Santé Publique: Des Crocs Roses aux Croques-Morts

Nouveau drame samedi soir et annoncé aujourd’hui. Un homme de 56 ans est mort des suites d’un malaise cardiaque et surtout faute de place!
27 hôpitaux de l’Ile de France ont dû être consultés avant de trouver un lit disponible soit 6 heures de perdues.
Quant à notre Roselyne, elle reste toujours autiste aux demandes des urgentistes en général, qui ne veulent qu’une seule chose: des moyens pour sauver des vies.
Et que dire, quand elle ose décrire la situation intolérable par “l’offre et la demande n’ont pas été satisfaites”. L’hôpital devrait donc devenir aussi rentable qu’une entreprise privée et les patients seraient le marché? Libéralisme fanatique dont les britanniques constatent les dégâts jour après jour, après le passage de la politique destructrice de la Dame de Fer, Margaret Tatcher.

Car au XXIème siècle, dans les hôpitaux français, trouver un lit pour un malade, ce fait au téléphone, papier et crayon à la main! Un chef de service est libre de refuser ou non un patient sans même en justifier la raison. Il n’y a encore aucun système informatique permettant de gérer les lits disponibles dans les différents services hospitaliers d’une même région, encore moins à l’échelle nationale. C’est justement le genre d’avancée structurelle et organisationnelle que devrait mettre en place un véritable ministre de la Santé.

La paranoïaque de service ne voit ainsi qu’une “récupération politicienne” dans les réactions, multiples mais vaines, de Patrick Pelloux, à l’instar du pitbull adjoint de l’UMP Frédéric Lefebvre. Non, ce sont simplement des êtres humains qui meurent et des professionnels de santé qui réagissent humainement, en croyant avec force à leur engagement, contrairement à certaines ou certains politiciens dont les intérêts financiers et despotiques semblent au-dessus de leur devoir envers la nation et l’intérêt général.

Alors même que des centaines de milliards d’euros ont été débloquées pour sauver les banques européennes d’une hypothétique faillite, faudra-t-il renommer le ministère Bank Hospital, pour que les membres du gouvernement français (santé, finance, premier ministre…) veuillent bien octroyer des budgets supplémentaires à la Santé Publique?
Un constat d’autant plus pathétique, qu’il manque toujours les 23 millions d’euros à payer pour les heures supplémentaires de l’année écoulée aux personnels hospitaliers.

“Vous avez demandé un médecin….ne quittez pas!”
La France est ainsi devenue, sans le savoir, une nation digne des pays de l’est post-communistes, où les gens mourraient faute de soins et de moyens.
Combien de morts, combien d’erreurs médicales suite à l’épuisement des équipes, avant que les employés de bureau des ministères, par opposition aux femmes et aux hommes du terrain, se remuent les arrières-trains pour donner les effectifs et moyens techniques médicaux nécessaires pour garder la dignité de tout un pays?

Y’a t il un pilote dans l’avion France?
Problème n°1: le chefaillon n’est pas là, Nicolas étant paisiblement entrain de roucouler au Brésil.
Problème n°2: le sous-fifre du chefaillon n’est pas là non plus, en pleine visite de l’Egypte.
Problème n°3: c’est MAM qui garde du main de fer les rennes du pouvoir, une MAM déjà bien occupée avec les pauvres SDF.
A force de remettre aux calandres grecques toutes les mesures concrètes, de faire les choses efficaces dans les temps, il arrive un jour – la période des fêtes où les effectifs sont au minimum malgré les besoins – où les brassages d’air et les plans de communication montrent leur limite.
D’où le ras le bol de tout une profession illustrée par le mémorable “On se fout de notre gueule”, de Patrick Pelloux.
Auquel on a envie de répondre: “Oh oui Patrick, et cela fait 1 an et demi que cela dure!”

Vivement le 29 janvier, grève générale suite à l’appel de tous les syndicats.

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