécurité (piratage = criminalité = mafia) pour mener à bien leur triste labeur.
Avec l’ACTA, Hadopi et Loppsi, les lois françaises de filtrage du web passeront pour du pipi de sansonnet.
Le traité rassemble pas moins de 39 pays (dont l’Europe et les USA) et son texte se réparti en 2 volets l’un pour les produits pharmaceutiques et la contrefaçon, et le second sur les mesures pour lutter contre les violations de droits d’auteurs.
Rien n’a déploré, tout semble parfaitement bien légitime. Sauf qu’à l’instar d’HADOPI, les méthodes « musclées » pour parvenir à une réglementation nécessaire ont de quoi inquiéter.

Au menu: filtrage mondial du web avec instauration d’une riposte graduée généralisée. En théorie, les douaniers pourraient vérifier votre équipement pour vérifier qu’ils ne contient de programmes ou de documents (images, textes…) violant les droits d’auteurs. En pratique, cela semble aussi réaliste que l’HADOPI française de part le manque de moyen mais aussi le manque de personnel qualifié.
Etrangement on retrouve les mêmes travers sécuritaires de la meute de Christine Albanel, à croire sans être parano, que la garce du National Sarkozisme, mélange de Chantal Goya et de Berger Allemand, a été l’une des principales initiatrices d’un tel projet.
Ainsi nous pourrions avoir droit dans un avenir proche à une coupure de l’accès internet nasé sur un filtrage par les fournisseurs d’accès tout cela évidemment en se passant de l’accord d’un juge. Vision cauchemardesque donc, d’autant que tout se fait en catimini, avec aux USA, le sceau du « secret défense », ni plus ni moins.
Rappelons simplement que le principal pays fer de lance de cette politique néoconservatrice du réseau mondial demeure justement les Etats Unis, pays berceau d’internet et contrôlant les noms de domaine (les fameuses url en www.) via l’ICANN.
De la même manière que l’Amérique a cru sauver les petits enfants irakiens, cette Amérique puritaine pourrait très bien vouloir sauver le monde du terrorisme numérique.

Chez nous, la censure reste proportionnelle aux finances publiques et marche essentiellement via les réseaux privés ou professionnels.
Le National Sarkozisme s’évertue en effet à garder quotidiennement un contrôle discret de la toile en injectant notamment de l’argent public pour ses entreprises amies. Citons ainsi Dailymotion financé par on-ne-sait-quel-miracle via le FSI (fond stratégique d’investissement mais stratégique pour qui?) permettant de diffuser des vidéos sur internet, des vidéos parfois dérangeantes comme les blagues racistes d’un Hortefeux aveugles ou d’un collaborateur au régime réalisant de facétieux doigt d’honneur aux journalistes. A rapprocher des derniers propos nausébonds de l’actuel ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand concernant les « blogueurs » (vidéo ici)
Sûr que quand le financier demande poliment la suppression d’une vidéo, l’exécutant saura ne pas mordre la main qui le nourrit.

Inutile de préciser que pour le bien de toutes et tous, Internet doit rester libre. C’est l’usage que nous faisons de l’outil de communication le plus puissant jamais créé, qui en définit sa qualité intrinsèque.
Certains l’utiliseront pour bloguer leur dernière recette de cuisine ou leur dernier achat, d’autres s’en serviront pour témoigner des injustices dans leur pays de l’Iran censuré avec la technologie Nokia-Siemens, à la Chine en passant par le Maroc via la censure de Maroc Telecom, filiale de Vivendi Universal, ou même…la France, transformant alors le web en véritable bouée de sauvetage et dernier ilot de liberté.
D’autres, utiliserons les échanges de fichiers pour pirater les derniers films à la mode, films qu’ils n’auraient de toute manière jamais acheté, alors que dans le même temps, basé sur la même technologie, des scientifiques répartis aux 4 coins du monde utiliseront les grilles de calculs pour décrypter le génome de virus.

Du futile à l’indispensable, de l’abject au plus généreux, Internet reste le reflet de nos sociétés humaines et doit logiquement voir son contrôle se faire via les Nations Unies et non via un conglomérat d’états, des partis politiques ou pire des sociétés privées.

Plus d’infos sur l’ACTA ici et là le document officiel fuité

MAJ 01/02/2010: Le compte facebook de NoSarkozyDay n’a pas été victime d’une censure mais simplement d’un sabotage avec l’un des administrateurs du groupe. Le combat continue donc sur ici

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Une réflexion sur “ACTA: La Censure sur le Web se démocratise

  1. hadopi c’est le verre d’eau qui permet de faire passer la grosse pilule Loppsi.
    Pilule qui a pour effet de faire passer la France pour la sœur jumelle de la chine coté liberté informatique et même concernant la vie privée, tout cela en prétextant encore et toujours que « c’est pour votre sécurité, nous combattons les méchants qui vont violer vos enfants et torturer votre grand mère »..
    Bref, cette immonde loi va passer, encore une fois voté par des gros ronds de cuir qui ne pipent rien à ceux qu’ils votent… C’est vraiment grave ce qui se passe là..

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