Traité Européen: L’art de prendre les irlandais pour des cons

Une phrase. Il a suffit d’une seule phrase pour montrer tout le côté nauséabond et irrévérencieux de la technocratie européenne.
Lors d’une entrevue avec les députés UMP, Nicolas Sarkozy a annoncé son souhait de faire revoter les irlandais: “Les Irlandais devront revoter et je mettrai le veto à tout élargissement (de l’Union européenne) tant qu’il n’y aura pas de nouvelles institutions”
Cinglant, efficace et… sans surprise.

De l’eau au moulin des “nonistes” irlandais qui s’en sont donnés à coeur joie.
“Cela illustre bien la nature anti-démocratique de ce qui se passe à Bruxelles” par Declan Ganley, leader d’un mouvement irlandais prônant le “non” au mini-traité de Lisbonne
Le porte-parole du Sinn Fein, branche politique de l’IRA et militant du “non”, a commenté la décision de petit Nicolas: “Au cours du mois qui a suivi le rejet très net du traité de Lisbonne par les électeurs irlandais, nous avons entendu toute une série de dirigeants européens essayer de nous intimider et de nous forcer à faire ce qu’ils veulent”
Même le parti travailliste, appelant à voter “Oui” a précisé que Nicolas Sarkozy “commis un sérieux faux-pas”.

Yes For Europe Man Sarkozy

Yes For Europe Man Sarkozy

Le chtit Nicolas a d’ailleurs l’inconvénient de répandre la zizanie partout mais l’extrême-avantage de fédérer les gens “qui ne pouvaient pas se voir en peinture” autour de la lutte contre ses propos.
Du même coup, la France s’en trouve habiller pour l’hiver. Une bien belle réputation.

Notre parodie de chef d’Etat est donc attendu le 21 juillet à Dublin, officiellement pour écouter. En regardant en arrière les conditions dans lesquelles se sont faites les mesures telles que la Carte Judiciaire, le financement du Service Public basé soi-disant sur le rapport Copé, il est évident que le Roy a déjà choisi, mais qu’il a encore parlé trop vite. Impossible pour lui de réfléchir avant de parler. C’est tout Nicolas.

Ayez confiance.
Si vous en doutiez, il n’y a pas que les irlandais qui soient pris pour des buses. De notre côté aussi, nous avons notre lot de “foutage de gueule”, désolé d’être aussi vulgaire, mais trop c’est trop.
Concernant la réforme des institutions, on apprend aujourd’hui que tous les partis de l’opposition sont contre sauf…le parti Radical de Gauche.
On se demande bien pourquoi il voterait oui à cette réforme qui concentre encore un peu plus le pouvoir autour du président.
Sans vouloir faire les mauvaises langues, il suffit de se rappeler que Bernard Tapie:

  • a vu cette semaine son indemnisation exploser pour atteindre un fabuleux 285 millions d’euros dans l’affaire Adidas / Crédit Lyonnais
  • a soutenu ouvertement Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle
  • a fait partie du mouvement Parti Radical de Gauche dans les années 80-90

Besoin d’en dire plus?
Ah si, Jean-Michel Baylet président de ce merveilleux parti radical avait dit, lors du soutien de Tapie à Sarkozy:
« Tapie ? C’est un compagnon de route qui s’éloigne… [...] Je suis abattu…[...]« Je le sentais venir et j’ai tout fait pour le dissuader. Mais il n’a rien voulu entendre…” et d’ajouter
« Son choix est complètement erroné. Soutenir Sarkozy, c’est contraire à tous ses combats. Tapie, le champion de la banlieue, aux côtés d’un homme qui a créé les conditions qui font qu’aujourd’hui il ne peut plus mettre un pied dans ces quartiers. C’est incohérent ! »

C’est ça la Rupture: “prendre tout le monde pour des cons, sans aucune discrimination.”