Restaurer le Dialogue et la Transparence entre le Gouvernement et les Partenaires Sociaux

Le périmètre des problèmes
Les téléspectateurs et tateuses se plaignent des débilités à la télévision. Les patrons de chaînes, eux, recherchent des programmes qui n’ont d’autres objectifs que de faire exploser l’audimat dans la tranche horaire concernée.
D’un autre côté, les syndicats se plaignent de poser des questions sans réponse à leurs interlocuteurs du patronat ou du gouvernement. Chacun d’entre eux fait la tournée des JT pour vomir ses phrases toutes prêtes, ses arguments invérifiables, faute de temps et des mensonges non contredits, faute de véritable débatteur.
Et quand les diverses parties se sont enfin mises d’accord sur un planning de rencontres pour négocier, tout se fait dans un huis clos des plus douteux, au fin fond d’un ministère.

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La solution?
Le blog Cpolitic propose naïvement de réunir tout ce beau linge devant les caméras de télévision.
“N’importe quoi!” diront le plupart d’entre vous. Et c’est légitime.
Sauf qu’après une légère réflexion, si si “légère”, on résolve tous les problèmes cités plus haut avec une telle solution.

La méthode
Ce matin, Patrick Pelloux s’est encore plaint, visiblement avec raison, d’une absence totale de dialogue avec Mme Bachelot et ses acolytes du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, à propos des moyens offerts aux urgentistes pour traiter les patients.
Des lettres mortes de l’ancien syndicaliste sont, là encore, restées sans réponse, alors que Miss Roselyne aux Crocs Roses, à la moindre occasion, arpente les plateaux TV en vilipendant le premier journaliste venu qu’elle est prête au dialogue. Sacrée Roselyne…
Ainsi, si on demandait aux intervenants, les conseillers et assistants de Mr Pelloux d’une part, et de Mme Roselyne Bachelot d’autre part, de se mettre autour d’une table encerclée de caméra de télévision, puis de réaliser leur réunion salvatrice alors la première étape vers un dialogue transparent sera franchie.

Des p’tits soucis?
Quelle chaîne accepterait de diffuser? Vu les noms d’oiseaux et les vannes qui se mêleront certainement aux débats, normalement chaque représentant de chaîne ferait un pont d’or pour avoir l’exclusivité de la retransmission, mais au pire, les chaînes Public Sénat et Assemblée Nationale se contenteront de la partie “intellectuelle” des conversations.
Quelle durée pour cette émission? Comme pour d’autres activités, plus c’est long, plus c’est bon! Les interlocuteurs devraient dès le départ négocier la durée de leurs réunions. Mais s’il faut 3 semaines de négociations, un découpage en épisodes sera indispensable, découpage suivi à chaque fois d’un bilan et précédé d’un résumé de l’épisode précédent, puisqu’on le fait bien pour des séries TV à la noix ou des télé-réalités avilissantes.
Au contraire même, un suspens pourrait s’instaurer et l’audience progresser chaque semaine.
Quel animateur? Pour ne pas influer sur les débats, une voix off avec des spécialistes politiques de tout bord et des chercheurs spécialistes sur les organismes sociaux, le droit public, le code civil seraient les bienvenus. Au cours du débat, ils permettraient d’élucider beaucoup d’inconnues ou de préjugés sur la législation actuelle souvent méconnue du grand public.
Comment répartir les débats? Comme aux échecs ou aux élections présidentielles, ceci afin d’assurer un temps de parole équitable.

Les avantages
Tout d’abord, les débats se feraient en toute transparence de part l’audience touchée.
Au XXIème siècle, la télévision est un des vecteurs idéal pour assouvir ce besoin, de part sa diffusion, les vidéos étant ensuite retransmises sur internet afin d’assurer une couverture encore plus large. Et si les radios, bientôt numériques et donc avec diffusion d’images et textes, veulent s’y mettre, pourquoi pas…
Les accords secrets et autres magouilles seraient plus délicats à réaliser puisque tout étant filmé et enregistré jusqu’à l’accord final, relu à l’antenne.
Ensuite les débats seraient de meilleure qualité, les coup-bas, les allusions douteuses seraient reprises dans la presse du lendemain et donc proscrites.
Les syndicats auraient enfin le dialogue qu’ils attendaient, le patronat et le gouvernement ne pourraient plus se défausser en arguant que l’autre partie est responsable du blocage. (et réciproquement)
Les patrons de chaîne, eux, seraient assurés d’avoir un minimum d’audience suivant les thèmes abordés: OGM, 35h, retraite…
Le public, les citoyennes et citoyens du pays et de l’étranger, bénéficierait d’un programme d’intérêt public à moindre frais, probablement passionnant à regarder.
Certainement plus en tout cas, que les débats parlementaires habituels, puisque sur un sujet concret et dans un climat tendu voire houleux. Le tout en apprenant des informations sur le fonctionnement des administrations et la loi, loi que nul n’est censé ignorer.

Alors au final, c’est certes une idée sortie du chapeau, mais elle est vaut certainement mieux que bien d’autres: Vidéo Gag, Secret Story, l’île de la Tentation, Star’ Ac…
A vous de juger!

Plus d’infos dans un précédent article sur la démission contrainte et forcée de Patrick Pelloux: ici

Une réponse vers “Restaurer le Dialogue et la Transparence entre le Gouvernement et les Partenaires Sociaux”

  1. Bonne idée! Programme intelligent et ordonné qui devrait intéresser ce gouvernement désireux d’avoir sa propre chaine… Au moins ceux qui ont la télé paieraient une redevance pour quelque chose… sinon ça démontra bien que la transparence n’est pas le but du gouvernement…on en doutait ^^
    Et pour une fois crocs roses serviraient à quelque chose sur un plateau xD

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