Monsanto: Une firme contre l’Humanité

Enfin une TV indépendante et intéressante, à l’opposé de la fameuse télé-poubelle utile seulement pour diffuser des pages de pubs à nos chers “temps de cerveaux disponibles”. Le documentaire “Le monde selon Monsanto” de Marie-Monique Robin est un véritable pavé dans la marre des pro-OGM (dédiés à la consommation) et par extenstion, des pro-Monsanto.

Sur Arte en TNT, on a ainsi appris beaucoup de choses sur Monsanto et sur les méthodes passées de la firme pour gagner des marchés au détriement des concurrents et de la santé des agriculteurs et des consommateurs. Méthodes toujours d’actualités!

Résumé Rapide.
Marie-Monique Robin au cours de ses 3 d’enquêtes a pu retracer l’historique des pratiques affligeantes de la firme Monsanto et de son expansion à travers la planète.
On passe ainsi de l’agent Orange, les fameux défoliants à la dioxine pulvérisés par les américains pendant le Vietnam, au PCB, pyralène, au RoundUp, aucunement biodégradable et parfaitement cancérigène, jusqu’aux OGM Bt et RoundUp Ready.
Ces derniers étant au mieux des stocks de pesticides au pire de véritables petites usines à pesticides en plein champs.
Ce documentaire a surtout mis en lumière les tromperies éhontées sur les OGM de Monsanto que ce soit :

  • sur la fertilité et la dissimination des nouveaux gènes incorporés (culture du Maïs au Mexique avec les plants “Monstre”) (totalement fertile et qui dissémine son gène additionnel aux plantes environnantes)
  • sa toxicité, des chercheurs de Roxxett, un laboratoire indépendant au Royaume-Uni chargé des études avant la mise sur la marché des produits Monsanto, ont prouvé que c’est en fait le simple fait d’ajouter le gène dans un plant (ici de la pomme de terre) qui pouvait induire une toxicité et non le gène lui même, inoffensif pris séparément à des doses 1000 fois plus élevés.
  • son efficacité:en Inde les cultivateurs de coton qui après rachat de la principale usine de semence par Monsanto, sont obligés d’acheter des graines Monsanto transgéniques 4 fois plus chères. Au final, non seulement les plantes cultivées doivent recevoir leur dose d’engrais chimiques habituelle mais en plus le gène ajouté est inefficace et propage une maladie commune aux autres plants de cotons transgéniques ou non!
  • la politique de Monsanto: pression sur les agriculteurs américains qui serait tenté de resemencer tous les ans des graines, culture de la dénonciation entre agriculteurs pour intenter des procès visant à s’acaparer les exploitations en retour, dissémination volontaires des graines OGM au Mexique et au Paraguay pour forcer la main sur les Etats “résistants”, suicides des cultivateurs indiens de cotons qui voit leur dépenses augmentées et leur rendement s’effondrer: 600 suicides en un an!

Cette firme a noyauter tout le système américain (FDA et EPA) et canadien (Santé Canada) et nul doute qu’à Bruxelles qui se fit aux avis de l’AFSSA étrangement toujours positifs à tous les essais en plein champs d’OGM, Monsanto est présent activement.
Les pratiques perdurent. Fin des années 80, Monsanto a vraisemblablement donné un coup de pouce à George Bush père en faveur de la déréglementation des biotechnologies et au Canada, la firme a essayé de corrompre (2 millions de dollars canadiens) des agents de la sécurité alimentaire de Santé Canada. Ce qui a débouché à l’époque sur un scandale monumental à propos du lait aux hormones rGBH.

Les pratiques pour infiltrer le marche sont simples:
- dissimulation des données scientifiques réelles
- corruption active et passive
- principe des “revolving doors” ou chaise musicale in french (des ex-Monsanto avaient des postes à la FDA ou à l’EPA et inversement)
- discrimination et pressions sur les scientifiques ou agriculteur “rebelles”
- parution de livre blanc et lobbying intense

La même chose est en train de se produire avec le bioéthanol, les scientifiques de Bruxelles ont été ignorés, et les cultures encouragées. Concernant la technique des livres blancs appliquées par le gouvernement suivant, on pense évidemment au livre blanc de TF1 sur la publicité audiovisuelle, et mis en oeuvre quelque mois après par Nicolas Sarkozy.

Une firme tout simplement abjecte et présente partout. Une preuve? Vous connaissez ou possédez des dragées de faux sucre à l’aspartame Canderel. Monsanto!

Etrangement on a appris que le Conseil d’Etat avait reporté sa décision à propos de l’arrêté d’interdiction de la culture du maïs transgénique MON810 (Monsanto). Celle-ci est ajournée après les municipales. Etange…
En outre c’est Bruxelles qui décidera au final s’il faut utiliser ou non ce pesticides MON810 ou pas, et non notre Président.
En espérant que ce documentaire (distribué à Sarkozy par Nicolas Hulot, qui a fait la préface du Livre de Marie-Monique Robin), sufffira à changer quelque peu la donne.

Vous pouvez trouver sur ce site l’essentiel des documents produits sur Monsanto dont le documentaire présenté hier soir: http://www.stop-monsanto.qsdf.org/

Forum et lien de la soirée d’hier: http://www.arte.tv/monsanto

3 Réponses to “Monsanto: Une firme contre l’Humanité”

  1. NosLibertes a dit :

    Bonjour,

    En complément du très bon documentaire de Marie-Monique Robin :

    Monsanto c’est la société qui a financé, avec DowChemical, notamment, les célèbres études de Richard Doll, qui expliquent que 70 % des cancers sont dus à l’alcool, au tabac et à l’alimentation et très peu à la pollution, aux médicaments, aux pesticides et aux expositions professionnelles à des substances cancérigènes.

    Ces études font références depuis plus de 20 ans dans le monde entier.

    La suite sur notre site.

    Bonne journée.

  2. TATARD a dit :

    Bioéthanol – ce qu’il coûte et ce qu’il donne

    Il faut un peu plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre de bioéthanol.
    Ces chiffres s’entendent depuis les labours jusqu’à la dernière distillation.
    Il faut un 1,600 litre d’éthanol pour fournir la même quantité d’énergie qu’un litre d’équivalent pétrole.
    Où est la bonne affaire ?
    Ce n’est pas parce que le monde entier déraisonne qu’on doit refuser tout effort de réflexion, quelle que soit la position sociale ou politique.

  3. emachede a dit :

    Prends un champ de 100 ha de maïs destiné à la consommation humaine.
    Du jour au lendemain, l’agriculteur voyant que produire du bioéthanol est plus rentable pour lui que de cultiver du maïs, logiquement il va changer sa culture et utiliser son champ de 100ha pour faire du bioéthanol par de la canne à sucre (exemple)
    Si un agriculteur fait ça, aucun souci par rapport à sa part dans la production mondiale. Par contre si plusieurs milliers d’agriculteurs le font, on se retrouve avec un même niveau de demande pour du maïs, mais surtout une offre bien moins importante puisque il y a des milliers de champs de 100ha qui ne produisent plus de maïs mais du bioéthanol.
    Et suivant la loi de l’offre de la demande, les prix du maïs flambent.
    Les populations pauvres, certaines cuisant leurs maigres repas avec des galettes à base de maïs, ne peuvent plus se payer de quoi manger.
    En quelques lignes, sans calcul, je viens de te montrer que la déraison n’est pas du côté que tu croyais.
    Je te recommande vivement de consulter d’autres articles sur cette pseudo-innovation du bioéthanol. Et de te faire ta propre opinion et de ne pas en régurgitant les arguments sans fondements, preuve ci-dessous, des puissantes industries agricoles ou phytosanitaires.
    Et puis de toute manière, la réalité est là pour le prouver.

    A moins que tu ne veuilles dire cyniquement aux populations affamés: “vous n’avez plus de maïs? Manger du blé!”

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