Niger/Areva: La guerre de l’uranium veut garder l’anonymat, sans les journalistes d’Arté

Mieux vaut être un pigiste de Gala ou de Voici, plutôt qu’un vrai reporter d’investigation, véritable “fouille-merde” dans le bon sens du terme.
Puisqu’il est plus facile de faire une fausse photo volée d’un président et sa petite copine écervelée, dans un parc à grandes oreilles, que d’enquêter au fin fond de la cambrousse africaine sur une guerre civile nauséabonde, avec au final une condamnation à mort.
Le grand philosophe Homer Simpsons ne disait-il d’ailleurs pas : “Quand quelque chose est dure, pourquoi le faire?

Areva logo

Ainsi quand Nicolas S. a été interrogé sur le sort des deux journalistes arrêtés au Niger sous prétexte qu’ils avaient donné une fausse raison pour monter dans les régions du Nord, occupées par les rebelles au gouvernement, notre Nicolas a répondu sèchement : “Ce n’est pas parce qu’on est journaliste qu’on doit enfreindre la loi“.

ça fera certainement plaisir aux deux journalistes, leurs familles et RSF. Merci pour eux.

A priori, il n’y a pas de vol direct Paris-Niamey, sinon nul doute que Nico aurait pris son Bolloré’s Falcon de Bolloré Airlines pour ramener prestement les deux reporters et leur chauffeur. En même temps, sa plus célèbre négociatrice étant partie, on peut facilement comprendre ses rétissances dorénavant. Le Nico n’a pas le charme d’une Cécilia.

Niger carte

En revanche, quand les grands amis du big boss, les financiers occultes de sa campagne électorale au besoin, comme le groupe nucléaire Areva, le p’tit Nico est là.
Areva a en effet des démêlés avec les autorités du Niger à propos d’une pollution majeure des mines d’uranimum exploitées par le groupe français.
Ce qui n’empêche pas d’ailleurs à Areva de signer d’importants & juteux contrats dans le monde entier et en particulier…au Niger
avec des accords portant sur la revalorisation du prix d’achat de l’uranium, prochaine ressource primordiale après l’eau pour le XXI ème siècle.
Et comme par hasard, ces 2 mines exploitées par Areva se situent dans les régions du Nord, régions aux mains des rebelles, rebelles que voulaient interroger les reporters.

Comme quoi il n’y a pas de fumée sans feu.

Pour la pollution engendrée, une sorte de MetalEurop version radioactif, aucun souci de la part des autorités françaises. Et puis le Niger n’a pas fait son Grenelle de l’environnement, alors…

Encore une fois la preuve du “Deux poids, deux mesures”, la version moderne du sempiternel : “Selon que vous serez riches puissants ou misérables, etc…, etc…”

Grande Vidéo sur la pollution made by Areva au Niger, les habitants et ouvriers sont en premières lignes:

Le site de soutien aux deux journalistes envoyés par Arté et de leur chauffeur:
http://pierre.thomas.alhassane.info/

Le site de Reporters Sans Frontières : ici

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MAJ du 20/01/2008: D’après Robert Ménard, le patron de RSF, c’est lorsque le contrat entre Areva et les autorités Nigériennes sur la concession d’une mine a été signé, que le sort des deux journalistes a basculé vers une heureuse libération (en échange de 30 000 euros de caution). Comme quoi…
Et il reste dans les geôles du Niger, encore leur chauffeur et un accompagnateur. Par contre, vu qu’ils sont noirs, leur sort est là-bas plus compromis et ils risquent encore la peine de mort.
Les diplomates français et Areva n’auraient-ils pas pu monnayer en même temps leur libération, ou est-ce parce que ces deux personnes, sont noires et nigériennes? Quelle honte !

Sources images :
logo Areva : www.areva.com
carte niger: cia book via wikipedia

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