Hortefeux, un ministre de l’Immigration qui vous veut du bien
Il nous aura tout fait: un ministère au nom qui sent bon l’occupation sous Vichy, des tests ADN pour les étrangers, des descentes de police musclées, des immigrés clandestins qui préfèrent mourir plutôt que de retourner dans leur pays.
Avec Brice Hortefeux, la droite dure est véritablement au pouvoir. Les électeurs du FN ont donc surement été ravis d’entendre le digne fils spirituel de Jean-Marie Le Pen, la blondeur des cheveux et les yeux clairs en plus, annoncer qu’il y avait eu 80% d’expulsions en plus de vilains clandestins par rapport à la même période de 2007 sur le territoire de France.
Magnifique résultat qui ne changera strictement…rien. Sauf pour les racistes et fachistes satisfaits d’un tel chiffre, car c’est bien cela qu’il s’agit de la Politique du Chiffre. Illusoire, naïve et abjecte.
Les clandestins, certes sans-papiers, restent avant tout des êtres humains. Visiblement la nation des droits de l’homme tend chaque jour à oublier “ce concept” dans ce domaine et à choisir l’option de la facilité de cette merveilleuse “démagogie” qui a fait les belles heures du nazisme dans les 30 et 40 en Europe.
“Les licenciements, la précarité, l’inflation, la pluie, la défaite à l’euro 2008? la faute des étrangers. Alors si en plus ils ont pas de papiers!“
Il n’y a qu’à voir les conditions de vie dans les fameux CRA (centre de rétention administrative) sans cesse dénoncées par les associations des droits de l’Homme. Mais pour Hortefeux, c’est gens là sont-ils des Hommes? L’incendie du CRA de Vincennes a montré l’absurdité d’une politique d’immigration choisie. Malheureusement ces pensées nauséabondes se sont propagées au parlement européen majoritairement de droite qui a récemment promulgué que la rétention d’une personne sans-papiers peut aller jusqu’à 18 mois de rétention et 5 ans d’interdiction du territoire ensuite.
L’avantage manifeste de l’immigration choisie est de pouvoir vraiment sélectionner les gens sur leur diplôme et leur compétence. Si en plus, la femme du président de la République connaît intimement cette personne, nul doute que trouver un job et puis, par la suite, demander la nationalité française, ne relèvent plus du parcours du combattant. Pas besoin de vouloir travailler pour réussir il suffit d’avoir aussi le bon piston. La demi-soeur de Carla Bruni, Consuelo Remmert, peut d’ailleurs en témoigner. (Voir ici sur 20minutes.fr) Il y a Etrangers et Etrangers.
Et du côté du gouvernement, tout cela permet de ne pas parler des sujets qui fâchent, de toutes les réformes engagées et déjà vouées à l’échec. Mais ça nous y reviendrons dans un autre article, tant le fiasco est palpable après seulement 1 an et quelques mois de chaos politique et social.
Plus d’infos sur la politique des chiffres sur LeParisien.fr


