L’Art Contemporain: le gouffre à fric de la République et le paradis des magouilles.
Les deux plus célèbres parrains, l’un du regretté RPR - Charles Pasqua - et l’autre du regretté UDF - André Santini, sont encore dans la tourmente. Les pauvres ! Pourquoi tant de haine, ils sont innocents, m’sieur le juge !
L’objet du délit, comme souvent, à rapport avec la gestion hasardeuse d’une société de syndicat mixte pour la création d’un musée d’art contemporain, musée qui aurait dû voir le jour dans la ville de Mr Santini, Issy Les Moulineaux (92).
Bien que le musée ne soit jamais sorti de terre, le projet global (études, aménagement du terrain) a couté la bagatelle de 13,4 millions d’euros. Pour rien, puisque le projet a été purement et simplement abandonné et le permis de construire annulé !
Ainsi, Charles Pasqua, le plus français des corses, et André Santini, l’homme qui aime les cigares et les caméras de TV, ont été mis examen pour “faux et usage de faux”, “détournement de fonds publics”, et “prise illégale d’intérêts “. Durant cette période trouble, ils étaient à la tête du syndicat mixte de l’ile Saint-Germain qu’ils co-présidaient.
Vu l’étendue et l’importance de la plainte, on voit bien qu’on a affaire à des professionnels de la magouille, et pas des seconds couteaux et ça s’est rassurant. Enfin du vrai parrain comme dans les films de Scorsese!
Mais le détail le plus amusant, c’est que bizarrement l’enquête s’est arrêtée avant l’année 2004. Pourquoi?
D’après l’avocat de Jean Hamon, le mécène qui a offert les toiles, chefs d’oeuvres (sic!) de l’art contemporain, c’est peut être la présidence de Nicolas Sarkozy, au conseil général des Hauts de Seine et qui chapotait le projet, qui a fait s’arrêter si vite la procédure. Car de 2004 à 2007, les dépenses somptuaires pour un projet vide voire fictif, continuaient encore.
A croire que les pouvoirs ne sont pas si séparés que ça…
