KarachiGate: La Guerre entre Balladuriens et Chiraquiens continue

Oh qu’elle aurait été douce la voix d’un éventuel crieur au coin de nos rues, les plus fréquentées. Car histoire d’entendre le succulent titre du journal Métro, « Attentat de Karachi: Sarkozy mis en cause », autant en faire profiter le plus grand nombre.

Étonnamment les autres médias ont été assez peu prolixes sur le sujet se contentant du minimum syndical, malgré les pertes humaines engendrées par la rivalité politique de deux clans, les Balladuriens et les Chiraquiens: 11 ingénieurs de la DGA « morts pour la France ».
Maitre Morice, l’avocat des familles parties civiles, a eu ainsi la suprême audace d’annoncer au cours d’une conférence de presse savamment orchestrée: « La difficulté qu’il y a dans ce dossier, c’est que M. Sarkozy est au cœur de la corruption parce qu’elle a été validée lorsqu’il était au ministère du budget » […] « Il est au cœur parce qu’il a parfaitement conscience, au moment où est validé le système des sociétés écran mises en place, que le montant des commissions exorbitantes est payé très rapidement et n’a d’autre objectif que de financer la campagne présidentielle de M. Balladur »

Après une telle annonce forcément argumentée, il faut avouer qu’il y a de quoi réfléchir sur les implications immédiates qu’elle devrait avoir dans une démocratie normale. Mais la Sarkozia étant ce qu’elle est, nous avons eu une retranscription minimaliste des médias classiques (comparez la version Figaro de celle des Echos) suivie ensuite d’une contre-offensive communicante pathétique pour noyer le poisson. Et ce fut comme trop souvent les légendaires emplois fictifs de la mairie de Paris qui furent choisis pour cible, afin que Jacques Chirac puisse passer dignement des fêtes de fin d’année avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Une marque d’attention offerte par Nicolas en personne mais permise par ses entrées au tribunal de Nanterre.
Les conseillers en com’ de l’Elysée ont complété les basses oeuvres de leurs éditocrates accrédités par un communiqué officiel en précisant que le chef de l’Etat « se réserve la possibilité d’y donner les suites de droit et s’inscrit catégoriquement en faux à l’encontre de ces allégations » […] « le président de la République s’est engagé à faciliter la manifestation de la vérité. Conformément à cet engagement, les ministères concernés ont déclassifié, après avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale, tous les documents dont la justice a souhaité communication ».
Une défense payée par les finances publiques dont le montant est à intégrer dans le budget com’ de l’Elysée à savoir 7,5 millions d’euros par an (sur plus de 110 millions d’euros de frais de fonctionnement).

Un joli combat médiatique et judiciaire en perspective entre deux hommes n’ayant rien en commun, sur le plan de la morale et de la culture, mais appartenant paradoxalement au même camp politique…officiellement.

Plus d’informations sur le site karachigate.blogspot.com de Sébastien Musset.

the proposition parodie du film avec nicolas sarkozy et jacques chirac

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