Président Nicolas Zizany
Après la démission du général d’armée Cuche, c’est au tour de Patrick De Carolis, pdg de France Télévisions, de ne pas supporter le comportement et surtout l’incompétence du nouveau petit garçon de l’Elysée.
Extraits de ses propos très durs, ce matin sur RTL, au sujet du financement du service public:
“Je ne suis pas d’accord avec Nicolas Sarkozy quand il dit que le Service public est trop proche des chaînes privées. Il est bon de laisser travailler les professionnels. La télé c’est un métier.
Je fais une télé respectable, qu’il faut savoir respecter !
Dire qu’il n’y a pas de différence entre la télé publique et la télé privée est faux et stupide ! C’est également injuste, profondément injuste !
Je ne suis ni fatigué, ni en colère, je dis les choses simplement.
Concernant les finances et le budget lié à la suppression de la pub, j’estime aujourd’hui que le compte n’y est pas. Nous n’avons pas les moyens de remplir notre mission.
En septembre je ferai le point et si le compte n’y est toujours pas, je prendrai mes responsabilités et je dirai “stop” !
Jamais je ne soumettrai mes grilles de programmes ou mes concepts à un quelconque visa venu de l’extérieur !
Je suis indépendant dans ma tête et je vais le rester !”
Ce qui signifie, en clair: soit il y a le budget nécessaire, soit il démissionne.
Notre despote préféré va donc certainement invoquer sa Rupture, dont il avait prévenu le côté impopulaire. Problème c’est que il a tort sur le fond et la forme de ces réformes. D’autant que personne ne s’attendait à une telle réforme à propos du service public, vu le nombre de sujets autrement plus importants en souffrance dans les différents ministères et sur la scène internationale.
La seule solution pour contenter l’être omniscient qui l’est, serait d’avoir en présentateur du 20h Nicolas Sarkozy, en pdg de France Télévisions Nicolas Sarkozy, en maire de Paris Nicolas Sarkozy, en ministre de l’Education Nicolas Sarkozy, en entraîneur de l’équipe de France Nicolas Sarkozy…
Difficile certes mais pourtant tellement nécessaire.