La guerre des Boulons : Quand les politiques Belges font le travail à la place de leurs homologues Français!
Simplement une honte! Preuve que nos chers politiques de droite comme de gauche sont plus préoccupés par leurs petits sièges confortables dans les mairies et les conseils généraux que par le sort des électeurs…
L’histoire se déroule au bord de la Meuse à Bogny-sur-Seine, une entreprise prospère de boulons nommée “Lenoir-et-Mernier” fait faillite.
Pourquoi ? Parce ce que le patron est un voyou, le carnet de commandes est plein mais il a réussi à plomber son entreprise par des malversations et les employées se retrouvent sur le carreau.
Rien de bien méchant, il est accusé d’abus de biens sociaux, détournement d’actifs, présentation de faux bilan, vol et banqueroute!
Que demandent-ils? 50 000 euros au titre du “préjudice moral” chacun car la plupart ont plus de 30 ans de maison et ne sont pas loin de la retraite. Et pour retrouver du travail, à cet âge et dans une région sinistrée c’est aussi probable que de voir Nicolas démissionner.
Que font-ils? Les pouvoirs publics étant sourds pendant les élections, et même avant, les salariés ont menacé de polluer la Meuse en déversant de l’acide chlorhydrique via les égouts. Contre leur gré, ces salariés sont donc obligés de se transformer en terroriste écologique pour se faire entendre.
Et les pouvoirs publics?
Alors certes il y a bien eu des négociations mais celles-ci n’ont débouché sur rien pour sauver les emplois menacés. Négociations menées par des représentants de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, la fameuse UIMM!
D’où leur revendication. Quand une crapule reçoit 2 millions d’euros pour démissionner et se taire, 50 000 euros est une aumône à coté! Au final sur les 159, seuls 40 seront sauvés par les futurs repreneurs. Alors perdu pour perdu…
L’incroyable rebondissementC’est un sénateur belge qui, venu sur le piquet de grève, s’est proposé de contacter son gouvernement qui allait à son tour se mettre en relation avec les autorités françaises dès mardi prochain!
Drôle d’Europe qui rappelle l’absurdité mise en avant dans le gag de Fernand Reynaud, voulant avoir le 11 à Asnières passe par New York!
Au final, on a:
- un patron voyou, comme souvent, à croire que cela devient contagieux
- une entreprise en faillite alors que le carnet de commande est plein
- des repreneurs choisis qui vire l’essentiel du personnel, passant plus pour des profiteurs que des sauveurs
- un syndicat corrompu et inutile: qui par respect devrait verser les 50 000 euros à chacun des salariés, histoire de faire profil bas après l’affaire du Denis Gautier-Sauvagnac, les caisses étant pleines à l’UIMM, cela ne fait que 7 millions 950 000 euros à verser.
A comparer à l’estimation de 600 millions d’euros de trésor de guerre, c’est une goutte d’eau!
- des salariés prêts à tout, grève de la faim, incendie et maintenant pollution volontaire pour uniquement se faire entendre.
- un sénateur belge est obligé de faire le déplacement pour faire le travail des haut-fonctionnaires que ne font pas le leur! A quoi servent nos impôts? Où sont la gauche, la droite et les autres pantins?
Car là étrangement ni Ségolène, ni Sarkozy ne sont venus rendre visite aux pauvres petits salariés de l’Usine.
Consternant!
