Réponse à Blogosphère: Où est passée la droite ?

Pour entamer cette nouvelle rubrique du blog « Réponse à Blogosphère », destinée à réagir aux articles issus de blogs politiques éminents, c’est Sarkofrance et ses coulisses qui a été choisi.

Dans son article, aussi court que bon pour résumer la triste situation, il précise son opinion concernant la disparition des blogs « supporters » du p’tit nerveux, mytho-mégalomane de l’Elysée. Une désaffection qui témoigne évidemment du côté impopulaire d’un parti néoconservateur sur le déclin. Internet n’est que le reflet de notre société.
Et pour l’anecdote le déclencheur de cette « Réponse à Blogosphère » est précisément la phrase : « Nicolas Sarkozy est une erreur de l’histoire ».
A la lumière des autres blogs comme Partageons mon avis (très pro-Villepin) ou ça Réagit, Juan de Sarkofrance dresse un constat simple qui peut être fait après 2 ans et demi de dégâts:
– Tout débat politique est devenu impossible non seulement avec ce qui reste de l’opposition, mais aussi en interne de son propre parti l’UMP : Sarkozy phagocytant les idées, les caméras et micros autour de sa personne « vous êtes pour ou contre moi! »
– Toutes les bases de la droite permettant de la distinguer (traditions et valeurs, principes et idéologies…) ont été ruinées par le nouveau maître des lieux

Nicolas Sarkozy est effectivement devenu le pire représentant que pouvait espérer avoir non seulement la France mais aussi la droite. Non pas pour triompher à court terme, 53% des votants ont tout de même voté pour lui, mais pour assurer son avenir : l’après-Sarkozy de 2007.
L’Histoire a bon dos. C’est aussi faux que d’impliquer l’Histoire dans l’accession au pouvoir de Mussolini ou d’Hitler. Autre exemple, plus concret et moins caricatural, avec les expressions « c’est le système », « c’est politique! » (sic!), « c’est la fatalité ». Merci de la déduction mais cela ne fait certainement pas avancer le schmilblick.
Nicolas Sarkozy, s’il en est arrivé là, ce n’est certainement pas par hasard, par envie d’un peuple aveugle. Tout comme les pires dictateurs, les responsables de ce fiasco resteront les personnalités gravitant autour de sa personne, et partageant ses valeurs « bling-bling » et « pouvoir à tout prix » qui l’ont soutenu par pure conviction ou par intérêts purement privés et financiers, des personnes venues de la droite déçue du chiraquisme (Fillon, Xavier Bertrand…), de la vie civile (Rachida Dati, Fadela Amara, Martin Hirsch…), de l’opposition félonne (Besson, Bockel…) ou des peoples (Johhny Hallyday, Didier Barbelivien, Jean Réno, Christian Clavier, Daniel Prévost…)
Alors comme n’ayant pas de « H » à « histoire », on peut évidemment penser à la petite histoire, celle de la France ou celle des campagnes présidentielles, avec son lot de mensonges éhontés, de propagande, de slogan pathétique « la force tranquille », « la fracture sociale » et autre « travaillez plus pour gagner plus », et in fine de promesses tenues.
On en conclut évidemment que sur ce plan, les rivalités successives entre Giscard, Balladur et Chirac ont forgé leur caractère du jeune Nicolas, lui ce jeune privilégié ambitieux et engagé de Neuilly. Une sorte de course aux armements politiques, d’us et d’abus qui a abouti à ça: un Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa.
Les responsables, ce sont eux Balladur et Chirac, avec leur cour de fanatiques, et leur combat mortel pour les autres, dont la rivalité électorale a débouché sur le dramatique karachigate. Certainement pas l’Histoire.

Le roi déchu

Nicolas qui es-tu?
On peut largement employer le terme de « virus Sarkozy » comme l’avait fait… mais l’expression issue de la cosmologie de « trou noir » serait plus appropriée: Nicolas attire tous les regards, absorbent toutes les matières passant à sa portée et force est de constater que son bras est infiniment long.
Pas une semaine, pas un jour sans article sur lui, sa politique, ses scandales et ses pratiques.
De manière optimiste, avec toutes les promesses non tenues qui feraient passer Chirac et Mitterrand pour de tristes amateurs et d’excellentissimes présidents, nul doute que l’avenir politique à moyen et long terme de Sarkozy est totalement compromis à l’échelle nationale.
De part, les ennemis qu’il s’est créé de lui-même pour accéder et maintenant conserver son pouvoir despotique, auxquels s’ajoutent les différentes corporations en lutte contre ses « réformes » et sa « Rupture », plus dure sera la seconde moitié de son mandat.
Deux termes pour un seul axe de son programme s’évaporant littéralement avec le temps. Nul point de rupture puisque le National Sarkozisme revient simplement à extraire le pire des mandatures précédentes sans aucun de leurs avantages. Quant aux « réformes », elles relèvent plutôt de la mesurette quand ce ne sont pas de vraies erreurs basées parfois sur de bonnes idées.
Pour preuve: le bonus/malus automobile pour inciter le bon peuple a acheté des voitures « propres ». Malheureusement pour les finances publiques, rançon de la gloire, le bonus a été mal calculé et la facture pour l’Etat se chiffre en centaines de millions d’euros de pertes! Et quid de la récente idée de l’infame Hortefeux, le couvre-feu des moins de 13 ans?

Une telle désillusion populaire, qui explique ainsi que lors de la venue du sympathique Jacques à la messe en l’honneur de soeur Emmanuelle, la foule réunie dans la cathédrale notre Dame de Paris, l’ait acclamé de manière naturelle. Toute la foule sans distinction aucune. A contrario du pauvre Nicolas, où seuls les fanatiques Sarkoziste ont tenté de relever le défi sonore… en vain.
Même témoignage à l’étranger, où durant les cérémonies de l’enterrement d’Omar Bongo, symbole de la Françafrique, Jacques se voit saluer avec respect, tandis que Nicolas est littéralement conspuer pour avoir feint de rejeter cette France à fric colonialiste et en coulisse de s’y abaisser platement (rappelons-nous la mutation du naïf Bockel suite à ses propos). Le pire du Chiraquisme et du Mitterrandisme sans les avantages comme l’image de la France à l’étranger. Les chinois rient encore de son Jean de fils tentant désespérément d’accéder au trône de l’EPAD juste avant de signer un bien étrange contrat entre le Parti Communiste Chinois et l’UMP.

La gangrène sarkozienne promet à la Droite, la vraie celle du gaullisme, des heures bien sombres qui ont déjà commencé à sonner avec le procès Clearstream, où un mythomane rancunier à l’encontre du clan Chirac, Ihmad Lahoud, a dégoupillé une grenade (ses fameux fichiers excel) et s’est mis à la faire tourner dans l’establishment intellectuel et politique française.
L’objectif étant clairement d’obtenir le soir de son anniversaire – et oui le 28 janvier date de la sentence est aussi celle de la naissance d’un petit français d’origine grecque et hongroise! – le bout de barbaque ensanglantée accrochée à son croc de boucher. Tout sera certainement fait pour obtenir le deus ex machina tant espéré, bien loin des gentilles réquisitions demandées par le proc’: la suppression des droits civiques de « Dom » l’empêchant ainsi de se présenter en 2012 et de faire barrage au p’tit nerveux.
La 2ème étape a été celle de l’Angolagate, où d’un côté on voyait les amis des amis sauvés (le fils Mitterrand, le responsable de la milivudes Fenech, l’ami félon Attali) et de l’autre la lapidation des anciens amis de 30 ans comme Pasqua.
3ème étape, un Chirac poursuivi en correctionnelle pour ses emplois fictifs avec dans la balance toutes ses autres casseroles lorsqu’il était en poste à son tremplin présidentiel: la mairie de Paris.
4 ème étape, la suppression de l’immunité de Gaston Flosse, ami mafieux de Jacques Chirac et coupable du pire (la mort d’un journaliste dans l’exercice de ses fonctions), capable de raconter beaucoup d’anecdotes peu reluisantes sur les magouilles de l’ancien président en Polynésie comme au Japon. Même si Nicolas n’est pas directement responsable, les différents calendriers de ces étapes sont eux bien gérables par le pouvoir en place.
Ainsi, comment ne pas partager la vision du blogueur Seb de <a href="ça Réagit« >ça réagit annonçant solennellement « Réveillez vous à droite ! Rendez nous un vrai débat. Nicolas Sarkozy place la gauche militante dans une position pré-révolutionnaire. Je sors le couteau, prépare le cocktail Molotov, affute ma guillotine. »
Car la réalité nous montre bien que Sarkozy est prêt à un véritable génocide des chiraquiens pour mener à bien ses ambitions pour lui et sa famille.

t'es fou Jerry par Nicolas Sarkozy en Jerry Lewis

Nicolas Sarkozy préfère donc sacrifier l’honneur de la France (ex-premier ministre, ministre de l’intérieur et ex-président de la république) et l’avenir de la Droite, sous couvert de faire régner la Justice (qui se plaindrait de condamner des politiciens véreux voire criminels?). Et à force de jouer à ce petit jeu, p’tit Nicolas risque d’atteindre la limite maximale d’ennemis et de se brûler les ailes.
Alors arrivera 2012, où tous les prétendants possibles de la droite seront à écarte(le)r, la boucherie Nicolas ayant prolongé ses activités afin d’offrir un boulevard pour un deuxième règne mandat au monarque.
En face, si les choses ne changent pas, l’opposition de gauche restant trop divisée et peu crédible, le pire est à craindre En cause, le maintien des mêmes têtes, notamment au PS, depuis près de 30 ans. Les mêmes qui avaient des idées sous Mitterrand et qui ont eu les postes qu’ils désiraient, n’ont pas vraiment fait honneur à la charge qui leur incombait (trafic d’armes, Urba Graco, Elf Aquitaine, sang contaminé, rainbow warrior, appel du OUI au traité de Maastricht…)
D’ailleurs, et cela de manière transverse aux partis politiques, un politicien semble toujours avoir les bonnes idées pendant la campagne, puis une fois élu, soit il est pris d’une amnésie tant sur les promesses que ses géniales idées, soit il se contente d’appliquer les mêmes pseudo-réformes stériles que ses pitoyables prédécesseurs, menant le pays a la ruine…

Alors où va la droite ? Soit dans le néant que vivent les socialistes depuis la branlée Jospin, un PS avec sa pléiade d’intérêts personnels tous divergents pour prendre « LA » place, soit les héritiers du Gaullisme voient leur étendard De Villepin se présenter en 2012 afin de faire radoter l’histoire au bon souvenir du célèbre combat Giscard/ Chirac. Et faire naître d’une défaite cinglante, une nouvelle droite digne de son trop lointain passé.
Une grande purge, comme celle qui manque à la gauche, sera évidemment nécessaire, où tous les collaborateurs du National Sarkozisme devraient idéalement être châtiés sinon exclus.
Sauf que le pouvoir de Nicolas est inversement proportionnel à sa taille, et même avec une popularité au plus bas, il paraît difficile d’être optimiste pour la droite comme pour la France.
Pour conclure, rappelons simplement le poncif de Raffarin, le rancunier rebelle, « La route est droite, mais la pente est forte »… et semé d’embûches politiciennes!

inspecteur la bavure avec Sarkozy et Chirac

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