Rassembler plutôt que diviser…

Bien étrange conception de la présidence de la République. Depuis son arrivée, notre Nicolas détesté s’amuse au gré de ses besoins matinaux à diviser le pays et faire régner la pagaille à tous les échelons de l’Etat.

Après une ouverture clairement stratégique pour finir un PS à bout de souffle et dans l’attente du messie, après avoir lancé la bombe de la carte judiciaire avec sa Rachida, après avoir opposé les tout-puissant multi-millionnaires avec son paquet fiscal et ses escapades grand luxe face aux vacances du pauvre français moyen, nous avons eu droit au rapport Attali.

Quel prodige! Un pavé indigeste d’idées loin d’être révolutionnaires puisque déjà proposées il y a plus de 10 ans, mais plutôt une succession de pensées que nous aurions pu tous écrire, après avoir écouté naïvement la célèbre chanson: “Si j’étais président…

Ainsi tel un gosse de 8 ans, on obtient, entre autres, la suppression des départements et des régions (waouh!), la liberté totale des prix (ben voyons!), la liberté d’implantation des grandes surfaces (Leclerc applaudit déjà!) la déréglementation des taxis et des coiffeurs…(liste non exhaustive)
Ce sont ces deux derniers points qui vont nous intéresser ici.

Concernant les taxis, dans la Capitale leur nombre est insuffisant et ceux-ci préfèrent rester aux abords des aéroports bien plus juteux financièrement. L’idée du prophète arrogant réputé de gauche, comme Fabius et Strauss-Kahn (sic!), est de supprimer le système de licence très coûteuse, de l’ordre de 150 000 euros. Très bien monsieur Attali.
Sauf que tout au long du manuscrit sacré, la bible du réformateur de l’Ouverture, Mr Propre ne dit pas comment!
Et ainsi vous ne verrez sur aucune de ses propositions (en réalité elles ont été écrites par un collège d’experts, Attali n’ayant pas l’imagination et l’intelligence aussi débridés que son ego), ou de méthodes pour appliquer les directives censées sortir la France de l’ornière.
Un vrai môme ignorant ou refusant de voir la réalité du monde qui l’entoure. “Moi je veux ça, je veux faire ça, et puis c’est toutes mes remarques en bloc, sinon démerdez vous!”

Au final pour les taxis, il faudrait que l’Etat ou de manière plus réaliste, que la ville de Paris rachète les licences de tous les taxis.
Sachant que normalement il n’y a pas plus un sou dans les caisses, cela promet. Mais on peut toujours augmenter les impôts des parigots, non? Génial! (re-sic!)
La licence est la retraite des taxis. Croyez-vous qu’ils braderont au besoin 20 ans avant d’y partir, leur précieuse licence, Mr Attali?

Après 2 jours de paralysie de Paris, les syndicats de taxi ont obtenu gain de cause. Temporairement. Car comme d’habitude, les représentants officiels du gouvernement et le chef de l’Etat non pas du tout répondu aux attentes de la même façon. L’un étant plutôt clair et l’autre employant toujours la langue de bois:Les taxis ne seront pas spoliés, mais il faut se réformer
Une sorte de jeu du bon et du mauvais flic! Et le mauvais est toujours le même…

Depuis hier ce sont les coiffeurs. Attali, et pas le chef des Huns, vit décidément dans un autre monde, car il trouve qu’il faut libéraliser ce métier, comme tant d’autres, ne voyant pas assez de salons de coiffure dans sa ville. C’est pourtant le genre de commerces qui pullulent dans les centres villes avec les agences bancaires et les assurances.
Original. Ainsi plus besoin de diplôme BEP ou CAP pour ouvrir un salon, juste 5 ans de pratiques suffiront! Pourquoi former les gens quand on peut les exploiter sur le terrain directement au grand dam du client les cheveux coupé à la mode iroquoise!

Le nivèlement par le bas pour enrayer le chômage. Beau programme. Depuis 20 ans, le système a été pratiqué à l’école publique. Un désastre. Faisons ça dans le privé et les professions libérales et la France sera certainement un champ de ruine dans 10 ans.

Au fait, Mr Attali, il vous a rapporté combien ce ramassis de conneries rapport ?