Cassez-vous Elkabbach!
Le Darth Vador du coté obscure du journalisme a encore frappé. Le 21 avril dernier, on apprend que Pascal Sevran est mort. L’information se répand comme une traînée de poudre à partir d’Europe 1 puis prend un écho important via la déclaration de Laurent Ruquier dans son émission sur France 2.
Etat de choc dans l’assistance. Car même si on ne peut que déplorer ses opinions politiques de son dernier ouvrage aux commentaires ultra-malthusiens et xénophobes, force est de constater que le Pascal est une icône de la télévision et de la chanson française avec sa collaboration notamment avec Dalida. Comble du succès, les imitateurs de tout poil Patrick Sébastien, Yves Lecoq, Laurent Gerra, Canteloup s’en sont donnés à coeur joie avec le mythique Tintin.
Quelques minutes après, autre choc : Pascal Sevran serait toujours en vivant, mais en retiré dans sa famille. A partir delà la traque commence. Qui a pu lancer une telle annonce et pourquoi?
Dès le lendemain matin, le coupable est trouvé. Ce n’est pas une mauvaise copie d’un Dieudonné, qui par hommage zélé à Aimé Césaire, s’est vengé sur le Sevran National. Ce n’est pas non plus un fan vexé, ni même un téléspectateur assidu de ses émissions TV, âge moyen 76 printemps.
Non c’est le directeur d’Europe 1 et de Lagardère Média, Jean-Pierre Elkabbach en personne qui a forcé pour le journal de 19h à diffuser l’information suivante: “Pascal Sevran est mort”.
Mais le funambule de l’information à sensation n’est pas à son coup d’essai. Sa longue carrière est ponctuée de poste à succès mais aussi de scandales qui l’ont obligés parfois à démissionner, devant la vindicte populaire ou de la profession.
Rappel des faits:
Octobre 1979: Il empêche Claude Sérillon, présentateur de la revue de presse, de parler de l’affaire des diamants de Bokassa, diamants offerts à la France par “l’empereur de Centrafrique” à Valéry Giscard d’Estaing. ( de son vrai nom Valéry Giscard puisque le D’Estaing est un titre de noblesse acheté)
1996: Il est contraint de démissionner de France Télévision dont il était devenu le président en 1993. Motif les scandaleux contrats en Or des animateurs-producteurs, Nagui, Jean-Luc Delarue en tête mais aussi Drucker et Ardisson. La générosité des puissants avec l’argent du contribuable est de mise même dans les médias publiques.
Février 2006: Nicolas Sarkozy donne son avis à JP Elkabbach sur la nomination d’un journaliste sur proposition d’Elkabbach lui même !
L’élection du petit Nicolas ne confirme qu’un seul fait sur la vision du journalisme par Elkabbach: la dépendance vis à vis du pouvoir. Un léchage de botte nauséabond a l’opposé de l’éthique du journalisme. La base même de ce qu’on apprend dans les écoles formant les troupes du quatrième pouvoir.
Avec Jean-Pierre en un seul homme, on retrouve ainsi à chacune de ses interviews, un arrière goût de corruption mentale, de collusion avec les multiples pouvoirs en place, tendance bien à droite, avec des organisations secrètes (think tank) et des opinions clairement pro-sionistes.
Alors qu’au contraire l’Habeas Corpus de la profession impose l’indépendance la plus totale sur le plan professionnel, politique et religieux.
D’après un des journalistes de la station à la pêche bleu, “l’image d’Europe 1 s’est cradifiée, entre le Sarko-Show, les Sarko-interviews et ce qui se passe aujourd’hui“.
Comble de tout, Jean-Pierre Elkabbach est l’initiateur d’un comité d’éthique sur «les sources, la vérification de l’information, la crédibilité des sites Internet, des blogs, les rumeurs, les frontières entre la vie publique et la vie privée». L’hôpital qui se fout de la charité puisque son mélange des genres public – privé, avec son poste de directeur chez Lagardère et le même poste chez La Chaine Parlementaire est d’une arrogance rare.
Mais devant la propagation de la fausse information, il ne faut pas tirer à boulets rouges sur la radio, la TV et Internet. Ce ne sont que des outils au service de la population. Et criez haro sur ces médias et notamment le dernier, le fameux Web et ses blogs, c’est “jeter le bébé avec l’eau du bain” ou du même niveau intellectuel, qu’interdire la vente des voitures sous prétexte que certains conducteurs conduisent en état d’ébriété.
Car au final, le véritable problème ce n’est pas l’outil mais les individus qui s’en servent et l’usage qu’ils en font, dans ce cas ci, pour leurs intérêts personnels.
Elkabbach n’est qu’un journaliste raté avide de pouvoir et de gloire, manipulateur, et qui on l’espère va bientôt tirer sa révérence au PAF.
Comme le disait si bien, Georges Marchais, pour la dernière fois: Taisez-vous Elkabbach !
Mais une question reste en suspend: Pourquoi?
Plus d’infos
sur le site de Libération: ici & là
Et sur Marianne2.fr ici
Pour des vidéos de la propagation de la rumeur: DeSourceSûre.com

24 avril 2008 à 06:04
Elkabach, grand garant de la devise “fait ce que je dis pas ce que je fait”
Vous avez vu le passage vidéo qui le fait passer pour un con
24 avril 2008 à 09:04
Avec le bras d’honneur, elle est excellente. Mais il y en a d’autres