Et Du Débat Politique, Ressortent parfois quelques Vérités valant de l'Or…

Petite soirée de zapping hier. Un peu coup de France2, rapide vu le pugilat Marine Le Pen / Eric Besson mais aussi par hasard, LCP La Chaîne Parlementaire avec un débat plus démocratique et pausé avec sur le thème d’Internet, avec autres intervenants, le journaliste Jean-Marc Manach et la sénatrice de l’Aveyon Mme Escoffier.
Et malgré les différences notables de comportement et d’éthique, l’une a terminé sur une atmosphère aussi détestable que les intervenants, Chabot y compris, l’autre par une prise en compte intelligente du débat par la sénatrice, les deux « spectacles » ont été l’occasion de faire délier les langues d’habitude si boisées!

Ainsi nous avons pu entendre Marine Le Pen mettre les pieds dans le plat avec notamment son plat préféré l’immigration. Elle arguait au félon Eric Besson que les amis de l’UMP – grandes entreprises comme Bouygues – avaient tout intérêt à maintenir une immigration afin de profiter d’une source inépuisable de main d’eouvre bon marché. Intrinsèquement difficile de nier cette argument du FN. La preuve avec cet article d’une manifestation de sans-papiers sur le chantier de la tour HQE de La Défense…construite par Bouygues Construction.

La vérité semble alors un coup bas. Alors suivant la loi du talion, Eric Besson a répliqué d’une manière implacable sur le FN, un parti basé sur « la peur » et d’ajouter que le FN est tellement décrié qu’il n’a jamais gardé deux fois une municipalité.
Pas de chance pour lui, du tac au tac, la vérité appelant la vérité, Marine Le Pen a renchéri qu’au deuxième mandat, la maire d’Orange s’est présenté sous l’étiquette… UMP! Delà à penser que le parti présidentiel n’est qu’un FN light en chassant sur ses propres terres nauséabondes.
Une belle passe d’armes toutefois permettant de dévoiler certainement des éléments que beaucoup ignoraient, mais faisant partie intégrante de la technique politique: intégrer des mensonges (basé sur des amalgames) entre deux vérités bien sorties.
Une autre méthode de mettre les choses à plat a été choisie par Vincent Peillon qui a brillé… par son absence afin d’éviter le piège tendu (car Arlette Chabot ne l’a prévenu de l’organisation et des intervenants que le matin même) et de pointer du doigt le scandale désormais classique de l’incompétente chef de la rédaction de France Télévisions pour gonfler l’audimat et être dans les bons papiers de Nicolas Sarkozy en transformant les débats politiques en rings de boxe comme en Italie. Populisme quand tu nous tiens!

Diable 2.0
Sur LCP, point de provocations calomnieuses, point de coups bas. Au contraire, les pires insinuations venaient plutôt du présentateur plutôt partial. D’où les réactions de Jean-Marc Manach concernant notamment l’article 12 de la future loi sur internet, diabolisant selon lui internet et les réseaux sociaux.
Un projet de loi conçu par des sénateurs volontairement sélectionnés pour leur méconnaissance de la toile et des technologies. Un choix à double tranchant car d’une part ils représentent idéalement le public à protéger des abus du web, d’autre part le premier expert technique venu pourra les persuader de tout et n’importe quoi, puisqu’il sera leur référent alors qu’il pourra être employé par un lobby quelconque.
Il n’y a plus qu’à espérer que Mme Escoffier en compagnie des autres membres du collège de parlementaires sauront éviter les traquenards tendus par les lobbies des telecoms, des majors ou des censeurs politiciens. Ses propos « pas de diabolisation »… »juste un contrepoids » apparemment sincères le laissaient à penser, à vérifier évidemment dans la pratique car des failles et des abus influencés par ces lobbies peuvent s’insérer aussi lors des dépôts d’amendements. (cf scandale empêchant la dissolution de la scientologie)

Mort au foot?
Autre sujet vérité, entendu ce matin sur Radio Ump, le préfet de la région PACA Michel Sapin parlant des impacts sur les finances et l’organisation question « sécurité lors des rencontres footballistiques. Pour une fois, un haut-fonctionnaire avouait son ras-le-bol mais aussi son incompréhension au sujet de la violence dans le « foot ». Et d’utiliser l’exemple de « 22 types tapant dans un ballon » nécessitant 100 fois plus de forces de l’ordre, soit 2200 agents lors du dernier match de l’OM.
Alors qu’à titre de comparaison des matchs de rugby ou de handall avec des enjeux nationaux ou européens se déroulent d’une manière tellement pacifique que les agents se comptent sur une dizaine de doigts et restent affectés… à la circulation!
Propositions simples basées sur le bon sens du préfet: match à huis clos et sanctions vis à vis des hooligans. Sauf que rien n’a été fait depuis 2 ans et demi, depuis l’arrivée du karcher sarkozien, très prompt à rebondir sur des sifflets d’hymne national mais incapable d’agir sur le terrain contre la violence.

Eh toi l’immigré de hongrois de deuxième génération!
Terminons sur les vérités qui sont bonnes à dire visant à tordre le coup aux préjugés de l’identité nationale à la sauce UMP et collabos associés, avec la lettre de Mouloud Baubérot provenant du blog de Jean Baubérot et lue sur alaingiraud.org.


« Cher Nicolas, Mon cher compatriote,

Tu as écrit une tribune dans Le Monde (9 décembre) qui a retenu toute mon attention. En effet, tu t’adresse à tes « compatriotes musulmans », et c’est mon cas, moi Mouloud Baubérot, frère siamois de celui qui tient ce blog.

Comme une lettre ne doit pas rester sans réponse, alors j’ai décidé, à mon tour de t’écrire. Après tout, toi aussi tu es mon « compatriote ». Et puis, comme je suis professeur d’histoire en terminale, j’ai l’habitude de corriger des copies.

Nous allons le voir, il y a plein de belles idées dans ta lettre, et je vais pouvoir te citer souvent.

Mais tu t’as commis une légère erreur de perspective, qui gâche un peu ton propos. Et comme cela vous concerne en particulier ton frère siamois et toi, permets moi de la rectifier.

Avant, par politesse, il faut que je me présente très brièvement. Ma famille provient de Constantine, ville française depuis 1837 et chef lieu d’un département français depuis 1848. Nous sommes donc d’anciens Français.

D’autres nous ont rejoint peu de temps après et sont devenus Français, en 1860, tel les Niçois et les Savoyards.[2] Nous avons intégré volontiers ces « nouveaux arrivants » et avons ajouté la pizza à nos coutumes alimentaires.

Et au siècle suivant, bien d’autres encore sont venus, puisqu’il paraît qu’un quart des Français ont au moins un grand parent « étranger ».

Certains « arrivaient » de l’Europe centrale, bien différente de notre civilisation méditerranéenne. Mais, comme tu l’écris très bien, nous sommes très « accueillants », nous autres.

Alors nous avons donc accueilli parmi eux, un certain Paul Sarkozy de Nagy-Bosca, qui fuyait l’avancée de l’Armée Rouge en 1944.

Nous sommes tellement « accueillants » que nous avons fait de son fils, ton frère siamois, immigré de la seconde génération, un Président de notre belle République.

Comment être plus accueillants ?

Mais faudrait quand même pas tout confondre : entre lui et moi vois-tu, c’est moi qui accueille, et lui qui est accueilli. Ne l’oublie pas.

Ceci précisé, je suis tout à fait d’accord avec ce que tu écris :

Moi, Mouloud, l’accueillant, j’offre à ton frère siamois et à toi-même, « la reconnaissance de ce que l’autre peut lui apporter ». Mais je demande, à « celui qui arrive, le respect de ce qui était là avant vous »

Et, je vais y revenir, quand les Sarkozy sont devenus Français, le ciel de Paris s’ornait d’une Grande Mosquée, avec un beau minaret.

Je suis d’accord, moi Mouloud qui t’accueille, je dois te faire « l’offre de partager (mon) héritage, (mon) histoire [y compris en classe de terminale], (ma) civilisation), (mon) art de vivre. »

Tiens, je t’invite volontiers à venir manger un couscous avec moi.

Mais, naturellement, toi « qui arrive », ou toi dont c’est juste le père qui est arrivé, je te demande, comme tu l’écris toi-même, d’avoir « la volonté de (t)’inscrire sans brutalité, comme naturellement, dans cette société que (tu vas) contribuer à transformer, dans cette histoire que (tu vas) désormais contribuer à écrire. »

« Sans brutalité » : tu as bien raison, c’est important ça.

Nous, anciens Français, nous ne jouons pas au matamore, aux « tu causes tu causes, c’est tout ce que tu sais faire » ; nous n’aimons pas trop tout ce qui est « bling-bling ».

Nous aimons, tu le soulignes, « l’humble discrétion » et nous comptons sur toi pour être exemplaire dans ce domaine.

Nous comptons sur toi, pour, comme tu affirmes que cela doit être le cas des « nouveaux arrivants », de te « garder de toute ostentation et de toute provocation ».

Car, toi dont le père a fui le totalitarisme, tu dois être bien « conscient de la chance que (tu as) de vivre sur une terre de liberté ».

Et cela te donne le devoir de n’en supprimer aucune. Or, quand j’apprends certaines de tes décisions, je suis inquiet à ce sujet.

Contrairement à moi, puisque tu n’es en France que depuis une seule génération, tu as encore beaucoup de choses à apprendre quant aux « valeurs de la République (qui) sont partie intégrante de notre identité nationale ».

Vu ta fonction, il faut que tu l’apprennes vite car « tout ce qui pourrait apparaître comme un défi lancé à cet héritage et à ces valeurs condamnerait à l’échec. »

Mais, je ne suis pas inquiet : tu es très doué

Donc, il suffit que je te précise un peu les choses, notamment sur la laïcité dont je parle souvent à mes élèves dans mes cours de terminale, et tu obtiendras une brillante note.

D’abord, la laïcité, ce n’est nullement « la séparation du temporel et du spirituel » comme tu l’écris.

Cette expression, elle fleure le Moyen Age, la société de chrétienté, bref l’exact contraire de la société laïque.

Comme tu as publié ta tribune le 9 décembre, jour anniversaire de la « séparation des Eglises et de l’Etat », ta formule est particulièrement malheureuse.

Le « spirituel » et le « temporel », ce sont des notions théologiques, et cela connotait des pouvoirs.

La lutte de l’Empereur et du Pape, c’était la lutte du « pouvoir temporel » pour s’imposer face au « pouvoir spirituel ». Deux souverainetés.

En laïcité, seul « le peuple » est souverain et, en conséquence, le seul « pouvoir » est le pouvoir politique qui émane de lui. Le pouvoir, écrit Max Weber, a « le monopole de la violence légitime » : il peut réprimer par la loi.

La religion n’est pas sur le même plan. Et peut avoir, elle, autorité, si l’on est convaincu de sa validité.

Mais elle ne doit pas disposer de pouvoir.

Bon, la première leçon étant apprise, passons à la seconde.

Elle concerne aussi la laïcité.

Tu fais preuve d’une curieuse obsession des minarets et tu sembles assez ignorant à ce sujet.

Pour être concret, je vais te raconter l’histoire de France en la reliant à ma propre histoire d’ancien Français, du temps où toi, tu ne l’étais pas encore.

Pendant la guerre 1914-1918, mon arrière grand-père est mort au front, comme, malheureusement, beaucoup de Français, de diverses régions : Algérie, Savoie, ou Limousin, « petite patrie » de mon frère siamois.

Mais si je te raconte cela, ce n’est pas pour me cantonner dans la petite histoire, celle de ma famille, c’est pour rappeler l’Histoire tout court.

Car nous avons été environ 100000, oui cent mille, musulmans a mourir ou a être blessés au combat pour la France.

Nous étions déjà tellement « arrivés » en France, que nous y sommes morts !

Et que les « tirailleurs maghrébins (…) se forgèrent lors de cette guerre la réputation de troupe d’assaut par excellence »[3]

Ces combats avaient lieu dans cette partie de la France appelée « métropole ». Ma famille y était venue, à cette occasion, et elle y est restée. A Paris, précisément.

Comme nous commencions à être assez nombreux, et provenant, outre la France, de différents pays, la République laïque a eu une très bonne idée : construire une mosquée, avec un beau minaret bien sûr.

Elle avait décidé, en 1905, de « garantir le libre exercice du culte » (Article I de la loi de séparation).

« Garantir », c’est plus que respecter. C’est prendre les dispositions nécessaires pour assurer son bon fonctionnement.

Pourquoi passes-tu tant de temps, dans ton texte, à nous parler des minarets ?

Cela n’a vraiment pas été un problème. Bien au contraire.

Et pourtant, ils étaient très laïques, tu sais, plus laïques que toi, mon cher chanoine, les rad’soc (radicaux-socialistes), les Edouard Herriot, ou Léon Bourgeois (un des « pères » de la morale laïque) qui ont pris la décision de consacrer des fonds publics à la construction de cette mosquée, de ce minaret.

Tu sais, j’aime bien fréquenter les bibliothèques. J’y ai trouvé un ouvrage d’un historien qui retrace l’histoire de cette construction. Et c’est fort intéressant.

« Il est a remarquer, écrit son auteur, Alain Boyer, que personne n’a soulevé à l’époque le problème de la compatibilité de cette subvention avec l’article 2 de la loi de 1905, concernant la séparation des Eglises et de l’Etat qui dispose la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte ; il aurait pu d’ailleurs être répondu que l’Etat ne finançait que la partie culturelle, l’institut, et non pas la mosquée proprement dite, c’est-à-dire le lieu de culte. »[4]

« Il aurait pu être répondu» :

Donc c’est plus tard que l’on a justifié ainsi les subventions de l’Etat et de la ville de Paris. Sur le moment, on s’est contenté de trouver cette construction nullement incompatible avec la loi de séparation.

Tellement peu incompatible que non seulement elle n’a pas été évoquée, mais que le rapport de la Commission des finances présenté par Herriot (en 1920) évoque explicitement la mosquée en même temps que la bibliothèque et la salle de conférences.

« Le financement d’un lieu de culte par la République, précise l’historien M. Renard, fut donc voté en toute conscience, malgré la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat. On parla surtout de la reconnaissance de la France pour l’indéfectible loyauté de ses fils musulmans. »[5]

Comment conciliait-on cela avec la loi de 1905 ? On en est réduit à des suppositions.

Une me semble fort plausible, on a raisonné par analogie : en effet la conséquence de l’article 1 de la loi de 1905, de sa garantie du libre exercice des cultes avait été double :

– d’une part la mise à disposition gracieuse (donc manque à gagner par absence de loyer!) des édifices du culte existants en 1905 et propriété publique (des milliers et des milliers !), mise à dispostion aux religions correspondantes à ces édifices (et on y a ajouté presque tout de suite le droit de faire des réparations sur fonds publics) ;

– d’autre part, la possibilité (prévue dans l’article 2 lui-même) de payer des aumôniers pour garantir le libre exercice du culte dans les lieux clos : hôpitaux, prisons, armée, internats des lycées,…

On s’est dit : étant donné tout ce que l’on consent financièrement pour garantir l’exercice des cultes catholique, juif, protestant, c’est bien le moins de donner des subventions publiques pour une Grande mosquée et son minaret.

D’ailleurs le père de la loi de 1905 Aristide Briand avait dit à son propos : « En cas de silence des textes ou de doute sur leur portée, c’est la solution libérale qui sera la plus conforme à la pensée du législateur. »

De plus, et je vais t’étonner Nicolas, les laïques, ils aimaient bien les minarets.

Lors de la détermination de la qibla (direction de La Mecque), en mars 1922, le représentant du gouvernement, Maurice Colrat, a prononcé un très beau discours. Il a déclaré notamment:

« Quand s’érigera, au dessus des toits de la ville, le minaret que vous allez construire, il montera vers le beau ciel de l’Ile de France qu’une prière de plus, dont les tours catholiques de Notre-Dame ne seront point jalouses. »

Et tous les dirigeants et militants laïques présents l’ont chaleureusement applaudi.

Ils étaient comme cela les laïques : ils assumaient, mais ne voulaient pas « valoriser » les « racines chrétiennes de la France ».

Ils estimaient, au contraire, que le pluralisme religieux faisait partie de son histoire, de son identité nationale laïque.

Et plus il y avait de prières différentes, plus ils étaient contents.

Le 15 juillet 1926, la grande mosquée a été inaugurée en présence de ton prédécesseur, Gaston Doumergue, le président de la République.

J’ai plein d’autres choses à t’écrire à propos de ton discours. Mais la bonne pédagogie veut que l’on ne cherche pas à en dire trop en une seule fois.

Pour le moment, assimile bien ces deux premières leçons.

Ecris nous vite une seconde tribune qui rectifie le tir.

Et on reviendra ensuite sur le « communautarisme » notamment, car la (en un seul mot ?) il y a aussi quelques petites choses à reprendre.

Ton cher compatriote

Mouloud Baubérot »


Impressionnant, non?

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Une réflexion sur “Et Du Débat Politique, Ressortent parfois quelques Vérités valant de l'Or…

  1. J’ai regardé en entier l’émission d’Arlette Chabot et je rectifie….. Vincent Peillon avait donné son accord en sachant qui étaient les invités d’une part, et la publicité sur cette émission a été largement faite à la télévision et sur les journaux pour qu’il soit au courant, le matin même elle l’a eu au téléphone pour les dernières mises au point, et il n’était pas d’accord pour passer après Marine Le Pen, il voulait débattre avec Eric Besson en premier, alors qu’Arlette Chabot pensait qu’il valait mieux qu’il fasse une sorte de conclusion en débattant de ce qu’il avait entendu. Mr. Peillon s’imagine déjà au sommet, puisqu’il a demandé la démission d’Arlette Chabot et l’arrêt de l’émission, rien que çà ! mais il se prend pour qui ? que je sache il n’est pas encore Président de la République….et de plus, je trouve qu’il manque de la moindre des politesses….acte prémédité. c’est mon point de vue.

    Et d’autre part, celà peu déplaire mais j’ai trouvé qu’Eric Besson avait été très clair dans ses explications et parfaitement poli ce qui n’a pas été le cas de Marine Le Pen qui a aboyé sans relâche!
    martelant ses arguments que l’on connait.
    Bonne soirée à vous.
    Genevieve
    genevieve

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    1. Je ne peux que m’incliner Geneviève. Autant l’idée n’était pas mauvaise, éviter l’amalgame avec Besson et Le Pen, autant la mise en pratique, a priori conseillée par Martine Aubry, frise l’amateurisme: les absents ont toujours tort
      Au final, le « coup d’éclat » se transforme en « coup foireux » et se retourne contre le PS
      Chapeau les stratèges! Et dire que ça veut gérer la France…

      Cdt,
      Cpolitic

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    2. Je rajoute un petit lien sympathique vers le parisien.fr concernant le coup foireux de Peillon:
      http://www.leparisien.fr/politique/peillon-cree-la-polemique-16-01-2010-779356.php
      Une phrase merveilleuse:
      commentaire désabusé d’un secrétaire national du parti : « Royal va où on ne l’invite pas, Peillon ne va pas où on l’invite, c’est le PS canal hystérique ! »

      Au final, c’est tout le PS qui se discrédite d’autant plus que Martine Aubry aurait proposé que Peillon n’y aille pas du tout alors que lui voulait y aller et répliquer (officiellement) puis partir

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  2. On ne peut rien attendre de mieux du PS. C’est une habitude ;-) Mais on n’attend rien de ce parti socio-démoniaque. La solution est à gauche, pas dans le marais.
    Et merci pour la lettre de Mouloud, elle fait du bien.

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    1. Effectivement pour le PS, à part Aubry qui serait la plus « légitime » et la plus « rassembleuse », mais c’est un choix par défaut et même triste.

      Quant à la lettre, je me doutais qu’elle allait plaire de part sa qualité et sa franchise.

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  3. A Marseille, Gaudin voit « des musulmans déferler. »

    Débat sur l’identité nationale, hier à Marseille, en présence du ministre de l’immigration, Eric Besson. Où les participants, pourtant triés sur le volet, ont fustigé les propos du maire qui, peu avant, lors d’une rencontre avec les militants UMP, avait parlé de « 15.000 à 20.000 musulmans déferlant dans les rues de Marseille » le soir de la victoire de l’équipe d’Algérie contre l’Egypte.

    Pas de quoi émouvoir Eric Besson, qui affirme que Nicolas Sarkozy « aura mis fin à l’expansion du Front national ».

    http://www.mediapart.fr/journal/france/160110/marseille-gaudin-voit-des-musulmans-deferler

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