Des petites choses qui vous gachent une journée…

Deux détails presque insignifiants, invisibles même pour la plupart, mais qui dénote de sacré changement ou au contraire, une triste continuité dans l’ignominie.

Retour de vacances. 1er départ au travail. Passage devant une école. Un seul détail saute aux yeux, puisque c’est la seule modification apportée à un bâtiment qui doit aller aisément sur ces 40 ans d’âge.
Pas de nouvelle porte. Pas de grilles refaites ou repeintes, puisque celles-ci ont été retirées, allez savoir pourquoi, il y a déjà 3 ans. Non, pour cette nouvelle année scolaire, 2 magnifiques drapeaux français immaculés trônent fièrement au-dessus de la porte d’entrée. Bleu-Blanc-Rouge.
Avouons tout de suite que cela manquait. La bâtisse aurait bien eu besoin d’un ravalement intégral, les profs de nouveaux moyens matériels ou humains, pour ouvrir une nouvelle classe et diminuer, de ce fait, l’effectif par enseignant. Mais non. Les caisses étant vides, l’Education Nationale certainement la collectivité locale a cru bon d’ajouter sur un vieil et très méritant écrin, 2 joyeux orgueilleux de la nation. A s’en « faire mal aux seins », comme dit l’expression.
Dans quelle époque vit-on, dans quel genre de pays sommes-nous, si la première des priorités pour l’Education des enfants, devient le nationalisme?
Car comme d’habitude, ces drapeaux ont une toute autre connotation que vous soyez aux USA, en Suisse et dans le cas présent… en France. Notre passé ignoble sous le maréchal Pétain n’y est pas étranger évidemment, l’étrange concomitance avec le règne Sarkozien et le parti du maire – UMP évidemment – non plus.

Hortefeux Le Pen: même combat

Fin de la deuxième journée de travail. Publicité sur le quai. Une pub pour du prêt-à-porter vendu par H&M. Un leader qui ne se prive pas, via l’agence de communication, d’afficher une jeune gamine avec un gilet sans manche fait de fourrure, pour vendre tout un ensemble « pas cher ».
On espère que cela reste de la « fausse » mais vous vous doutez bien que dans l’imaginaire des petites filles et de leurs naïves mamans admiratives, si c’est de la vraie, « pourquoi pas » voire « tant mieux ».
Et là encore on se demande ce qu’il faut penser d’une société capable de faire la promotion de la fourrure. Faudra-t-il attendre le XXIIème siècle pour que la majorité des citoyens consommateurs comprennent naturellement que la vente de tels produits n’a pu se faire qu’en faisant souffrir d’adorables petites bestioles qui n’avaient rien demandé à personne, bestioles que la petite fille auraient même adorés avoir comme compagnon de jeu.
Facile de critiquer la tauromachie espagnole vue de France. Encore plus aisé de critiquer l’abattage des bébés phoques au Canada (évidemment pas pour la consommation des inuits), ou de conjurer les japonais pour leurs effroyables massacres de baleines. Sauf que chez nous, la plupart trouve normal, puisque peu s’en offusque, la vente de fourrure tout comme le gavage des oies et des canards, « mais puisqu’on vous dit qu’ils ne souffrent pas! ».
Simplement ignoble, même pour des traditions. Les jeux du cirque et leurs esclaves jetés en pâture aux lions ont bien été interdits.

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