Du Scandale, vous voulez du scandale?

Alors vous en aurez du scandale, de la polémique, des infos qui font mal dès l’instant où vous les lirez. Après il y a toujours moyen de les éviter, ce que beaucoup font en ne se préoccupant pas des actualités, mais ensuite il ne faudra pas venir pleurnicher avec des « on nous cache tout, on nous dit rien » ou « j’étais pas au courant ».

– Armée: les 10 soldats français tués en Afghanistan en 2008 ont été victime de l’Italie.
Le Times annonce dans son édition du jeudi que l’Italie payait les talibans pour qu’ils n’attaquent pas. Durant la deuxième guerre mondiale, les italiens avaient la réputation d’être des tires-au-flanc, même en 2008, visiblement c’est toujours le cas.
(oui ça fait mal de l’écrire, mais les faits sont les faits, qu’ils se rassurent ils sont toujours les number one des playboy et des simulateurs au football, les français sont bien chauvins et ronchons, chacun ses qualités)
Ce sont les services secrets italiens qui étaient chargés de faire les versements (en milliers de dollars) permettant à l’armée italienne de n’avoir eu qu’un seul mort durant les mois précédents.
Sauf que, lorsque les troupes françaises ont pris le relais des italiens, le corps occupant n’a pas été informé de ce « marchandage » abject, permettant évidemment du même coup, aux talibans d’acheter des armes.
Si en plus de l’absence de matériel digne de ce nom (3 drones à l’époque, 1 seul en service actuellement!), des erreurs de commandements (pas de soutien aérien), les français subissent la trahison de leurs alliés de l’OTAN que sont censés être les italiens…
A ce propos, Cpolitic soutient toujours le retrait des troupes françaises par pure logique: les américains ont financé les talibans contre les russes dans les années 80, ils doivent donc réparer les dégâts de leur stratégie et assumer leurs erreurs du passé. Principe équivalent à celui du pollueur, payeur.

– Quand l’Ethique et le PS font toujours 2…
On apprend au détour d’un article du Point.fr que « les présidents des conseils généraux du Gard (Damien Alary) et des Pyrénées-Orientales (Christian Bourquin) » ainsi que « Vincent Peillon (député européen), François Rebsamen (sénateur maire de Dijon) et Jean-Louis Bianco (député des Alpes-de-Haute-Provence, ndlr) » soutiennent Georges Frêche.
Qu’importe si les militants locaux sont également pour cet énergumène viré du PS, la raison et l’éthique, puisque le terme de « morale » est connoté, doivent l’emporter à chaque instant, à chaque choix.
Comment critiquer l’UMP sur ces décisions iniques et son récent népotisme (avec Prince Jean et sa clique) si parallèlement, en plus des fraudes ayant émaillé l’élection de la secrétaire nationale du parti, Martine Aubry accepte un tel soutien de la part de haut-dirigeants du PS?
Comment le PS peut-il se plaindre de voir les électrices et les électeurs se détourner de ses bulletins de vote si son absence de crédibilité dans les actes forts se vérifie chaque jour?
Georges Frêche, ce spécialiste du droit romain, se prend justement pour le consul du Languedoc-Rousillon, avec un véritable système mafieux organisé autour de sa personne et de son clan, attribuant ou non des subventions aux élus locaux prêtant allégeance: l’inverse de la démocratie!
Qu’importe ses résultats économiques pour la région, l’individu s’est fait remarquer pour ces propos orduriers et ouvertement racistes:
(extraits wikipédia)
Le 11 février 2006: à l’occasion d’un dépôt de gerbe devant la stèle de Jacques Roseau, porte-parole d’un mouvement pied-noir assassiné en 1993, il est pris à parti par un groupe de harkis récemment passé à l’UMP et répond à ce groupe : « Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l’armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ! » à cela s’ajoutera des propos de « sous-hommes ».
Le 24 juin 2007: il avait déclaré avoir fait de Montpellier « une zone libérée d’Eretz-Israël »
Le 16 janvier 2008: il annonce vouloir racheter une statue de Lénine.
Le seul point, où on peut être d’accord c’est celui-ci, lorsqu’en février 2009, enregistrés par des étudiants, il compare ses électeurs à des cons. Là, bravo!

– La pollution de la France et de l’Europe par La Hague
Etrangement concernant l’excellent reportage d’Arté, Déchets: le cauchemar du nucléaire, tous les yeux sont braqués sur le transport et le stockage en Russie de futs d’uranium envoyés par EDF: 500 tonnes par an dont 420 restent ensuite définitivement là-bas.
Malheureusement la véritable polémique, par ordre de priorité, serait plutôt les pollutions du centre de retraitement de La Hague mettant en péril directement la santé des français mais aussi des citoyens européens et à plus grande échelle d’au minimum tous les habitants de l’hémisphère nord.
Non seulement, l’usine de retraitement se permet le rejet discret mais légal de 400m cube de déchets liquide par son tuyau de la honte se déversant dans la manche, mais en plus elle rejète du krypton 85, gaz radioactif, à des doses gigantesques: l’ensemble des doses émises par les essais nucléaires atmosphériques dans l’histoire humaine sont inférieures à la dose annuelle de krypton 85 émis par La Hague!
Le scandale n’est même plus d’ordre écologique, il passe directement au stade de menace sur la santé publique. Et que fait le gouvernement actuel, comme ses prédécesseurs? Rien…

Pour plus de détails, lire l’article du 14 octobre: Areva, Andra, EDF: Le Cauchemar du Nucléaire… et de la Honte!

Alors évidemment l’ascenseur social faisant de Jean Sarkozy le futur président de l’EPAD reste purement vomitif, mais il faut avouer que les autres polémiques mentionnées ci-dessus, et en particulier celle du nucléaire, ne sont pas à ignorer. Car entre le pouvoir d’un gang mafieux sarkozien, presque inéluctable, et les vies humaines et animales à préserver, comme on dit, « il n’y a pas photo ».

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Une réflexion sur “Du Scandale, vous voulez du scandale?

  1. Dans l’hebdomadaire Bakchich, mercredi 7 octobre 2009, page 4, Nicolas Beau écrit :

    « L’affaire qui hante les nuits de Sarko.

    Bakchich a consulté les cahiers de Gérard-Philippe Menayas, ancien directeur financier de la DCNI (Direction des Constructions Navales Internationales). Nous en publions des extraits. Pour l’instant, le Parquet de Paris fait tout pour que ces éléments extrêmement sensibles soient exclus du périmètre de l’information judiciaire.

    Rédigés jusqu’en mars 2008, ces écrits ne constituent que des « allégations non vérifiées », comme le constate une note de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), dont Bakchich a pu prendre connaissance. Reste qu’à l’Elysée, mais aussi chez les socialistes, on suit comme le lait sur le feu l’évolution de ce dossier judiciaire explosif.

    Passionnants à décrypter, les cahiers Menayas comportent de nombreuses initiales : NS pour Nicolas Sarkozy, JPP pour Jean-Paul Perrier, président de Thales International. Des codes apparaissent également : BACCHUS pour Jean-Marie Boivin, grand manitou des commissions ; DD pour Andrew Wang, l’intermédiaire flamboyant qui reçut près d’un demi milliard de dollars pour le contrat des frégates.

    1- Balladur et Guigou mis en cause.

    A propos du contrat des frégates, les cahiers Menayas révèlent que « l’un des principaux bénéficiaires serait Edouard Balladur. L’autre, Elisabeth Guigou, grâce à un système élaboré de prêts adossés. »

    Toujours d’après les cahiers Menayas, « les masses financières dont Andrew Wang assurait la circulation occulte étaient destinées à la France et, pour une part substantielle, à l’Allemagne. Pour notre pays, elles devaient revenir au Parti Socialiste, à des membres du Parti Républicain, et à des balladuriens, via Charles Pasqua. »

    Notons qu’une des rares traces de rétro-commission retrouvée par le juge suisse Paul Perraudin concernait Etienne Leandri qui, jusqu’à son décès en 1995, fut le grand argentier de Charles Pasqua.

    Ailleurs, Gérard Menayas note : « Les rétros JMP / Bravo (nom de code du procès des frégates) ont été rétrocédées à J.Y. Le Drian », ancien maire de Lorient.

    Enfin, « JPP (Jean-Paul Perrier) a utilisé la société Lobbying Transasia Developpement, présidée par Jean-Marie Cambacérès. » Jean-Marie Cambacérès, ancien député socialiste, était un spécialiste de l’Asie.

    2- L’Elysée suit le dossier de près.

    « Les autorités luxembourgeoises auraient découvert que NS aurait été intéressé à SW2 (le contrat de ventes de frégates à l’Arabie Saoudite) avec le concours de Nicolas Bazire, voire de Jean-Luc Lagardère, dont il a fréquenté les haras » note Menayas.

    Le nom de Nicolas Bazire, à l’époque directeur de cabinet d’Edouard Balladur, n’apparaît pas par hasard. Un rapport de la DNIF (Division Nationale des Investigations Financières), daté du 5 mars 2007, et versé au dossier des juges Hullin et Desset, revenait sur la création de Heine, une des officines luxembourgeoises créées par la DCNI : « Une chronologie fait apparaître que la création de la société Heine, au deuxième semestre 1994, s’est faite après accord de Nicolas Bazire et du ministre Nicolas Sarkozy », notait le rapport des flics financiers.

    D’après les cahiers Menayas, Nicolas Sarkozy aurait envoyé deux émissaires rencontrer Bacchus (Jean-Marie Boivin), l’homme-clé des commissions des constructions navales. Cette initiative, pouvons-nous préciser à Bakchich, date de l’époque où Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur. L’enquête préliminaire qui devait aboutir à l’ouverture d’une instruction judiciaire était engagée. Il y avait le feu au lac apparemment.

    Par ailleurs, Bacchus aurait reçu plus tard un courrier à l’en-tête de la présidence de la République, de Claude Guéant, bras droit de Sarkozy, « s’excusant que le numéro 1 n’ait pas le temps de recevoir Bacchus », mais s’engageant « sur un RV avec Hervé Morin », ministre de la Défense.

    3- Un procureur de Paris prudent.

    Dans un courrier interne daté du 22 novembre 2007 et que le site Bakchich Info avait publié, le procureur Jean-Claude Marin avait effectivement averti sa hiérarchie qu’il allait « circonscrire » l’enquête aux éléments les moins sensibles…

    « JC Marin, petit frère, pilote l’instruction, dont il a sérieusement réduit le périmètre. Il y a malgré cela affecté deux magistrats de premier plan. C’est un opportuniste, balladurien reconverti à NS », note enfin Gérard Menayas.

    Nicolas Beau.

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    1. Merci BA pour ces précisions…sulfureuses qui ne manqueront pas de revenir dans quelques semaines ou quelques mois sur le devant de la scène.
      Enfin on l’espère!

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  2. Affaire de Karachi : la Direction des Constructions Navales confirme la piste de rétrocommissions en France.

    Les juges d’instruction Marc Trévidic et Yves Jannier, chargés de l’enquête sur l’attentat de Karachi, disposent désormais au dossier de deux documents explosifs issus de la Direction des constructions navales (DCN). Ils confirment, noir sur blanc, la piste du versement de rétrocommissions en 1994-1995 à des responsables politiques français en marge d’un important contrat d’armement avec le Pakistan, selon des témoignages et documents exclusifs recueillis par Mediapart.

    L’attentat de Karachi a causé la mort, le 8 mai 2002, de quinze personnes dont onze employés français de la DCN qui travaillaient à la livraison de sous-marins Agosta vendus, en 1994, au Pakistan, par le gouvernement de l’ancien premier ministre Edouard Balladur.

    Selon une enquête interne à la DCN, menée en 2002 sous le nom de code «Nautilus» par un ancien agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Claude Thévenet, les causes véritables de l’attentat, initialement imputé à la mouvance Al-Qaida, seraient en réalité liées au non-versement de commissions occultes dues par la France à des officiels pakistanais (politiques et/ou militaires), comme l’avait révélé Mediapart en septembre 2008.

    L’arrêt de ces paiements fut le fait, en juillet 1996, du nouveau président de la République, Jacques Chirac. Celui-ci aurait alors suspecté son rival de l’époque, Edouard Balladur, d’avoir financé illégalement sa campagne présidentielle de 1995 à la faveur de deux gros contrats d’armement signés sous son gouvernement. L’un avec l’Arabie saoudite (contrat Sawari 2) ; l’autre avec le Pakistan (contrat Agosta).

    Le mécanisme mis en place aurait alors consisté à récupérer, par le biais de rétrocommissions, une partie de l’argent initialement versé dans le cadre de ces contrats à deux intermédiaires libanais, Ziad Takieddine et Abdulrahman El-Assir.

    Le directeur de la campagne électorale de M. Balladur était aussi son ministre du budget pendant la cohabitation de 1993-1995 : Nicolas Sarkozy.

    S’il n’existe, pour l’heure, aucune preuve matérielle d’un lien entre l’arrêt du versement des commissions et l’origine de l’attentat, l’affaire de Karachi permet aujourd’hui de mettre en lumière les obscures pratiques financières qui entourent certains grands contrats d’armement internationaux. Elle réveille le spectre de la corruption et du financement illégal de la vie politique française qui en découle.

    Dans le cas du Pakistan, les juges Trévidic et Jannier ont récupéré ces derniers mois deux documents saisis lors d’une perquisition au siège de la DCN dans le cadre d’une affaire financière annexe, mais dont certains éléments ont été versés au dossier antiterroriste. Ces documents, non signés et non datés, mais extrêmement circonstanciés, font partie d’un lot de notes dont la première d’entre elles est à en-tête de la DCNI, une filiale de la DCN chargée de la commercialisation de son matériel de guerre.

    Ils évoquent les moyens pour la DCN et sa filiale DCNI de récupérer les sommes qui n’ont pas été versées aux intermédiaires du contrat Agosta. Ceux-ci devaient toucher, au total, 4 % du montant global du contrat (825 millions d’euros) jusqu’à ce que le versement de 15 % des commissions – soit environ 5 millions d’euros – ait été stoppé net en 1996 par Jacques Chirac, le reste ayant été déjà payé dans un délai inhabituellement court pour ce type de contrat.

    Des commissions bénéficiant à « des intérêts français »…

    Dans l’un de ces documents, titré «Concultancy agreement 12 juillet 1994 – Reprise de provision», il est clairement indiqué que l’intermédiaire missionné par la DCN a agi en «violation de la clause prohibant les retours des commissions en France». C’est la première fois que l’hypothèse des rétrocommissions est évoquée aussi frontalement dans un document émanant de la DCN. Il est également indiqué, sous la rubrique «Discussion», que la DCN serait en droit de réclamer «le remboursement des commissions déjà réglées».

    «Bien entendu, la violation de cette disposition [interdisant le versement de rétro-commissions] devra être établie, preuve à l’appui. Nous partons du principe que cette preuve pourra être apportée bien que DCNI ne dispose à notre connaissance d’aucun élément à cet égard, en dehors des déclarations et instructions en provenance des autorités françaises.» Il n’est pas inutile de relever la certitude avec laquelle il semblerait que la «preuve» de ces rétrocommissions, qui ont toujours été prohibées par le droit français, «pourra être apportée»…

    Le document en question date, selon toute vraisemblance, de l’été 2000 puisqu’il évoque l’entrée en vigueur «d’ici deux ou trois mois» de la convention OCDE contre la corruption d’agents étrangers dans le cadre des marchés d’armement. Or, celle-ci date de septembre 2000.

    Dans une autre note, similaire dans sa forme, mais également non datée et non signée – ce que l’on peut comprendre vu l’extrême sensibilité du sujet –, on peut lire que «la DCNI a décidé en 1996 d’interrompre le versement dû au Consultant après avoir été informé par les autorités françaises du fait qu’une partie des commissions était susceptible de bénéficier à des intérêts français».

    Le document, qui fait expressément référence au contrat du 21 septembre 1994 (date de la signature du contrat Agosta avec le Pakistan), indique par ailleurs que «les commissions ont été versées jusqu’au 15 juillet 1996 avec quelques retards en 1995 ayant fait l’objet d’une relance du consultant en octobre 1995». Puis que les paiements ont été «bloqués» en juillet 1996 «sur instructions des autorités françaises faisant état de retours illicites de tout ou partie des commissions en France».

    L’interdiction de se livrer à tout versement de rétrocommissions était, d’après la DCN, mentionnée dans l’article 9 du contrat signé avec les intermédiaires.

    L’auteur de la note va plus loin. «Compte tenu des sanctions pénales frappant les faits de corruption commis en France, écrit-il, cette disposition contractuelle est fondamentale et sa violation constitue une rupture contractuelle justifiant la résiliation du contrat.»

    L’Elysée suit l’affaire de près.

    On lit encore, comme une confirmation, que «la DCNI a décidé en 1996 d’interrompre le versement dû au Consultant après avoir été informée par les autorités françaises du fait qu’une partie des commissions était susceptible de bénéficier à des intérêts français […] L’arrêt des paiements n’a, de manière surprenante, entraîné aucune réaction de la part du Consultant, resté silencieux jusqu’ici». Ce silence est interprété par les juristes de la DCN comme une «forte présomption d’acquiescement».

    Mais en cas de «réclamation» de la part du «consultant», il est envisagé par l’entreprise de se rapprocher des «autorités compétentes afin d’établir les faits constitutifs de la violation de l’article 9», dont «il n’existe pas de preuves matérielles à notre dossier», souligne l’auteur anonyme du document.

    Selon la même note, l’original du contrat liant la DCN à ses intermédiaires n’aurait pas été détruit et serait jalousement conservé dans le coffre d’un notaire suisse, comme l’avait déjà souligné l’ancien directeur financier de la DCN, Gérard-Philippe Menayas, dans un mémo datant d’avril 2008.

    M. Menayas avait pour sa part confirmé, le 14 mai 2009, dans le bureau du juge Trévidic, l’étroitesse des liens unissant les intermédiaires El-Assir et Takieddine et le gouvernement Balladur : « Il est parfaitement exact que Ziad Takieddine a été imposé à la DCNI par le pouvoir politique ainsi qu’Abdulrahman El-Assir. Quand je parle de pouvoir politique, c’est le ministre de la défense [François Léotard] ou son cabinet. Je sais que El-Assir et Ziad voulaient intervenir dans les contrats saoudiens mais, en 1996, ils ont été écartés par le nouveau gouvernement, étant donné leur proximité avec l’ancien. »

    La révélation de l’existence de notes issues de la DCN mentionnant le possible versement de rétrocommissions à destinations des balladuriens, à l’époque où Nicolas Sarkozy était l’un de ses ministres les plus influents et son directeur de campagne, n’est pas pour rassurer l’Elysée, qui suit de très près les développements des affaires impliquant la DCN.

    Déjà, dans un rapport de synthèse du 5 mars 2007, les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) ont fait ainsi allusion à une note découverte lors d’une perquisition à la DCN.

    D’après les enquêteurs, celle-ci « retrace les agissements du représentant de la DCNI au Luxembourg, Jean-Marie Boivin, d’août 1994 à 2004, avec notamment la création des sociétés Heine et Eurolux. Elle fait ainsi apparaître que la création de la société Heine au second semestre 1994 s’est faite après accord de Nicolas Bazire, directeur de cabinet du premier ministre Edouard Balladur, et du ministre du budget Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre le financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l’élection présidentielle de 1995 ».

    Confinée jusqu’ici à quelques témoignages épars, la piste des rétrocommissions et du financement politique occulte est donc en train de prendre une nouvelle ampleur avec, pour la première fois, des documents émanant de la DCN qui lui donnent corps. Même si aucune preuve formelle n’est encore à la disposition de la justice.

    http://www.mediapart.fr/article/offert/cf9dde56c3421bc95c3186b4e77456e2

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  3. Les familles des victimes de l’attentat de Karachi écrivent sur leur blog :

     » Les dernières révélations de Libération et de Mediapart (cf. articles du 17 Octobre 2009) vont dans le sens de l’intérêt du juge d’instruction concernant la piste d’un attentat en lien avec le contrat Agosta, contrat sur lequel nos proches étaient missionnés.

    Bien que ne possédant pas (encore ?) de preuve matérielle liant l’attentat à l’arrêt du versement de commissions, un certain nombre de vérités s’imposent dans ce dossier :

    1- La Haute Cour du Sindh (province pakistanaise) a ordonné la relaxe de Rizwann et Zaheer, condamnés à mort en 2003, pour manque de preuve, voire aveux contraints et forcés …

    La piste islamiste s’éloigne donc de plus en plus !

    2- Selon un ancien dirigeant de la Direction des Constructions Navales (DCN), M. Menayas, auditionné en mai par le juge Trévidic, une part des commissions (celle destinée au « political level ») a été stoppée par Jacques Chirac en 1996 en raison de soupçons de rétrocommissions – illégales même avant 2000.

    Ces révélations de M. Menayas ont été accréditées par l’ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon, et par des documents internes de DCNS…

    Donc l’arrêt du versement des commissions ne semble pas être une légende !

    3- Deux documents ont été perquisitionnés au siège de la DCN ces derniers mois : l’un évoque les moyens pour la DCN et sa filiale DCNI de récupérer les sommes qui n’ont pas été versées aux intermédiaires du contrat Agosta (4 % de 825 millions d’euros tout de même !) ;

    l’autre indique que l’intermédiaire missionné par la DCN a agi en « violation de la clause prohibant les retours des commissions en France »…

    La DCN aurait donc été « au parfum » des rétrocommissions illégales.

    Pendant ce temps, Monsieur Sarkozy refuse toujours de nous recevoir, faisant de nous des parias … des indésirables au pays des non dits et des tabous !!

    Il n’est apparemment pas de bon ton, en France, de chercher la vérité à tout prix …

    Pour nous soutenir, signez la pétition :

    « NON AU MEPRIS DU CHEF DE L’ETAT A L’EGARD DES FAMILLES DES VICTIMES DE L’ATTENTAT DE KARACHI ! »

    http://www.verite-attentat-karachi.org/

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