La connerie du week-end: Sarkozy court-circuite le Conseil Constitutionnel
Après le remaniement de la loi Dati sur la détention de sureté, qui prolonge ad vitam eternam la peine d’un détenu si celui-ci est trop dangereux à sa sortie de prison, le président, qui en a, persiste et signe.
Il a ainsi déclaré aujourd’hui:
“L’application immédiate de la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés (…) reste un objectif légitime pour la protection des victimes“
En effet, comme les détenus pour être sous le coup de cette loi doivent être condamnés au minimum à 15 ans et que la peine n’est pas rétroactive, car jugée comme une peine administrative et non judiciaire, cette loi ne pourra s’appliquer que dans…15 ans!
Et oui, cela fait mauvais genre que de promulguer une loi pour le futur lointain. D’ici là, Rachida aurait élu Miss Barreau de Paris et Nicolas Mister Univers de la Gaudriole.
En réaction, l’Union syndicale des magistrats (USM), via son secrétaire général, Laurent Bedouet, a souligné le fait que “C’est une décision ahurissante, unique dans l’histoire de la Ve République” [...]“Jamais un président n’a demandé au président de la Cour de cassation comment contourner une décision du Conseil constitutionnel“
La constitution française n’est donc plus une limite à l’arrogance et à l’incompétence du nouveau locataire de l’Elysée.
26 février 2008 à 12:02
Je m’étonne de cette bévue de la part des juristes que sont N. SARKOZY et R. DATI.
Je me demande si la prochaine révision ministérielle ne devrait pas changer absolument et entièrement toute l’équipe et nommer de nouvelles personnes car trop de propos outranciers de la part du “cercle” (ex : charognards) ont été lancés pas très dignes de gens au sommet de l’état, et d’attitudes et là encore de propos trop “lisses” à l’égard d’erreurs manifestes sont constamment enregistrés. Cela concourt au ternissement de l’image interne et externe offerte par l’équipe