Sarkozy, grand à l’intérieur et si petit à l’extérieur
Grand à l’intérieur
“Mossieur, se gausse, Mossieur se la pète” quand il est sur ses terres dans son fief. A chaque meeting, à chaque intervention de sa part, dans un souci constant de concentrer l’attention vers lui, comme si le pupitre et les micros ne suffisaient pas, Nicolas adore rajouter une “blagounette”, un “bon mot” dans ses discours taillé sur mesure.
Je vous ferais grâce du speech ridicule lors de la venue de Giorgio Armani, le créateur de mode, car vous pouvez retrouvez un article non loin ci-dessous. En revanche, un petit rappel sur la prestation digne d’un show-man lors de la conférence UMP à la mutualité, a toute sa place ici.
La phrase d’une arrogance sans nom sur les grèves qu’on ne voit plus à l’encontre des syndicats et des grévistes a bien évidemment été relayée et commentée de nombreuses fois depuis le week-end dernier.Mais d’autres phrases toutes aussi vomitives et indignes d’un chef d’Etat sont présentent aussi dans ce show dans le plus pur style Berlusconien. Car c’est bien là le problème au lieu d’avoir un président de la République, c’est à un chansonnier sans talent auquel nous avons droit. Et son humour à la “Arthur” ne fait rire que son auditoire irresponsable et fachisant.
Précision: Retrouvez en détail un commentaire de cette vidéo sur l’excellent site lesmotsontunsens.com
Petit à l’extérieur
“Mossieur se gausse, Mossieur se la pète mais se dégonfle en visite officielle…”
Que ne ferait-on pas pour faire plaisir à aux entreprises qui ont financées sa campagne? Que ne ferait-on pas pour rééquilibrer une balance commerciale au plus mal en mai 2008, 800 millions d’euros de pertes supplémentaires en un seul mois? Voir l’article du Parisien.fr, éloquent!
Malheureusement pour nous, le Nicolas aussi nul en tout que bon à rien, n’a pas compris, lui et ses conseillers, qu’à l’image de l’Allemagne, ce ne sont pas les multinationales qu’il faut soutenir mais directement les PME innovantes, en emmenant leurs pdgs lors des voyages officiels!
Passons ce délit d’incompétence habituel et revenons aux sacrifices faits par Nicolas sur l’autel des contrats juteux et médiatiques.
Tel un Arsène Lupin, le Sarkozy “s’empare de vos valeurs”: valeurs en tant que ressources financières via ses prochaines taxes mais aussi des valeurs républicaines et là c’est “la déballonnade”!
Sur le plan des Jeux Olympiques, il a notamment accepté finalement de se rendre à la cérémonie d’ouverture des JO. Normal, les présidents japonais et américain ont donné leur aval. En homme courageux, Nicolas a donc donné sa décision après coup pour ne pas se fâcher avec son copain de recré Geroge W. Bush. Angela Merkel farouche opposante des chinois a dû voir tout rouge et nul doute que cela va du même coup refroidir les relations franco-allemande beaucoup moins chaleureuses que du temps de Chirac ou même de Mitterrand. Alors que paradoxalement à ses opinions, l’Allemagne fait plus de commerces que la France avec la Chine. Véridique et risible.
Rajoutons à cela, l’ambassadeur de Chine en France Kong Quan qui avait mis en garde la France mardi dernier contre les “conséquences graves” que susciterait la future rencontre entre Nicolas Sarkozy et le Dalaï-Lama, au motif qu’il y aurait ingérence de la France dans les affaires purement intérieures de la Chine, le Tibet étant chinois depuis le 13ème siècle, bien avant que les frontières actuelles de la France ne soit dessinées.
Justement imposer à un autre pays de ne pas rencontrer tel ou tel personnage politique, c’est exactement mener une politique d’ingérence. L’arroseur arrosé s’est donc fait convoqué par Bernard Kouchner dès hier soir au Quai d’Orsay.
Malgré tout, on sent bien que “la France baisse son froc”, en parlant crûment, pour toucher l’espoir d’acquérir le plus de marchés à l’international au risque d’oublier de défendre les sacro-saints droits de l’homme, comme lors de la venue en grandes pompes à Paris du terroriste et colonel Kadhafi.
En outre à une échelle plus européenne, c’est là aussi une déculottée manifeste. Pour faire plaisir à son modèle Berlusconi, Sarkozy a demandé l’extradiction de Marina Petrella pour l’Italie. Cette ex-membre des brigades rouges avait été pourtant grâciée comme les autres membres de l’organisation par Mitterrand pour son arrêt des violences.
Voir l’article de Bellacio
Malheureusement le Nicolas a la mémoire aussi courte que ses idées et a préféré autoriser l’extradiction de la jeune femme qui avait refait sa vie, plus de 20 ans après les faits incriminés, mais en demandant la grâce de Berlusconi. Original et d’un cynisme sans borne puisqu’il y a une semaine Nicolas Sarkozy souhaitait faire venir des FARC, tueurs sanguinaires de la jungle amazonienne, couler des jours heureux et paisibles en France. Alors que la situation de l’Italie des années 70-80 n’est certainement pas comparable à la situation colombienne actuelle.
Quelle République! Dès qu’il s’agit d’argent ou d’amitiés purement politiques, le Nicolas courbe l’échine et la France devient au fil du temps un nain diplomatique. Ce n’est plus une crainte, c’est une triste réalité.
