7°c degré de plus et… "Le Syndrome du Titanic"

L’avez-vous ressenti? Nous vivons une fin de mois de septembre et un début de mois d’octobre parmi les plus « doux » pour ne pas dire « chauds ». Aujourd’hui dans la moitié sud du pays, les commentateurs météorologiques nous promettent même de battre des records de chaleur: +7 à +10°c par rapport aux températures saisonnières. Alors si évidemment, on ne peut que s’étonner de cette hausse « anormale » et en profiter à la terrasse des cafés, et certainement pas en déduire un bouleversement climatique, on peut néanmoins faire un rapprochement facile avec le sujet du film de Nicolas Hulot « Le syndrome du Titanic ». Histoire de rappeler que tout (la fonte des glaciers en moins de 20 ans, la hausse du taux de CO2 en moins de 75 ans) n’est forcément pas aussi « naturel » que certains pourraient nous le faire croire…

« Quand le superflu des uns est sans limite, alors que l’essentiel des autres n’est même pas satisfait »

Et de ce dire, in fine, que Nicolas Hulot se fout tout de même bien de notre gueule. Quoi vous en doutiez en lisant le début de cet article? Car si le philosophe, docteur-es écologisme, a su nous émerveiller avec ces Ushuaïa pour agiter les consciences, il nous a irrémédiablement déçu en ne s’engageant pas réellement dans l’élection présidentielle de 2007.
Car, ce que les plus pessimistes, il faudrait parler des « réalistes », avaient prédits est simplement arrivé. Les différents candidats ont tous signés le pacte écologique préparé par la fondation Nicolas Hulot et les diverses associations partenaires pour aboutir, 2 ans plus tard, sur… un Grenelle fantoche de part l’établissement de ses textes mais aussi de part sa mise en application, multipliant les mesures ainsi non-budgétisées et profitant indirectement aux amis du pouvoir en place.
Grosso modo, nous avons fait la moitié du chemin: la prise de conscience est là et bien là, mais la « Rupture » visible sur nos industries, maintes fois vantées dans tous les domaines (pas seulement l’environnement) est encore attendue…désespérément.
Pas étonnant puisque ces « amis » des partis politiques au pouvoir depuis l’après-guerre font partie des grands groupes pollueurs (mais jamais payeurs) tout en constituant des entreprises stratégiques de la France.
Au hasard: Total (avec l’ancien Elf Aquitaine), GDF devenu GDF Suez, EDF, PSA, Renault, Areva (ex Cogema et Framatome), Bouygues (Colas pour les routes, Bouygues Construction pour les bureaux et habitations)…
Question: Comment avec une telle liste (ici un échantillon) peut faire un agitateur de conscience pour « remuer la merde » et transformer un monde du capitalisme délirant en mode « éco-responsable »?
Réponse: Il ne peut pas.

Le seul moyen de le pouvoir était de se présenter à l’élection présidentielle, d’avoir les « couilles » d’aller jusqu’au bout de sa démarche et éventuellement de se faire élire. Ras-le-bol des baratins infinis, juste bons à alimenter les discussions mondaines et intellectualiser nos soirées.
En revanche, une fois en place, on imagine aisément deux choses:
– que sa vie aurait été instantanément menacée, (ne soyons pas dupes par rapport aux impacts financiers)
– qu’il aurait eu enfin les ficelles pour manipuler les marionnettes
Au lieu de cela, nous avons une nouvelle taxe, véritable usine à gaz (sans jeu de mots), totalement injuste en s’appliquant sur les ménages sans distinction avec des compensations pathétiques et illusoires, et totalement inefficace sur le plan environnemental. (cf rapport Juppé-Rocard)
Nous avons obtenu également un pitoyable vice-premier ministre de l’écologie et du développement durable, ancien avocat d’affaires d’un certain Bernard Tapie, c’est dire la confiance et le sérieux de l’individu, et accessoirement alcoolique. Elise Lucet attend certainement encore beaucoup de ses promesses concernant la protection des terrains remblayés par des stérils radioactifs, généreusement offert aux municipalités et aux particuliers par la Cogema. (à lire ici)
Finalement, les collaborateurs Sarkoziens ont rendu possible exactement ce que les industriels voulaient: rendre impopulaire les rares mesures pro-écologie et gagner du temps, et encore du temps. Les néo-conservateurs, s’ils avaient voulu saper l’effort démocratique, ne s’y aurait pas pris autrement.

Columbo Borloo contre Avera

Alors même qu’aujourd’hui est lancé le film « Le syndrome du Titanic », hier la cour Sarkozienne composée des infâmes Balkany, Rachida Dati (pourquoi eux?) et autres PDG de Total et GDF Suez se prosternait devant le dictateur léniniste – un comble pour des ultra-libéraux, mais l’argent n’a pas d’odeur- du Kazakshtan pour obtenir de nouveaux marchés de gaz et de pétrole.
En plus, une fois sur place, de piétiner les droits de l’Homme sur les autochtones, sous l’excuse pernicieuse créer des emplois, ces gentils industriels se feront une joie de saloper les territoires étrangers qu’ils exploitent.
Ils le font bien dans leur propre pays (exemple Donges et la côte Atlantique avec l’Erika) alors pourquoi se priver de le faire chez les autres, au nom de la rentabilité?

Pour terminer, petit détail sympathique: le film de Nicolas Hulot a été parrainé par SNCF et produit (entre autres) par TF1 Productions et Studio 37, filiale de France Telecom. Nicolas peut donc dire merci à Nicolas…Sarkozy.

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